July 2007 - les archives


Etat des lieux.

July 22nd, 2007

Parfois, souvent, tout le temps, il est nécessaire de faire un bilan, un état des lieux. Quitter un appartement, on verifiera l’état des fenêtres, l’étanchéité des robinets… on gardera quelques euros sur ta caution, ta négligence finira par te faire les pieds (Justice, Ô Justice)
Pour repartir de plus belle… un nouveau locataire, une enième vie à ce 23m².

Et aujourd’hui, je sentais le besoin de faire un état des lieux, non pas celui de mon appart, mais celui de Paris, esquisse(s), qui peut être devra cesser, le jour venu. Ne serait-ce que le déménagement prochain, la Suède, Stockholm… La vie quotidienne revue dans son intégralité, changement de paysage et de vie en général. Alors, certainement l’occasion d’ouvrir un journal de bord, “comme tout le monde” dira-t-on, où basiquement, je ferais état de mes journées, de mes rencontres, des cigarettes dégueu’ et du prix du vin.

Alors ce bilan, ici, de ça, de tout ce que j’ai pu raconter, les bonnes choses comme les mauvaises. Depuis décembre 2005, un peu plus d’un an et demi. Quelques centaines de pages, des centaines de milliers de caractères, tout ça pour l’équivalent d’une dizaine de minutes par jour. Les débuts difficiles, très mauvais, quelque chose aujourd’hui qui ressemble un peu plus à ce que j’avais imaginé au départ. Quoi qu’il en soit, on est toujours insatisfait, quoi qu’il se passe et quoi qu’il en advienne.

Il n’y a pas de juges, j’écris avant tout pour moi, pour le souvenir. J’emploie “avant tout”, qui n’est pas donc pas exclusif; je n’écris pas QUE pour moi, auquel cas j’aurais collectionné les fichiers Word sur mon ordinateur. J’aime être lu, j’aime surtout les réactions ; les points de vues partagés.  

Je touche au point sensible, les visiteurs, toi qui te trouve ici, à lire tout ça. Habitué peut-être, égaré ici certainement.  De là difficulté de se faire un avis, sur le blog en général, sur l’intérêt général, si il existe.

Enfin, j’ai tout de même quelques informations : des connections journalières cosmopolites, de la France à la Belgique, de la Chine au Japon, plus récemment. Je n’en sais pas vraiment plus, en dehors des amis, existe-t-il encore des êtres humains bons clients de cet espace, réguliers ? J’en doute… je serais le premier à m’ennuyer ferme sur la vie d’un inconnu

Tout ça m’aura tout de même apporté… trouver le goût de l’écriture, et travailler sa grammaire… bien qu’il subsiste une bonne tonne de fautes, je fais de mon mieux pour tendre vers le zéro ; quelques avis sympas, quelques encouragements ; j’ai par ce biais aussi, retrouvé Flav’ (merci Rosie) ; tout ça pour finalement se dire que l’on n’y perd jamais.

Alors voilà, vendredi prochain sera le jour de mon départ en Suède, avec un retour prévu fin août pour préparer le déménagement. Début septembre, je ne serai déjà plus là… et Paris, esquisse(s) sera peut être officiellement “clos“. Disponible, mais clos. Je tenterai l’épilogue hoorible, celui où tout le monde pleure à la fin, sauf tout le monde.

Je vous embrasse, encore des tonnes de choses à faire avant le départ, des tonnes aussi à raconter.

Johan

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In my bath, I…

July 21st, 2007

Je prends un bain, je suis suant mais toujours très classe, après un tennis dans ce charmant village qu’est Saint-Vrain.

Un vieux poste sous la main, c’est Europe 2 que j’écoute (peut-être pour la 3ème fois depuis 23 ans)

Je connais le tableau, la programmation musicale ne compte que des artistes ayant dépassés les 50000 ventes, soit, je l’accepte, même si effectivement je m’expose à entendre Franz Ferdinand quelques secondes après Mickaël Youn. Mais bon, je me dis que je suis un mec sympa, ouvert, pas crétinisé pour un sou et conscient de mon geste.

Mais là c’est Monsieur Roux qui suit “Fous ta cagoule“.

MONSIEUR Roux

Monsieur ROUX

MONSIEUR ROUX. Je ne sais pas, tu dois connaître “Petit Rasta“, si tu lis la presse, si tu écoutes la radio. Pour la première fois, j’ai prêté attention à sa chanson, et pour la première fois, je ne peux que te déconseiller de jeter ne serait-ce qu’une once d’attention sur cette merde immonde.

Je ne me permets que trop rarement la vulgarité, mais je dois reconnaître que pour le coup, je suis attristé (et coupable) d’avoir écouté un tel “artiste”. Je me sens faible, j’ai des envies de purgatoire.
Jamais, plus jamais, sortez de ma vie Monsieur, vous êtes mauvais, vous êtes pire que la RATP, que la moutarde québecoise, qu’un dimanche à Mouchette.

Alors messieurs les programmateurs pervertis, messieurs les tristes manitous vendus de la musique, pourris jusqu’à leurs femmes, je vous promets, sur mon honneur, qu’un jour viendra le moment où j’aurai ma revanche.

Bien à vous,

Je suis un homme heureux.

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J’ai tenté de tester…

July 20th, 2007

Vélo Liberté.

Vélib‘. Paris, dans la nuit du 19 au 20 juillet 2007. 5 jours à peine après le branchement officiel de je-ne-sais-combien de vélos bizarres, à louer, à prendre, à laisser.

A prendre, pour le coup, pas trop de soucis. Chklak, c’est 24 kilos qui te tombent dessus. Evidemment, à 5h30 le matin, c’est pas nécessairement le meilleur moment pour choisir de se promener avec vélo, mais que veux-tu, moi et mon compagnon de galère, on aime l’aventure.

Mon compagnon de galère, lui en revanche, n’a pas eu droit à son vélo en fonte congolaise : pas de bras, pas de chocolat, pas d’argent, pas de vélo.

A la recherche d’une deuxième borne, c’est gaiement que nous traversons Paris. Je crois ne pas connaitre meilleur moment pour mettre le nez dehors, que Paris à 5h du matin. Et étant donné que cet événement ne se produit en général qu’une fois à l’année (dans mon cas), autant emprunter le bon vieux vélo des familles.

Ce que nous n’avions pas pris en compte, c’est le black-out qui a suivi, lorsque toutes les bornes se sont trouvées… hors service. Ceci dit, nous étions loin d’avoir prévu de sortir à 5h du matin, et d’être vraiment cons lors de cette prise de décision. Le fond du problème, la vraie problématique, c’est que justement, bornes HS équivaut à un “trimballe toi ton Vélib’, traverse Paris de long en large pour tenter de le rendre, prends un peu sur toi et dis toi que décidément, on a pas idée de sortir à une heure pareille“.

De 5h28 à 7h41, nous avons donc pris un café, courru à plusieurs reprises, mangé quelques patisseries, tenté plusieurs jeux de mots douteux sur le terme Vélib’, et mangé pas mal de cigarettes par la même occasion.

Jusqu’au miracle, la borne opérationnelle, celle qui mis fin à notre souffrance, à notre exaspération, que nous avons tant de fois exprimé par quelques “putain, et voilà, une belle merde Vélib, merci Bertrand, merci Decaux, merci la pub et tous ces connards de capitalistes

Milles excuses pour ce récit linéaire, chiant à mourir, mais il m’était impératif d’hurler dans quelques endroits mon mécontentement.

Mes excuses à Vélib’, vous êtes certainement des gens très sympas.

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Soko – In my wet dreams.

July 19th, 2007

Vous m’aimez, jusqu’à maintenant, pour mon humour, ma joie de vivre, mon optimisme et mon approche décalé de l’actualité.

Vous m’aimez, jusqu’à maintenant, parce que ceux qui ont le privilège de me connaître, parfois même de s’asseoir sur mon canapé, ont conscience qu’il s’agit bien là d’un privilège.

Vous m’aimez aussi parce que vous savez que tout ce qui a été dit précédemment n’a aucun sens.

MAIS vous m’aimez surtout parce que grâce à moi, vous découvrez sans cesse ceux qui feront l’actualité de demain, les artistes en développement qui s’incriront sur quelques 4×3 dans le metro parisien, d’ici quelques mois. Ou peut être pas.

Aujourd’hui, je vous invite à découvrir Soko. Comme à mon habitude, je n’en étalerai pas des tonnes. Cette petite tape là où il faut, et c’est incroyable.

Vous trouverez de quoi vous rassasier ici : http://myspace.com/thesokos

A écouter en priorité : In my wet dreams.

Extrait :

I feel like a whore when I see you in my dreams
I feel like a whore when I see you in my wet dreams
I feel like a whore when I see you in my dreams
I feel like a whore when I see you in my wet dreams

Musicalement,”

Johan

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Manifeste contre la défaite de la musique

July 19th, 2007

Découvert au hasard d’un Mondomix, un manifeste… pour tenter de sauver la musique, aujourd’hui.

2 pages excessivement intéressantes, voir ici le pdf.

Bien entendu le site, à voir ici : Redevance Culturelle

A retenir, tout de même :

L’industrie musicale est en danger. Le marché du disque s’éteint. Ses heures sont comptées. D’ici à trois ans, il aura presque disparu. La Fnac annonce officieusement qu’elle cessera la vente de CD en 2010 dans la plupart de ses magasins; les faillites se succèdent partout dans le monde. Les professionnels le savent : le marché du disque n’existe déjà plus. (…)

Il s’agit du point de départ…pour une redevance équitable.

Ouvre les yeux, et les oreilles.

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