September 2007 - les archives


Mårdshyttan, février 2006

September 30th, 2007

Mårdshyttan, février 2006. Mon premier voyage en Suède.

Je vous laisse le soin de relever les 2 impardonnables fautes d’orthographe au début de la vidéo…

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Götgatan, ma vie de jeune.

September 30th, 2007

Souvenez vous… le 21 juin dernier. C’était à Paris, il pleuvait comme tous les 21 juin depuis ces 5 dernières années. Bertrand Delanoé fêtait la musique, et nous aussi. Que retenons nous de cette fête de la musique ? Pour ma part, certainement pas la musique… Parce que trop rarement de qualité, et parce que je ne suis pas certain que le vin éveille nos sens, ou en tout cas certainement pas l’ouïe.

Ce que je retiens (et c’est tout à fait personnel) c’est une manifestion généralisée, c’est 2 millions de franciliens dans les rues de Paris (dont 1 bon million rue de la Roquette), beaucoup de cris bizarres, des milliards de cigarettes (comptez 10 par heure et par individu), des litres de vin et des milliers de mètres à pied. Un des rares moment à Paris où les taxis fêtent Noël avant l’heure, un des rares moment où même le 15è arrondissement vous semble vivant, donc supportable.

Alors non, Stockholm ne fête pas la musique (enfin, pas que je sache… ceci dit, les suédois ont tendance à fêter tout et n’importe quoi, de la fête de l’écrevisse à la fin de l’été… en passant par le début de l’hiver… et donc la fin de l’hiver… etc.)

Mais hier soir, 29 septembre, pour la première fois depuis mon arrivée en Suède, j’ai tenté le samedi soir à Stockholm. Götgatan, qui traverse Södermalm de haut en bas, devenu lieu de fête pour quelques petites heures… Là où une grande partie de l’île se réunit sur cette même rue pour ne rien fêter de plus que… le samedi soir. Le rapprochement avec la fête de la musique à Paris n’était pas futile, il s’agit bien là de la même ambiance à quelques 2000 kms; de façon hebdomadaire.

Analyse sociologique du dimanche : en règle générale, les suédois n’ont pas tendance à sortir durant la semaine, et encore moins à consommer de l’alcool. Du fait du prix de l’alcool en général, et du fait de moeurs qui nous sont bien étrangers. Le samedi soir devient donc évidemment le soir de la débauche, du quintal de cigarettes, du cubis de mauvais rosé grand comme la Tour Montparnasse. Et pour quelqu’un comme moi, qui ne sortait justement QUE la semaine, je suis confronté à ce que l’on appelle communément un choc culturel.

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Ce qu’il y a aussi de très étonnant, c’est que tout se fait très très tôt, je m’explique :

  • Le repas aux environs de 19h. Là, 2h pour enfiler le plus de bouteilles de gnole infâme.
  • 21h, tout le monde dehors et tout le monde bourré heureux. Etant donné que le suédois se déplace généralement par 20, comptez une bonne heure pour décider tout le monde sur un bar approprié.
  • 22h, de la bière en jerricane et à foison dans un bar de jeune.
  • 1h’, les derniers bars ferment (?), les derniers tentent de rentrer… les rues sont pavés… je vous laisse imaginer. Ne subsiste plus qu’un bar, un bateau, ouvert jusqu’a 5h et réservé à la population de plus de 23 ans.

Petite information de plus : une suédoise hier m’a fait part du fait que CE samedi était aussi un peu plus spécial que les autres. Les suédois venaient juste de recevoir leurs salaires.

Analyse comportemental du dimanche : le français, en règle générale, ne se pose la question de savoir si son découvert est gigantesque, ou juste énorme. Il sort quand même, ne serait-ce que pour oublier.

Précision du dimanche : bien entendu, j’ai exagéré certains faits. considérez ça comme de la littérature, hein.

Prochainement : le dimanche, pour oublier le samedi.

Suède VS France, Vivre au frigo | Réagir

Ce qu’il y a de formidable.

September 27th, 2007

Ce qu’il y a de formidable avec le suédois, c’est qu’il vit dans un pays magnifique sans même s’en rendre compte. Hier, une femme à vélo sur une minuscule piste cyclable qui longeait cet énorme lac… elle était au téléphone, main-libre. Elle longeait un lac incroyable. Elle était en Suède. Elle est à vélo. Elle était jolie. Elle était au téléphone !

Ce qu’il y a de formidable avec le suédois, c’est aussi sa capacité à se trouver des activités alors que pour un grand nombre : ils ne travaillent que très rarement après 17h, et en hiver la nuit tombe à 15h30. En bon français, le phénomène est simple : fin de journée, la nuit tombe, je regagne mon logis, j’allume ma télé et j’aime ma femme.

Le suédois, lui, réagit différement (et bien heureusement d’ailleurs… allumer sa tv à 15h30…) Et encore plus pour le suédois de la campagne, ça tombe sous le sens : deux bottes et une lampe frontale ? On part dans la forêt chercher des champignons. Une poignée de jeunes hommes vigoureux ? La patinoire n’est jamais bien loin et chaque suédois a dans sa famille un champion du monde de suède régionale de hockey sur glace poids plume.

Il y a encore bien d’autres choses qui rythment la vie d’un suédois, et je dois reconnaitre être tout à fait impressionné par cette motivation constante. Alors bien entendu, tout ceci concerne nettement plus le suédois de Mårdshyttan, la campagne profonde… Le citadin préferera aller boire une bière à la sortie de son travail, peut-être une deuxième si le vent est bon, puis rentrer chez lui, allumer sa tv et aimer sa femme. La forêt est beaucoup plus lointaine me direz vous…

J’aime cette façon de s’exprimer, comme un tableau comparatif. Employer “le suédois” plutôt que “les suédois“, parler à la 3è personne du singulier… Accumuler les clichés, les idées reçues. Ah, que j’aime cette naiveté encore toute fraiche après à peine 15 jours à Stockholm !

(edit : j’ajoute, cette femme là haut, au téléphone, au bord du lac. Evidemment qu’elle se fout d’être au téléphone. Evidemment qu’elle se fout de ce lac, elle doit passer à côté 4 fois par jour depuis 15 ans. C’était pour la forme hein, une blague, hein.)

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La vie de quartier.

September 27th, 2007

Prochainement : le système social suédois.

La bonne idée que j’ai eu lors de la rédaction de mon précédent message. Bien sûr, je suis capable de résumer en 10 lignes le système social suédois après 15 jours à Stockholm. Bien sûr, je suis capable de synthétiser quelques valeurs d’une démocratie, ne commettre aucune erreur. Je suis capable d’écrire des livres, que dis-je des encyclopédies sur n’importe quel sujet.

En fait non.

Alors voilà, nous sommes le 27 septembre. J’y suis, mon appartemment ressemble à quelque chose, je suis “installé“. Et je débute les prémices de ma vie de quartier, commune à chacun.

Il y aura tout d’abord cette voisine, une vague cousine de mon propriétaire, celle chez qui il est convenu de sonner pour tout et n’importe quoi… Une perceuse, un tournevis, une pince, un niveau… Elle a choisi de refuser l’anglais, alors j’envoie celle qui partage mon 38m² pour toutes ces choses.

Il y aura le supermarché bien entendu, temple de la consommation, à quelques centaines mètres. Pour la première fois de toute ma vie je m’y rends en traversant un parc, un vrai. Une fontaine, des cailloux et quelques gothiques égarés ici et là.

Il y aura aussi ce tabac… tenu par une irakien semble-t-il, ce même homme avec qui il m’a fallu plus de 20 minutes pour acheter une carte prépayé pour mon téléphone portable. Et pourtant, je peux vous assurer que je maîtrise parfaitement cette petite phrase utile et transformable à volonté “Jag skulle vilja…” littéralement “je voudrais“. Il suffit de changer le verbe en fin de phrase, “Jag skulle vilja köpa” pour “je voudrais acheter” donc. Ca se décline à l’infini, c’est incroyable. Avec ça, tu peux faire les courses, aller à la piscine, commander 4 pizzas différentes, demander ton chemin.

Et si le suédois n’était que ça ?

J’ai rencontré un type formidable il y a 3 jours… Il tient une crêperie sur Södermalm, il est français, ses employés aussi. Et pourtant, il a cet accent suédois… tellement français. Vous savez, ce genre de type qui se fait comprendre sans aucun souci, complètement bilingue mais qui ne fait aucun effort sur la prononciation. Ca me rappelle l’anglais de Michel Gondry. Le suédois de ce crêpier.

L’excellente nouvelle, quelqu’un m’a offert un vélo il y a 3 jours… Etrangement, un vélo semblable à un Vélib’, nostalgie quand tu nous tiens ? Quoi qu’il en soit, je pédale, je pédale et je roule au milieu de toutes ces truites, ces slim fits et ces blondes, ces rues pavés et ces kanelbullar…

Bien à toi.

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Jour 7 : retour à Paris – cheaper

September 17th, 2007

Nous sommes le samedi 8 septembre, et je retourne à Paris pour quelques jours. Je quitte l’appartement, prend le métro, puis le bus qui rejoint le centre de Stockholm à Skavsta, l’aéroport “low price” de Stockholm.

Low price“, ou un peu l’objet de ce message, d’utilité publique pour une fois. A tous touristes confirmés, ou voyageurs réguliers, le “low price” sonne familier.

Low price, où le billet d’avion Paris -> Stockholm pour le prix d’un jambon-beurre. Le principe est simple : Ryanair permet des vols à tarifs réduits, suivant le jour de départ et le retour. A titre d’exemple, un billet aller-retour pour février 2008 vous coûtera 26€ par passager. Bien entendu, plus le billet est acheté tôt moins il est cher, mais tout dépend plus ou moins du jour choisi. A titre d’exemple, un billet acheté une semaine à l’avance pourra vous coûter 20€, ou 200 il dépend. D’un jour à l’autre les prix varient, il est donc très facile de trouver un aller-retour pour un prix ridicule si vos dates sont assez flexibles.

Aucune arnaque mais une contrainte : les avions décollent de Beauvais (relié en permanence par une navette de Porte Maillot) et aterrissent à Skavsta, qui nécessite une deuxième navette. Comptez 13€ pour réjoindre l’aéroport de Porte Maillot.

Paris qui me tend les bras pour encore une petite semaine. J’observe la pluie depuis ce matin, et j’appréhende l’automne suédois. Le climat scandinave fera peut-être l’objet d’un prochain message.

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