April 14th, 2006
Mercredi soir. Le MTM à nouveau réunit pour une soirée entre pizza et botanique. Ambiance légère, apaisante. Loin des soirées parisiennes et de la dépense excessive, nous devrions rester chez nous plus souvent.
Le réveil fut tardif. L’avantage de n’avoir que peu d’obligations. Edouard Baer, qui n’est franchement pas un ami, disait il y a quelques jours qu’il avait choisi un chemin différent car il ne souhaitait pas la vie que lui proposait la société actuelle. Moi, je fais simplement le choix de pouvoir dormir, de ne pas profiter des matinées chiantes. Au milieu de tout ça, un ministre idiot qui envisageait de réformer la loi sur le tabac. Force est de constater qu’il avait la France à dos, il décida de la boucler. Mourir d’ennui à 40 ans. Un France qui sombre seule. Doit-on adopter le modèle suédois, américain ? J’appréhende la suite.
Une amie styliste envisage de me faire défiler en juin, portant je ne sais quel déguisement, afin de valider sa fin d’étude. Hier donc, j’ai fait quelques essayages. Dans une école à 4000€ l’année, dans un hangar lugubre, j’ai enfilé un tenue de mécanicien customisée à coups de morceaux de cordes à sauté peints en doré, signe Mercedes dans le dos…au milieu d’une dizaine d’inconnues. La vie est parfois faite de drôles d’évènements. Rue Lepic, Antonin.
Puis, Brochant. Anna se coupe la main en faisant la vaisselle. Tout comme moi, désormais, elle a appris à ses dépends que les tâches ménagères peuvent s’avérer excessivement dangereuses. Laissons ça à meilleurs que nous. Le Réservoir, pour une soirée musicale. Au milieu de la fumée et des bières à 5€.
Mourir d’ennui. Les endroits comme celui-ci paraîtront bientôt vraiment livides quand quelques politiques sanguinaires décideront de réformer pour la santé et le bien être.
Quand nous serons tous addicts du thé à la camomille, coincés dans d’énormes poufs Ikéa, le tout dans une ambiance patchouli.
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April 12th, 2006
Une semaine active. De nombreux projets de sites sur lesquels je dois avancer. J’y consacre du temps, du thé et des cigarettes. Je sors peu en journée et je me fixe des objectifs. Le seul moyen que j’ai de travailler correctement.
Hier soir. Une amie partage ma garde rue Lepic, et nous allons retrouver quelques amis rue de Crimée. Ca sent la camomille et Vincent Delerm. Beaucoup de vin, de discussions. Quelques photos. Vieilles photos épinglées au mur sur de grands panneaux en liège. Je me reconnais, quelques années auparavant : cette taudis gothique à Barbès où un filet en algues descendait du plafond au fur et à mesure de la nuit, ce premier concert au Kibélé, le théatre du rond point… “t’étais jeune”, “moins barbu”, “une coupe bizarre”, “t’avais trop bu?”
Je ne dois pas être le premier à être épinglé de la sorte. Avec des visages que l’on ne reconnait même plus. Lui, il faisait criminologie à la fac. Elle, elle conservait des poules mortes dans son congélateur pour ses cours de biologie. Lui aussi était parti à Shiang-maï juste avant la tempête de 2001. Tu te rappelles, on avait fait griller des saucisses à Saint-Vrain ?
Les mêmes photos, les mêmes murs. L’impression est souvent la même. Avec des amis de seconde zone, de sombres histoires me reviennent.
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April 11th, 2006
Retour de Saint-Vrain après séance de sport et botanique. Je rempote quelques bonzais. Envie de partager ce café immonde avec quelqu’un, je propose à ce maudit ouvrier spécialisé dans la porte verte de me rejoindre. Lui aussi trouve mon café dégueulasse, mais il apprécie le geste.
Lina me retrouve, imprimer son billet d’avion pour son départ en Suède. Me propose un repas trop bourgeois Bd de Beauséjour. 5 suédoises. Et Johan Peuron. 20h30-23h30 à feuilleter mon dictionnaire, attendre des appels salvateurs, tenter de participer à la conversation au milieu de ça :
Repas.mp3
Je fatigue, je subsiste, je ne fais mine de rien, je veux mourir, je me réveille, je tente une percée, je rate et finalement je prends conscience que la meilleure chose à faire reste bien d’observer le 16ème depuis le balcon avec d’excellentes cigarettes.
Les amies repartent, j’irais dormir dans entre un drapeau israelien et un américain. Je crois avoir déjà évoqué le phénomène dans un message précédent.
En attendant, je subirais certainement d’autres souffrances que cette soirée là, en attendant je me dirais qu’en septembre, promis, je suivrais mes cours de suédois.
Mais pour elle, croyez moi, ça vaut le coup.
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April 10th, 2006
Et une victoire, pour tous ceux descendus dans la rue : ceux qui ont combattu le CPE, ceux qui ont cru combattre le CPE en combattant simplement un gouvernement incapable, ceux qui ont cru combattre un gouvernement incapable et combattant simplement le malaise ambiant, et ceux qui ont su profiter de la face folklorique et singulière du Paris occupé.
“PARIS – Sur proposition du Premier ministre et après avoir entendu les présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité, le président de la République a décidé de remplacer l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances par un dispositif en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté”.
Pour tous ceux là : bravo. Le gouvernement a cédé. Dominique va s’enterrer vivant, Jacques tentera de camoufler sa tombe et Nicolas rangera sa pelle. A Paris, on reconstruira les vitrines et on appelera aux assurances.
Quel beau pays.
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April 7th, 2006
En direct de Belleville. Avant mon cours hebdomadaire, aujourd’hui le jeu substituera le multimédia. Parce qu’il l’attendent tous, parce que le divertissement reste encore le plus grand des leitmotiv
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