September 2007 - les archives


La suédoise, ou le mythe.

September 17th, 2007

——– Attention, message à caractère futile ———

J’ai décidé d’écrire ce message suite à tous ceux ( et ils sont nombreux) qui ont tenté de trouver des “suédoises bien roulées“, des “bonnes suédoises blondes“, des “suédoises taquines à Paris” et même pour un des “suédoises prêtes à tout dans le 18ème” sur Google avant de parvenir sur ce blog.

Au moyen d’un astucieux regroupement de données, on obtient donc très vite une image approchante de la suédoise vu par un français, à savoir :

  • blonde
  • bonne
  • bien roulée
  • prête à tout

Alors non, je n’aborderai pas ma vie privée ici, bien entendu. Seulement, à la vue de tous ces malheureux, je ne peux que rectifier le propos.

Les suédois ne sont heureusement pas tous blonds. Bien sur, il est entendu qu’ils existent nettement plus de blonds dans les pays nordiques, pour la simple raison qu’en France, la population est massivement châtain (châtain se conjuge-t-il au féminin?)

Alors je le concède, la plupart des enfants suédois naissent avec des cheveux quasi blancs, voir transparents pour certains. Pour avoir parcouru la Suède, je peux vous assurer qu’ils existent aussi des brunes, des rousses, quelques bleues et roses parfois. Remettons les choses à leur place, que diable (je dis “que diable“, moi ?)

Je regroupe ensuite ces 3 autres clichés (bonne, bien roulée et prête à tout) en un seul : la suédoise est et restera une femme, comme on en trouve beaucoup ailleurs. Après, allez savoir si cette idée reçue est née de la couleur de leurs cheveux, ou si le français assimile le charnel au fait que les suédoises sont en règle générale un tantinet plus féminines que les françaises. Les scandinaves ont en effet pour beaucoup un goût pour les vêtementsde femme. A savoir, jupe/robe/ballerine etc. La différence se situe peut-être au fait que les françaises auraient plus tendance à préférer un jean.

J’ajoute à ça le fait que tout le monde doit avoir un copain, qui un jour après avoir vidé l’équivalent d’un fût de bière, se livre sur sa vie personnelle et raconte qu’en ce moment, il fréquente une suédoise, et que quand même, ouais, elle est vachement chaude hein.

Enfin, il s’agit peut-être là d’une nouvelle idée reçue, et compte tenu de l’intérêt du sujet, je crois qu’il n’est pas fondamental de développer plus que ça.

Ce que l’on a trop souvent tendance à oublier, c’est ce que la suédoise (et le suédois) est, vraiment. Alors certes, vous trouverez des suédoises blondes et bien roulées, chaudes et prêtes à tout. Mais pour la plupart, avant même d’être blondes, elles (ils) sont surtout matures, très agréables, curieuses etc etc..

Je reviendrai ceci dit prochainement sur le terme “mature” d’ailleurs, qui est pour le coup je pense quelque chose de très intéressant à analyser chez les suédois.

(j’ai comme cette impression d’avoir rédigé un avis de consommateur, sur le chassis et la carosserie à toute épreuve. Mesdames si vous lisez ces lignes… pardon)

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Prochainement : Jour 7 : un retour à Paris

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Jour 6 : une partie de campagne à l’écrevisse.

September 16th, 2007

Tout comme je considérais Paris comme la seule ville de France il fut un temps, ou d’ailleurs comme la France elle même, j’ai aussi tendance à croire que tous les suédois habitent Stockholm.

Plus justement d’ailleurs cette fois-ci, car la Suède est un pays très long mais les habitants se sont principalement regroupés dans quelques villes, Stockholm, Göteborg etc. Avec 9.000.000 d’âmes humaines et un pays débordant de lacs et de forêts, je peux comprendre qu’ils se soient concentrés autour des mêmes pôles.

Seulement là où une fois de plus je suis chanceux, c’est que j’ai aussi la possibilité de voyager plus au sud de Stockholm, dans la campagne à quelques 200 km. Un village minuscule, répondant au doux nom de Mårdshyttan, bordé de lacs (et de forêts, nécessairement)

Mårdshyttan, pour le parisien de base, c’est l’exostime même : la cueillette de la girolle, les bottes pleines de boues, le patin à glace en hiver, les baignades l’été.

En août, Mårdshyttan, c’est aussi comme partout en Suède la fête de l’écrevisse. Le principe est d’une simplicité évidente : un grand-père (c’est souvent le grand-père) s’occupe de la ramasse de l’écrevisse, l’écrevisse qui peuple les lacs, à l’aide de pièges équivalents à ceux que l’on peut connaître pour la pêche au homard par exemple.

L’écrevisse pêchée, la famille est réunit à l’occasion d’un repas, durant lequel sont servies les malheureuses bestioles. Là débute une véritable torture, démembrage, écartelement, succion (si si). Rien d’extraordinaire jusque là, exepté le moment où le grand-père (souvent le grand-père) entame un chant que tout le monde reprend dans la joie. Un chant d’écrevisse. Fin de la chanson, le grand-père dit “skål” et tout le monde avale son verre d’alcool (suédois). L’alcool peut être de la vodka pour les moins inventifs, parfois un breuvage ambré à base de plantes, parfois un alcool à vous faire sortir les yeux de la tête.

22h, le repas est fini, c’est principalement le moment où la mère de famille allume la 2ème cigarette de sa vie, le grand-père demande à rentrer pour vomir dormir, et le moment où poliment je réponds que non, c’est sympa mais vraiment, oui l’alcool est bon mais… oui, enfin ça ira… non m…. oui oui enfin j’ai déjà bien bu pour ce soir.

A votre bon coeur,

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Prochainement : le découpage de l’écrevisse

Prochainement : la suédoise, ou la fin d’un mythe.

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Jour 5, de la difficulté de parler suédois.

September 15th, 2007

J’en parlais justement ici, il y a quelques mois de ça : Stockholm dans ma poche.

C’était en avril 2006, à cette époque je ne partais en Suède que pour les vacances. J’avais donc fait l’acquisition d’un petit guide pour apprendre le suèdois, en 90 pages (je mets d’ailleurs au défi quiconque de pouvoir confirmer les propos de ce livre, qui se clos par “désormais, vous devez être apte à soutenir n’importe quelle conversation en suèdois“. Si il existait une méthode de 90 pages, format A5, pour maîtriser une langue étrangère, je peux vous certifier que ses éditeurs auraient déjà pris une excellente retraite en Nouvelle Zélande)

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La différence est qu’aujourd’hui, je n’envisage plus d’apprendre le suédois, je DOIS apprendre le suédois. La nuance est de taille, et je peux vous assurer qu’on me l’a fait bien sentir. Prenez par exemple le repas de famille (la belle-famille donc) Il y a encore 1 an, les conversations se faisaient en anglais. Etrangement, depuis une semaine, ils sont de plus en plus à m’interroger en suèdois, à attendre réponse en suédois, oui oui pour mon apprentissage direz vous, oui oui parce que c’est bon pour moi etc. Enfin, croyez moi, se faire comprendre en suédois pour un français, c’est beaucoup plus difficile que d’apprendre à faire de la balançoire.

Alors je débute, je tente et me vautre, retente et me re-vautre, et parfois on m’applaudit. La plus grosse défaite est paradoxalement le moment où je parviens à faire une phrase correcte, très simple, “Jag är trött” par exemple (littéralement “je suis fatigué“, qui concédez le moi n’est quand même pas chose impossible pour peu que l’on ait un minimum travaillé) et qu’à ce moment j’ai quasiment droit à une standing ovation de la part de mes interlocuteurs. Il n’existe rien de tel pour vous sentir minable le matin, lorsque que ces gens pensent que “oui, il parle très bien suédois ! il sait dire “je suis fatigué”, il est fort hein hein hein hein ??!!

La route est encore longue, autant oralement que grammaticalement. Certains rieront encore quelques belles années, d’autres seront peut-être fiers de mes progrès, et à la fin il ne restera que moi, moi et mon suédois minable, moi et mon 38m², moi et mon pain dur.

Suédois, je vous aime.

Prochainement : Jour 6 : une partie de campagne

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Jour 4 : Södermalm, ici et là.

September 15th, 2007

Posons le décor : je suis arrivé il y a 3 jours à Stockholm, à bord d’un Renault 19 immatriculée 77.

Derrière moi, j’ai laissé :

  • 200€ de Sans Plomb 95 et autant de CO²
  • Un appartement au métro Rue Saint-Maur
  • Une famille aimante
  • Des amis aimants (pour certains)
  • Une culture parisienne

Autant dire qu’arrivé à destination, quelques souvenirs me reviennent. Notamment ce fameux été 1993, où dans le mobil-home du camping Beauséjour de Sérignan Plage je cherchais désespérement quelqu’un, avec qui parler, un copain, n’importe qui, pour les premiers jours.

Même situation, appelée communément le “nouveau départ“. Un nouveau départ donc, que j’ai pris mon guide dans la poche, pour quelques heures de marche à Södermalm en matinée.

J’ai pu constater très rapidemment la véracité des propos de mon “Stockholm, a map and a guide all in one“, qui illustre parfaitement l’ambiance de Söder; par la multiplicité des bars et des restos, des labels et des magasins de musique. Pour ne l’avoir parcouru que quelques heures, ma première réflexion fut de me dire que ce quartier de Stockholm aurait pu être un Montmartre à Paris, peuplé de jeunes branchés issus du Marais.

L’architecture est superbe, les rues pavées pour un certain nombre, et les couleurs des immeubles vous explosent littéralement à la figure. Des couleurs qu’on retrouvent d’ailleurs sur le jeune suédois de base, slim fit (que dis-je, on s’approche presque du collant de Superman), t-shirt très très stylisé, et une coupe de cheveux incroyable, défiant toute loi de l’attraction, entre l’arbuste mexicain pour la forme et le granit argentin pour la robustesse. Tout ça fait le charme de Södermalm. La mer n’est jamais très loin, on apercevra sur l’autre rive côté nord de l’île Gamla Stan, la vieille ville, et de l’autre Globen, au sud, une énorme bulle devenu lieu de culture, musique théâtre et concert.

J’invite les plus curieux d’entre vous à jeter un oeil à Google Maps, en cliquant sur ce lien vous apercevrez une vue satellite de l’île dans son intégralité.

Prochainement : Je ne parle pas suédois, et toi ?

Suède VS France, Vivre au frigo | Réagir

Jour 3 : Stockholm, la belle ville

September 14th, 2007

Après quelques coups de tournevis, une chasse d’eau défectueuse (décidemment…) et la découverte d’un manque évident de prises murales dans l’appartement, je décide en bon touriste de découvrir un peu la ville dans laquelle je risque de passer pas mal de mon temps.

Note : la notion de touriste n’est certes ici pas la plus adaptée. Ceci dit, à peine 3 jours après l’emménagement, j’avoue avoir du mal à me considérer autrement qu’un touriste.

Premières notions de géographie :

Stockholm est un pays une ville composée d’îles, plus ou moins grandes, plus ou moins actives, toutes bien différentes. Là où le suédois est à plaindre, c’est que lors de la recherche d’un nouveau logement, il n’a malheureusement pas beaucoup le choix de l’endroit où il souhaite habiter. Je m’explique : le système du logement à Stockholm est sensiblement équivalent au système des HLM en France, à savoir qu’il est nécessaire de s’inscrire sur la liste du logement désiré, et… d’attendre. De 3 mois à 6 ans, la patience est de rigueur. Alors, je comprends tout à fait que le fait de disposer d’un logement à Stockholm est déjà une chance, et je doute que les suédois chipotent sur le quartier, l’orientation Nord-Est douteuse, la salle de bain trop exigue etc.

Plan de la ville :

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J’en viens au fait : cet appartement n’est pas tombé du ciel, il s’agit bien evidemment d’un piston (dieu que je déteste ce mot). Là où je suis chanceux, c’est que je suis tombé dans un quartier à la fois sympa, animé et culturel. En bon “touriste“, j’ai fait l’acquisition du “Stockholm, a map and guide, all in one” qui parvient à décrire en à peine 4 lignes les caractéristiques de chaque île.

L’équivalent pour Paris serait “18ème : un mélange de bobos et d’immigrés pauvres / 16è : racistes-bourgeois / 15è : on s’emmerde ferme”

Et voici ce que dit mon guide, sur “mon” île, Södermalm : “It is writers, musicians, artists and media people who are now stamping their identity on the neiborhood, and gritty bars, unconventional cafés and exciting international restaurants are springing up on every corner.

Comprendre: si tu es jeune et mal coiffé, this is the place to be.

Petit apercu, une rue de Södermalm :

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Voici ce que nous dit Wikipédia sur Stockholm :

Stockholm est la capitale de la Suède.
Située au bord de la mer Baltique, la ville est construite en partie sur plusieurs îles, à l’embouchure du lac Mälar, ce qui lui a valu, à l’instar d’autres cités européennes, son surnom de Venise du Nord.
La commune de Stockholm (Stockholms Kommun) à proprement parler compte 780 000 habitants. Néanmoins, le nom de Stockholm est généralement donné à l’ensemble du comté de Stockholm, qui regroupe 1,9 million d’habitants. En tant que capitale suédoise, c’est à Stockholm que le gouvernement réside et que le parlement siège. Elle est également la résidence du chef de l’État, le roi Carl XVI Gustav.

Ce message est déjà suffisamment long, je débrief très bientôt sur mon parcours pied.

Prochainement : Södermalm, d’un bout à l’autre.

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