Sci.Fi.
Entre cadre et technicien de surface, Paris a ce quelque chose qui fait qu’un trajet dans ses rues est toujours sujet à l’étonnement.
La cravate cotôie le bleu sur le pavé dégueulasse, et parfois dans le métro…
Parce que le metro est un lieu comme nul part ailleurs il en existe. République, aux alentours de 18h30, il y aura ces indiens (ou afghans/turcs/indiens) qui baragouineront “Dou ouro la barkette de fraisse/ trou ouro les dou avoucats“. C’est la criée de Lorient au milieu 2 125 800 parisiens.

Passé la correspondance, à l’approche de la 3 (Galliéni/Pont de Levallois), il y a une femme. Je n’y porte pas plus d’attention que lui. ou elle. ou lui. Chaque soir, elle est assise, sur son fauteuil de pêche, petite flûte au bec. Elle joue mal, elle joue ses mélodies inconnus, elle ferme les yeux.Et j’arpente le quai. Direction Galliéni, je m’entasse au milieu de ces cochons, et parfois, je me surprends ? souhaiter qu’il se passera autre chose.
Que le métro ce soir là ne s’arrêtera pas à Rue St Maur, qu’il prendra de la vitesse jusqu’a sortir de Paris et s’arrêter, quelque part entre Stockholm et Oslo. Et dans le haut parleur, “Mardshyttan terminus, tous les voyageurs sont invités à descendre”.
Cette vérité n’est pas écrasante, vraisemblablement parce qu’elle n’est pas vraie pour tout le monde, mais je suis convaincu que ces soirs là , je ne suis pas le seul à espérer.
