February 2007 - les archives


Sci.Fi.

February 28th, 2007

Entre cadre et technicien de surface, Paris a ce quelque chose qui fait qu’un trajet dans ses rues est toujours sujet à l’étonnement.

La cravate cotôie le bleu sur le pavé dégueulasse, et parfois dans le métro…

Parce que le metro est un lieu comme nul part ailleurs il en existe. République, aux alentours de 18h30, il y aura ces indiens (ou afghans/turcs/indiens) qui baragouineront “Dou ouro la barkette de fraisse/ trou ouro les dou avoucats“. C’est la criée de Lorient au milieu 2 125 800 parisiens.

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Passé la correspondance, à l’approche de la 3 (Galliéni/Pont de Levallois), il y a une femme. Je n’y porte pas plus d’attention que lui. ou elle. ou lui. Chaque soir, elle est assise, sur son fauteuil de pêche, petite flûte au bec. Elle joue mal, elle joue ses mélodies inconnus, elle ferme les yeux.Et j’arpente le quai. Direction Galliéni, je m’entasse au milieu de ces cochons, et parfois, je me surprends ? souhaiter qu’il se passera autre chose.

Que le métro ce soir là ne s’arrêtera pas à Rue St Maur, qu’il prendra de la vitesse jusqu’a sortir de Paris et s’arrêter, quelque part entre Stockholm et Oslo. Et dans le haut parleur, “Mardshyttan terminus, tous les voyageurs sont invités à descendre”.

Cette vérité n’est pas écrasante, vraisemblablement parce qu’elle n’est pas vraie pour tout le monde, mais je suis convaincu que ces soirs là , je ne suis pas le seul à espérer.

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J’étais là .

February 26th, 2007

J’étais là .

Allongé sur un dépiable 3 places, au milieu de mon appart 2 places et 1 pièce.

Je n’aurai pas ouvert la fenêtre pour la cigarette qui brulait entre mes 2 doigts.

J’écoutais Jack The Ripper, “Son Of”.

Ma meilleure soirée 2007.

“I am the son of Adolf Hitler”

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Un événement Télérama #2

February 21st, 2007

Alors aujourd’hui, un simple service de promotion ne suffit plus. La position d’une maison de disque (label) n’est plus viable, car confrontée au problème ci-dessous.

Pour les plus intéressés, tentez la démarche suivante : prenez un artiste d’un label indé, il en existe beaucoup. Jetez un œil à sa revue de presse, souvent disponible sur le site du dit label.
S’entasseront alors, pêle mêle : un chronique de l’album dans Libé, Le Monde, Le Figaro, la couv’ de Virgin Hebdo, un partenariat Francofans et Longueur d’Ondes, une interview dans Rock Sound et un passage télé (France 4, Canal etc…)

Et pourtant, cet artiste, vous n’en avez jamais entendu parlé. Le responsable promo s’est battu pendant 2 ans pour façonner cette revue de presse, a dû subir 15 dîners chez Chartier, et a probablement dû vendre son âme (et parfois son corps) pour 4 lignes sur un quotidien national.

Si j’étais un peu plus fou, je proposerai la chose suivante : la création d’une entreprise, gérant à la fois l’édition, la promotion et la diffusion d’un artiste. Concrètement, ce serait un label, qui disposerait de son propre magazine gros tirage et de sa radio FM nationale.
Mais là encore, il faudrait que je devienne l’ami de Pascal Nègre pour mettre en place tout ça, et que j’ai à disposition un budget équivalent ? celui de France Télécom.

Les concerts, quant à eux, se feraient sous forme de « happening », au cœur de Paris et sans l’accord de personne, sans jamais préciser ni l’heure, ni l’endroit. On disposerait effectivement à ce moment d’une communication gratuite et originale.

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Qui a dit que je devrais avoir Bertrand dans la poche ?

« La radio est morte, vive le web »

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Un événement Télérama.

February 20th, 2007

Parce que vous êtes trop nombreux, ou parce qu’ils sont trop nombreux. Et à juste titre : aujourd’hui, avec un budget de 5000€, tu peux enregistrer ta voix, placer guitare/basse/batterie dessus, faire presser ton CD et le faire distribuer dans les Fnac et Virgin avec un distributeur indépendant.
Donc, le constat est le suivant : Un artiste fait un CD. Il essaie dans le faire rentrer dans la case « coup de cœur », « album du mois » ou « découverte » d’un canard ou d’une radio.
Seulement, là il connaît la première difficulté : pire qu’un concours, il y a 3000 prétendants et un encadré (4×5 cm) Comme on ne fait pas rentrer 3000 découvertes dans un si petit carré, on doit défendre son CD comme son bifteck.

Et c’est là où je m’apitoie. Cet album n’est pas un bifteck (ou probablement pas). Mais le schéma actuel fait qu’il est quasiment impossible de trouver sa place chez les chroniqueurs. Il y a 10 ans, il fallait simplement être un bon attaché de presse. Il y a 5 ans, il fallait être bon et connaître la sœur de la petite copine du technicien qui s’occupait de l’émission convoitée. Aujourd’hui, il faut être un excellent attaché de presse, connaître la sœur du programmateur et avoir vendu 3000 albums.

Parce qu’il est devenu facile de faire de la musique, et parce que l’attrait de pouvoir monter sur une grosse scène parisienne est devenu trop fort…

Je fais un appel à la solution collective. Faut il interdire à cette nouvelle génération de groupe look “vintage/vielles reebok” de faire de la musique ? Faut il les tuer ?
Ou peut être faut il revoir le schéma de promotion d’un artiste. Parce qu’arriver sous la pile de CDs d’un chroniqueur/programmateur devient trop insupportable, réagissons.

Comment.

Sinon, moi, ça va.

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Je recherche…

February 16th, 2007
  • Un graphiste / apprenti graphiste / amateur talentueux pour réaliser mon CV.

Quelque chose de simple, mais beau.

  • Un carte (ou boitier) d’acquisition analogique. URGENT !

Contact : jpeuron[at]free.fr

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