February 2006 - les archives


Sondernach #2

February 27th, 2006

De retour à Paris après une semaine d’animation à Landersen. Un centre que j’affectionne particulièrement.

Du ski, chaque jour, avec des enfants de 6 à 12 ans. De la fatigue accumulée chaque jour. Une sollicitation quotidienne, ereintente. Peut-être que je ne suis pas fait pour ça. Peut-être qu’il s’agit là de mes dernières colos, malgré le fait que j’aime y travailler. Je fuis les horaires, les responsabilités, la hierarchie, si minime soit elle.

Une dizaine d’enfance venait directement de la maison de l’enfance. Un équivalent de la DDASS au fond du 95. Martyrs, abandonnés. Un schizophrène. Un enfant qui a évité de justesse un couteau que sa mère a lancé dans sa direction à table. Un enfant qui a déjà perdu, qui n’aura probablement jamais un comportement normal.

Le même qui, avec un couteau de table, simula de se tailler les veines devant 2 enfants de 4 ans lors d’un repas plutôt bruyant. La deuxième tentative était de trop, je l’ai pris seul à seul. Lui, schizophrène déclaré face à moi, animateur dépourvu. Le même qui, quelques secondes plus tard, tenta de m’enfoncer son ongle dans le bras. Un regard changeant, terrifiant. Quelle réaction adopter ? Devrais-je avoir une envie excessive de lui envoyer un upercut polonais, et, professionnel, simplement le sermoner sérieusement pour son geste plus que déplaçé ? Ou peut-être le prendre dans mes bras, lui dire que tout n’est pas si pourri, qu’il pourra s’en sortir, et pleurer avec lui.

Alors, j’ai tenté l’équilibre, le compromis. Lâchement. Je ne suis pas éducateur. Son geste, sa violence, ses mots, m’ont affecté, personnellement. Expérience traumatisante. Apprendre sur le terrain. Tu m’étonnes. Never again. Je préfère de loin fermer les yeux, pensant qu’il y a des éducateurs spécialisés qui sauront mieux y faire, qui sont formés pour ce genre de cas.

La semaine, à part cet évènement, s’est déroulé comme beaucoup d’autres. Agréable et épuisante. Le retour à Paris est plus difficile. Du travail plus qu’il n’en faut. Mais, depuis presque 2 mois, je suis accompagné. Quotidiennement. Au fond de mon esprit, ou planqué de le 16ème, elle est là, et ça, je ne le changerais pas, même pour one million dollar, baby.

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#Guitare/Video/Tube.

February 25th, 2006

Première représentation officielle de “Sur La Banquise”.

Non masterisé, non maquetté, autoproduit.

sur_la_banquise.wmv

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Dormir.

February 22nd, 2006

Jeudi. 3 ans du label Demain La Veille, "Chez Richard’", rue Vieille du Temple. Un peu cheap. Un concert comme pas mal d’autres mais une bonne surprise, "El Gafla" qui sait poser une ambiance. Anna, en première partie. De très jolies chansons.

Beaucoup de bières, qui passeront difficilement après quelques verres de vin en compagnie de Duc, que j’abandonna lâchement, seule sur le sofa, quelques minutes plus tôt.

Jeudi soir. Truskelisation, comme à l’accoutumé. Je prendrais tout de même un taxi pour rejoindre le bar. Le chauffeur, ivoirien, est fantastique. M’assurant qu’il a été établi un record mondial du plus long baiser. 24 heures. Sans s’arrêter. C’est long 24 heures. Même si elle est jolie.

De la bière plutôt gratuite, une ambiance digne d’un jeudi soir devenu régulier. Retour Boulevard Beauséjour avec un taxi équatorial. Les suédoises l’amuseront beaucoup.

Une nuit, très bourgeoise, avec à ma droite un drapeau américain et à ma gauche un drapeau israélien, dans la piole d’une gamine de 8 ans qui partage sa chambre avec sa soeur de 15. Ce monde est fou.

Un réveil difficile mais amoureux, et du travail plus qu’il n’en faut dès mon retour at home.

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Sondernach.

February 22nd, 2006

6-12 ans. Landerglisse, Sondernach.

Sinon, je suis un peu fatigué. Les cheveux gras, les pieds froids.

Tes bras sont loins.

Au plaisir.

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On air.

February 16th, 2006

Dans mon salon, j’ai une télévision. Je serais incapable de dire si je paie une redevance. Ce que je sais, c’est qu’ici, personne ne l’allume, jamais.

Parfois, je jette un oeil au Zapping sur le site de Canal pour voir ce qu’il se fait de mieux en matière télévisuelle. J’ai les boules, qu’on se le dise. Aujourd’hui donc, j’ai pu voir : des militaires américains teigneux, une ambassade de France qui brûle en Iran, un retour au moyen age sous le signe de la télé réalité, des cannibales ivoiriens, Jean Pierre Pernaud qui me souhaitait une joyeuse Saint Valentin et des photos d’hommes nus devant leurs cabriolets.

C’est à n’y rien comprendre. J’ai presque eu de la pitié pour tous ces gens. Un musicien français, passablement idiot, clame que “pour vivre heureux, ferme les yeux”, notifiant à Chirac “j’ai voté qu’une fois en 10 ans, profite en, et venez plutôt gouter mes sardines”.

Faites donc comme moi : pour l’actualité, y’a toujours Libération.fr. Et pour le plaisir, y’a toujours la musique. La bonne.

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