May 30th, 2007
Il y a quelques temps, je vous parlais de Lulu éditions. Pour l’occasion, j’avais passé la commande de “mon” livre, rien de plus qu’une compilation de tout ce qui a pu être écrit en ces lieux.
J’ai reçu hier matin le dit “livre“, et j’avoue avoir été tout à fait surpris par sa qualité (non pas littéraire, je vous le concède, je connais très bien l’auteur) mais bel et bien le support. L’objet est tout à fait remarquable, le papier utilisé est similaire à un bon vieux bouquin des familles, la jaquette l’est de même.
Au risque de décevoir mes nombreux lecteurs et nouvellement acheteurs (6 !?), j’ai réédité pour l’occasion une nouvelle version nettement plus propre.
Même titre même auteur, achetez ce livre, je suis dans le besoin.
Même titre même auteur, n’achetez surtout pas ce livre, il est téléchargeable gratuitement, et disponible quoi qu’il arrive exactement où vous vous trouvez actuellement.
Bien à vous.
Anciens récits à Paris | Réagir
May 29th, 2007
Peut-être que vous lisez ces lignes par hasard. Peut-être que vous êtes ma sœur, ou ma mère. Peut-être un ancien camarade classe, peut-être avez-vous tapé « Johan Peuron » sur Google.
Peut-être m’êtes vous totalement inconnu. Ou peut-être pas.
Vous faites peut-être 1m80. Vous avez divorcé 3 fois, vous n’avez peut-être aucun enfant.
Lorsque vous lisez ces lignes, vous êtes certainement assis. Ou alors, êtes-vous debout sur une table. Vous avez un paquet de chips dans la main gauche, et c’est votre anniversaire. Ou peut-être pas.
Peut-être qu’à cet instant, vous riez. Vous êtes probablement saoûl, sachez que je le suis aussi un peu, au moment où je rédige ce texte.
Peut-être connaissez vous Vincent Flavigny. Peut-être savez vous qu’il a passé son enfance à Cahors, mais non, vous ne le savez certainement pas.
Peut-être vous demandez vous pourquoi j’ai choisi Bukowski en préambule. Peut-être que Bukowski est formidable. Peut-être que vous le détestez. Peut-être que vous ne savez pas qui est cet étrange personnage.
Peut-être vous attendez vous à lire quelque chose d’exceptionnel. Il n’en est rien. Sachez simplement que tout ceci n’a aucune utilité. Que c’est facile. Sachez que rien ne sert de se teindre les cheveux en blond, que la cigarette n’a jamais tué personne.
Sachez que je mens, régulièrement.
Bien à vous, excellente lecture.
Johan
Anciens récits à Paris | Réagir
May 29th, 2007
D’ailleurs, où est le risque ? Alors demain, pourquoi ne pas quitter Paris, rejoindre Stockholm ? Une neige en hiver, un soleil en été… une activité culturelle vraisemblablement débordante, un accueil chaleureux.
“Pourquoi ?” arrive rapidemment à l’esprit. Pourquoi pas, après tout. Après quoi ?
Je partirai seul. Je sais faire de la promotion lorsque la musique me plait, je sais rencontrer, sourire, organiser des interviews. Je ne sais pas m’organiser, mais je sais proposer. Le bureau devra être fumeur, voire très fumeur, je déteste le patronnat, je déteste la pression.
Je peux aussi être accompagné d’une connaissance. Frisé, célibataire, il sait programmer. Il s’exprime dans une langue étrangère à tous, se comprend lui-même parfois, manque d’organisation mais sait réfléchir. Des projets à n’en plus vouloir, il hésite actuellement entre chasser l’élan, et “partir s’en aucun plan, filmer et blogger ce que le destin nous reservera, et attendre qu’il se passe un truc”
Ah oui, il est aussi complètement fou. J’oserai même “pété du casque”.
L’amour du risque.
Bien à vous.
Anciens récits à Paris | Réagir
May 29th, 2007
Je ne pouvais m’abstenir. Personne n’a jamais aussi bien mis en musique ce beau pays.
“Les suédoises”… Ah, les suédoises. Coup de chapeau à France 5 pour cette découverte. (étrange, d’ailleurs, “coup de chapeau”, comme expression…)
A la vôtre :
Anciens récits à Paris | Réagir
May 28th, 2007
Un individu ne joue aux courses que parce qu’il ne supporte plus la chaîne de montage, le faciès hébété de son contremaître, la brutalité de son propriétaire, et la disparition du plaisir des sens; que parce qu’il n’a plus le choix qu’entre le fisc, la dépression nerveuse et le cancer; que parce qu’il en a ras le cul de ces vêtements qu’il ne peut porter que 3 fois, et ras le cul aussi de boire de l’eau qui a le goût de pisse, de se faire soigner à la vitesse grand V par des médecines nullissimes qui l’expédient ensuite dans des hopitaux-mouroirs;
bref, l’homme ordinaire ne joue aux course que parce que les politiciens puent de la gueule… je pourrais continuer longtemps de la sorte, mais on m’accuserait de céder à l’amertume, et à la folie,
sauf que c’est la société qui rend fous les hommes (et les femmes); d’ailleurs, même les saints ont perdu la raison, rien ni personne n’a jamais été sauvé. et puis merde, comprenne qui pourra. pour ce qui me concerne, je me suis seulement farci deux mille cinq cents nanas alors que j’ai assisté à douze mille cinq cents courses de chevaux, et je n’en tire qu’un enseignement applicable à chacun de vous : faites donc de l’aquarelle.
Fermez les guillemets.
C. Bukowski, “Journal d’un vieux dégueulasse”, 1969. 5,50€ dans tous les bons points de vente.
Anciens récits à Paris | Réagir