December 2007 - les archives


God jul.

December 25th, 2007

Noël est autant annuel que classique, ici, dans ma banlieue parisienne. Il méritait bien le voyage Stockholm -> Paris, il méritait les courses un dimanche 23 décembre dans un super supermarché grand comme Aubervilliers, il méritait ce caddie titanesque et cette foule d’insupportables personnages, à supporter.

Oui, parce que je fête Noël de la façon la plus banale qui soit, le 24 au soir se résume à champagne/énorme repas/champagne. Hier soir ne dérogeait pas à la règle, et aujourd’hui non plus d’ailleurs : maux de tête, fatigue, paranoïa, crise d’angoisse, fatigue, café, maux de tête. Le 25 décembre est un poème.

Lorsqu’on m’interroge sur mon réveillon, je réponds oui, très bien. Lorsque que je réalise que ce que j’ai mangé à Noël, je risque de le manger pendant encore une bonne semaine, je suis un type conciliant, je l’accepte.

Et lorsque je réalise que Noël n’aura plus place dans les supermarchés, qu’il n’y aura plus de flocons blancs dans les pages du programme télé, que plus personne ne me souhaitera “Joyeux Noël!” d’ici 3 jours, alors oui, à cet instant précis, je suis un homme heureux.

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December 18th, 2007

De retour à Paris à partir de ce soir jusqu’au 4 janvier prochain.

Pourquoi quitter Paris” en stand by donc, pour quelques jours.

Amitiés.

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Stockholm Hash House Harriers

December 13th, 2007

Le hash. De Stockholm.

“The drinking club with a running problem”

Un français rencontré ici ou là m’informe à ce sujet, me raconte le hash. L’expérience d’hier soir. J’explique.

Le hash est une organisation présente dans nombre de capitales à travers le monde, à Paris, à Stockholm ex caetera. Le hash, c’est avant tout un jogging. Ou une bière. Peut-être même les 2.
Once a week, le mercredi à 18h30, et twice a month, un samedi à 14h30, une bande clandestine se réunit quelque part, dans un endroit à chaque fois différent, pour hasher.

Hier, nous étions mercredi, hier soir à 18h30 je me retrouve à Upplands Väsby, hier… Sorti du train, quelques flèches à la craie au sol pour retrouver le point de rendez vous, un bar proche de là. 18h45, départ lançé après quelques explications, de circonstance : une flèche pour la direction à suivre, un rond pour le check point (lorsque la route se sépare, des 4 directions il faudra trouver la bonne), et à mi-parcours, après une demie-heure de course à pied, le Drink-Stop, pour une bière bu en 3 minutes, servie avec un gateau de noël.
Puis, une autre demi-heure, à travers la forêt, quelques ponts, lotissements etc.

Une fois par mois, un déguisement est de rigueur, et hier, la veille de Santa Lucia, il fallait donc s’habiller… accordingly. Pour la première fois de ma vie je crois, j’ai traversé à peu près tous les couloirs d’un gigantesque centre commercial en courant, une couronne de guirlandes sur la tête, lampe frontale bien fixée au dessus.

D’ailleurs, pour la première fois de ma vie, j’ai couru plus de 45 minutes. Et pour la première fois de ma vie, une troupe de sombres inconnus m’a offert une bière, à peine arrivé au check point final, une bière qui comme il se doit a été bu très, très vite.

Une organisation incroyable, une bonne vingtaine d’inconnus, de 20 à 65 ans, de la bière fraiche, de la sueur, des ampoules.

Full Moon Hash, Underground Hash, Absolut Hash, autant de rendez vous d’habitués ou de novices, d’étrangers autant que de suédois, un drinking club avec un running problem, ouep.

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Bajk !

December 10th, 2007

Bajk ? Bajk !

Oui, ce qu’il y a d’étonnant à l’apprentissage d’une nouvelle langue, c’est justement les petits mots qui en rappellent d’autres, dans une autre langue.

“Bajk”, oui, un bike, un vélo. Le “j” en suédois se prononce comme un “y” chez nous, ou quelque chose comme ça. Le “bajk” se prononce donc exactement comme un anglais, et signifie bel et bien un vélo. Une façon de s’approprier un mot, quoi. Le “bajk” n’est cependant pas très utilisé ici, mais il existe d’autres mots tout à fait courant, volés en loosdé au français, par exemple :

  • Fåtölj
  • Trottoar
  • Paraply

Je me doute que ce “å” ne vous évoque pas grand chose. A prononcer presque comme notre “au“, et le “ö” à prononcer comme un “e“. “Fåtölj” donc oui… pour fauteuil. Superbe.

Trottoar” est à la portée de tous, et “paraply“, parce qu’un “y” se prononce “ui” en suédois, à peu de choses près.

C’est beau, le suédois est une langue incroyable… A raison de 2h par jour de cours intensifs, le minimum est au moins d’y trouver de quoi s’amuser.

Bien à vous.

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Ouais.

December 8th, 2007

Il est 22h25. Assez tôt chez vous, suffisamment tard ici. Lina a le hoquet, vous savez, le hoquet bien bruyant, celui qui réveillerait un mort.

Je ris beaucoup. Nous avons donc consommé ce soir : une excellente bouteille à 15€, un Bordeux médaillé, oui. La suite de la soirée s’annonce avec : une bouteille de Sobieksi, ça sonne comme une marque de Scooter mais à l’intérieur de la bouteille, c’est plutôt de la vodka.

Un nouvel ami bizarre nous rejoindra d’ici peu, avec d’autres amis bizarres avec lui. Stockholm est un poème. Je crois écouter FIP en ce moment, très reposant, très jazzy, je me découvre d’ailleurs depuis peu une passion pour le jazz, surtout le jazz de FIP.

Quoi d’autre ? Je lis Frederic Beigbeder. Je croyais le détester il y a encore 1 année de ça… et puis, il y a quelques mois, une ambiance de campagne présidentielle et une interview sur France Inter. Un type superbe, vraiment, quelques idées imparables sur la politique actuelle et paf… oui… Frederic Beigbeder. Alors, bêtement, je révise mon jugement et il y a quelques jours, je fais l’acquisiton de “99 francs“, un livre de poche blanc avec une grosse étiquette jaune dessus. Après quelques pages, je finis par me dire que Beigbeder écrit comme une merde, oui, une merde, que ce genre de discours populiste démocrate me fait mal au coeur, que le style “proche du peuple” n’est qu’une mode éphémère, au même titre que le slim fit.

Voilà, mes hommages à Radio France, je vous embrasse.

Johan, heureux, oui.

edit d’after after : il est 20h20, je me suis couché ce matin aux environs de 7h, debout 13h et ce soir, c’est soupe aux courgettes pour moi. Quand je vous dis qu’on vieillit…. hein…

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