April 2006 - les archives


Skitbra.

April 28th, 2006

Skitbra. J’ai envie de sortir les saucisses. Ouvre ta fenêtre. Mieux, retrouve une terrasse. Un demi parisien pas cher, quelques amis. Une guèpe essaie de rentrer dans ma chambre. Une guèpe. Anticiper cet été chatoyant.

En l’attendant, et pour ne pas se contenter idiotement d’un printemps douteux, j’arpente une nouvelle fois la nuit parisienne. Truskel, of course. Mais un bon. Ca faisait un certain temps que je n’avais pas fait la fermeture. Le “dehors!” des familles, la dernière cigarette.

Chirac veut enliser le cancer, j’ai l’impression que personne n’y est réceptif le jeudi soir. JM rentrera avec cette jolie petite blonde, et j’envisage de rentrer joyeusement en taxi. Jusqu’a ce message, une autre jolie blonde mourrante dans son 6m² bd de Beauséjour. J’arrive, bien sur. Pour toi, moi et Elliot.
Le chauffeur semble avoir raté sa vocation. Il aurait un diplôme d’informatique, mais, manque de travail, il fait désormais taxi. Etonnant. Jusqu’au moment où il me demande si je sais mettre en page un CV sous Word, jusqu’au moment où je comprends qu’il fait autant d’informatique que moi de botanique. La capitale regorge d’individus étonnants.

14h34. Mon cours de multimédia n’est pas prêt. Mais ce soir, croyez moi, c’est dans le bois de Vincennes que j’irais terminer cette journée.

Avec du vin, des fraises et quantité de bons sentiments.

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Bo.Bo.

April 24th, 2006

Roissy CDG s’islamise me dit Philippe. Le tamagotchi d’une jeune bourgeoise de 9 ans est homosexuel, et elle ne comprend pas. Paris est orangeux, et tout à l’heure, je sortirais en t-shirt. Depuis 3 jours, je mange du chèvre au petit déjeuner. Depuis 3 jours, je cherche la meilleure solution pour vivre à Paris à la rentrée de septembre. Si toi aussi tu cherches un colocataire aimable, appelle moi.

Je me surprends à vouloir changer nombre de choses ces jours-ci. Une phase transitoire nécessaire avant l’essouflement. J’attends juillet, Saint-Vrain et son herbe trop verte, l’odeur de merguez bon marché sur le barbecue et le meilleur des vin sur la table. J’attends août, pour un voyage impossible face aux lacs. J’attends septembre, pour le début d’autre chose. Je choisirais le 35m², le fromage, les poufs Ikéa et les tables basses. Le confort bourgeois. La nouvelle bourgeoisie.

Je peux te dire “comment vas-tu”, “je travaille”, “ou est tu” et “qu’est-ce que c’est” en suédois. C’est étrange comme l’on a toujours besoin de s’accrocher à quelque chose d’idiot afin de se sentir utile.

La nouvelle bourgeoisie j’ai dit.

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Entre le before et l’after, il y a…

April 22nd, 2006

Redécouvrir un plaisir simple. Le pique-nique. LE pique-nique.

Loin de plaines verdoyantes de l’Ardèche, loin de l’air sain et ultra-purifié, au milieu d’un bordel ambiant régit par de sombres crétins aux pleins pouvoirs, dans un pays où interdire la cigarette dans les bars amènerait ?àune guerre civile, où les pots d’échappements échappent à gogo, il existe un petit coin d’herbe, encore intouchable. Cet endroit fantastique s’appelle les Buttes Chaumont. J’y ai connu de nombreuses siestes, de nombreux films (festival Silhouette à ne pas rater), et j’ai désormais depuis hier connu les taboulés célophanés et les cuillères en plastique Monoprix.

Chatoyant n’est-il pas. Du tartare à étaler, des discussions suédoises, quelques chiens égarés venus renifler les restes. Jag är, du är, han är, vi är etc… Les rudiments n’auront bientôt plus de secret pour moi. Elle est jolie elle est jolie.

Retour à l’urbanisme galopant avec Leffe en terrasse au bord de la rue Manin. La rue Manin un vendredi soir c’est l’échangeur de Millaud un 15 août.

Quelques pas, rue de Crimée. Beaucoup de monde dans ce petit appartement, beaucoup de discussions intéressantes pour cette soirée qui s’annonca être un “before“. Le principe du before, c’est la soirée alcoolisée avant “l’after“. J’ai soudain pris conscience qu’il n’existait pas de “middle“. Entre le before et l’after, il n’y a que 20 minutes de metro, rien d’autre. Place des Fêtes -> Hotel de Ville, il est donc là mon “middle”.

Le Slow Club, sensiblement équivalent à nombre de bars parisiens, avec néamoins une entrée ? 3€ et un grand culturiste qui demande à l’entrée “c’est pour quoi”. J’appréhende de répondre, il ne semble pas y avoir un point d’interrogation à la fin de sa phrase, le ton est menacant. J’aimerais lui dire que je viens pour passer mon brevet de 50m papillon, c’est finalement “pour la musique” qui sort de ma bouche, lâchement.

Rock n’Roll, rayures rouges et blanches, cheveux longs devant les yeux, bière. Rien à retenir, sinon des banquettes intéressantes.

Taxi, Pierre Larousse, repos. Déjeuner amoureux. Elle descendra chercher croissants, pains au chocolat et…fromage de chèvre/tomate. Différence d’éducation.

J’y prends goût.

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Stockholm dans ma poche.

April 20th, 2006

Un tour à la fnac, pour parler avec Hökan. “Apprendre le suédois“. En 90 pages. Pour 8,60€. Dieu sait combien de temps il me faudra pour pouvoir dire que non, je ne mange pas de viande, et encore moins d’élan. Hier, j’ai passé 1h30 pour apprendre que l’on dit “en bil” (une voiture) et “ett hus” (une maison). “Bilen“, la voiture et “husset“, la maison. C’est à n’y rien comprendre.

90 pages. Je considère qu’il me faut environ une semaine par page, je parlerais donc suédois en 2029 approximativement. Pour 8,60€.

Au milieu de ça, un Paris printanniers. Avec des gens heureux, des paires de lunettes Christian Dior gigantesques et des barmans qui s’en mettent plein les poches en terrasse. Moins d’entrain pour travailler, je me demande ce que font tous ces gens, que j’ai croisé tout à l’heure pour acheter des cigarettes, dehors un jeudi après midi. Chômeurs, instituteurs, artistes…

Renaud fait ses courses à l’Elan Nature avec sa meuf, j’achète un jambon fromage à la Brioche Dorée.

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Québlo.

April 16th, 2006

Depuis mercredi, une légère douleur dans le dos me rappelait sans cesse ma condition de jeune homme vulnérable. Pas vraiment handicapante, mais présente, bien présente. Puis, vendredi soir, il y a eu cet ami, venu pour jouer de la guitare, boire un excellent rouge et s’abrutir devant Nip Tuck. Un objectif après l’autre. Entre le rouge et Nip Tuck, j’ai ris. Trop fort. Clac. Ou clic, flip, zgrouink ou splich. La douleur acceptable devint alors insuportable. Québlo, bloqué. Depuis 2 jours donc.

Un voyage à Saint-Vrain m’a fait découvrir la magie des anti-inflammatoires. La médecine a tout de même fait des progrès au cours de ces 21 dernières années. Douleur quasi-disparue. Double bonus : un verre de vin ou une demie-coupe de champagne, et hop, je retrouve les joies et l’ivresse digne des plus grandes truskelisations jamais vécues.

J’ai donc fêté Pâques à Saint-Vrain, entre fatigue excessive et euphorie. Je n’ai pas pu ramasser les oeufs et les poules, pas pu grimper à l’arbre pour déloger la vache en chocolat et pas pu atteindre la table basse pour récupérer mon verre. Mais j’ai pu attendre que les oeufs et les poules viennent à moi, tout comme ma coupette.

Ce soir, le repas passe assez mal, il semblerait que la médecine, si pointue soit-elle n’est pas encore résolu le mystère de quelques effets secondaires relativement indésirables.

Ceci dit, pourrais-je aller mal en sachant qu’elle rentre demain, après une interminable semaine d’absence ?

Med all min kärlek.

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