S.F.I
SFI, ou un programme gouvernemental d’aide à l’apprentissage de la langue gratuit. Comprendre : des cours de suédois pour pas un rond, à chaque étranger qui le demande.
Et, ici, l’étranger, c’est moi, le demandeur, c’est moi. Malgré toutes les remarques de tous ceux que je connais qui ont essayé le programme, notamment au niveau de la lenteur de l’apprentissage, du fait que toutes les nationalités étaient présentes, et qu’il fallait bien faire avec, je tente ma chance. Effectivement, j’imagine que dans l’apprentissage du suédois, un français, un russe et un roumain n’avancent pas à la même vitesse.
Ce matin, je suis donc allé passer le test de niveau, qui semble donc niveller les classes. Ca doit faire peut-être 2 ans que je ne m’étais retrouvé seul devant une table, avec une gomme, un crayon de papier et des textes, des questions… Moi et mon suédois minable.
Je remarque qu’un bon quart de l’audience abandonne dès la première question “Vad heter du?” (comment t’appelles tu ?) malgré les tentatives désespérées de cette superbe blonde d’expliquer chaque mot de la question en 50 langues différentes. Je réponds, c’est facile, je me sent fort, j’avance, je lis des textes, je rédige un truc débile sur le sujet “Internet, c’est bien et en même temps, c’est pas bien“.
Mon suédois a nettement progressé, c’est certain.
Puis un entretien individuel après 1h d’attente avec une autre jolie blonde, qui m’interroge en suèdois. Je réponds en suèdois, je suis à ce moment très fier de moi, elle lit mes textes, mes réponses, et m’annonce qu’elle me place dans une classe dite “intensive“. Comprendre, une classe hardcore, la plus difficile, à raison de 4h par jour durant 6 mois. Elle finira la conversation par “dans 6 mois, nous ne vous serons plus d’aucune utilité, vous parlerez suédois“.
C’est incroyable, après un test minable et 10 minutes de discussion, j’apprends que je parlerai suédois exactement le Lundi 30 avril 2008.
C’est beau. La Suède est un beau pays.

