April 2008 - les archives


J’allume une saucisse.

April 30th, 2008

A compter de ce jour, le 30 avril 2008, et ce jusqu’à la fin août probablement, je ne posterai ici que des trucs chiants en rapport avec le printemps. Je vous raconterai le soleil, les piques-niques, les barbecues à 25kr, le Chardonnay en cubis, la thermos de mauvais café.

Je ferai partie intégrante de ceux qui pourrissent Internet et les blogs avec les récits du printemps, de l’été, de ceux qui vous racontent leurs lunettes de soleil et la température de l’eau.

Ca vous sera finalement complètement égal mais vous resterez évidemment de fidèles lecteurs.

Et je commencerai par hier soir, avec quelques photos ici : Google Picasa.

Je vous aime, je me porte bien, merci.

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Chatoyant.

April 29th, 2008

Au moyen de quelques espions infiltrés, je suis au courant de la tempête de soleil et de chaleur qui ravive Paris, et ce comme chaque année. Le printemps est là….

Comment ça non ? mais alors, quel temps à Paris ?

Vous serez heureux d’apprendre qu’ici, je me porte très bien. Une semaine que je n’enfile rien de plus qu’un t-shirt, tiens, j’ai même mis la main sur des lunettes de soleil.

Alors avec ma nouvelle “swedish attitude” désormais assumée, je rejoins la quasi-totalité de la population de Stockholm pour un apéritif printanier. Il est bon de compter une demie-douzaine de bières par pique-nique et par individu, de faire griller ses saucisses végétariennes sur un barbecue à usage unique, une vingtaine de couronnes dans les supermarchés.

Je parlais des nouveaux-nés dans un précédent billet, c’est en effet absolument tout le monde qui est de sortie dès l’arrivée des beaux-jours. Ce phénomène me rappelle évidemment Paris, mais je le remarque d’autant plus ici étant donné que Stockholm en hiver ressemble plus à un no man’s land qu’à une capitale, dû visiblement au froid et à l’obscurité qui attaque chaque jour de novembre chaque fois un peu plus.

L’arrivée du printemps se reconnait aussi aux feuilles que l’arbre juste en face de ma fenêtre a retrouvé, ce qui permet de rendre le vis à vis avec le bâtiment d’en face un peu moins gênant, et donc qui me permet d’arborer sans plus de honte mon pyjama aux motifs chatoyeusement suédois, quelques couronnes jaunes sur un fond bleu, très très bleu.
Les quelques photos du printemps se trouvent comme d’habitude sur Google Picasa.

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Babyland.

April 23rd, 2008

J’avais déjà observé le phénomène lors de mon arrivée en Suède, mais c’est encore plus frappant lorsque les gens sont dehors, lorsqu’ils ont troqué le bonnet pour des lunettes de soleil, lorsque le printemps arrive. Les suédois font beaucoup d’enfants. Les suédois ont beaucoup d’enfants.

Enfin tout du moins depuis mon arrivée. Je ne sais pas si mon expatriation en Suède a joué un rôle sur cette explosion démographique, mais c’est un fait : je n’ai jamais vu autant de femmes (jeunes femmes) enceintes depuis…. depuis…. je ne sais pas, c’est la première fois.

Stockholm ressemble de plus en plus à un gigantesque parc à poussettes, et a bien entendu su s’adapter à la situation avec la mise en place d’équipements pour les escaliers, d’ascenseurs etc.

Ca roule, pour les handicapés, pour les jeunes mamans.

Je ne me ferais pas expert en démographie continentale, je sais tout juste qu’il faut 9 mois de gestation pour un bébé, 5 mois pour un agneau, 38 jours pour un écureuil roux mais il me semble convenu de penser que les gens font des enfants lorsqu’ils vont bien. Et les gens vont bien aussi quand le pays va bien. Et la Suède va bien, alors les gens font des enfants. Parce qu’ils vont bien. Ouais.

Ca n’a pas nécessairement que des avantages, il est devenu par exemple impossible d’éviter des poussettes doubles sur le trottoir, impossible de s’asseoir dans le bus, et quand bien même vous finirez par trouvez une place, une énorme femme enceinte de 15 mois viendra vous la piquer.

C’est la morale de mon histoire, elle est minable, tant pis, ah bon.

Vivre au frigo | Réagir

Une partie de campagne.

April 22nd, 2008

Une partie de campagne,

classique !

Un week-end à la campagne de plus… qui requiert aussi beaucoup de travail : des meubles de la campagne à déplacer, des moutons de la campagne à qui parler, des saucisses de la campagne à faire griller.

Et un peu de soi à s’occuper : chaise longue de la campagne, chemise H&M, lunettes de soleil H&M, quelques excellentes cigarettes mais quel temps fait-il à Paris ?

Je découvre quelques chemins forestiers à bord d’un quad gaulé comme un nouveau Boeing, j’atterris au pied d’un lac que la mère de Lina vient d’acheter, exactement comme on achète une nouvelle paire de pompes.

Alors bien entendu, on fête l’événement, on sert du café au lait dans une grande thermos, on sert du gâteau à la banane et on envisage le meilleur moyen de créer une petite plage, ici.

Je suis un type de la ville en semaine, un type de la campagne le week-end. J’aime avoir le choix, j’ai conscience de cette chance que j’ai, et j’en profite.

Je m’émerveille une fois de plus sur le confort des trains régionaux (lors d’un retour trop précipité à Stockholm) et j’ai une petite pensée pour la ligne C, Bouray-> Austerlitz, que bien entendu, je ne regrette absolument pas.

Quelques nouvelles photos sur Google Picasa. Au menu : des petits moutons, des lunettes de soleil, des barbecues, un lac et 2 chaises longues.

Hors des murs | Réagir

Tyvärr, tyvärr…

April 18th, 2008

Je devrais envisager de créer une catégorie “de l’utile à l’agréable” pour toutes ces choses à ne pas oublier en Suède mais qui rendent la vie vraiment plus agréable.

Premier dans cette catégorie qui n’existe pas : la carte d’identité. J’en parle en connaissance de cause et bien entendu aussi en rapport avec l’affaire actuelle.

Les suédois, à l’inverse de la population française par exemple, ne me semble pas foncièrement méfiants. Ils sont ouverts, curieux, beaux MAIS il y a un fait irréfutable : ils sont TRÈS à cheval sur la législation (je ne pensais pas employer un jour l’expression “à cheval sur” ici)

La carte d’identité est le pass qui ouvre la porte à tout, absolument tout. Pas de carte ? Vous n’êtes rien. Pas 18 ans ? Vous n’êtes rien non plus (sauf que les soins dentaires sont offerts, ça a quelques avantages)

Et bien entendu, les 2 exemples les plus appropriés pour développer mes propos sont évidemment les 2 vices qui rongent une bonne partie de la population mondiale, ou les 2 vices qui enchantent une bonne partie de la population mondiale, j’ai nommé : l’alcool, et les cigarettes.

La vente de ces 2 produits est strictement réglementée. Il est nécessaire d’avoir 21 ans pour acheter de l’alcool au Systembolaget, nécessaire d’avoir 18 ans pour acheter des cigarettes. Oui, posé comme ça, ce n’est peut-être pas excessivement frappeur. En France aussi, la loi interdit à la vente de cigarettes aux mineurs. Mais celui qui s’est vu refusé l’achat de cigarettes en étant mineur me jette la première pierre.

La Suède ne rigole pas : il y a beaucoup de travail, notamment dans la branche “cow boy armé/musclé” que l’on trouve quotidiennement à l’entrée des bars/des Systembolaget.

Mise en scène : hier matin, je désespère de trouver du tabac à rouler dans ce pays définitivement trop industriel. Je trouve mon bonheur dans un sombre tabac, le type me regarde regarde, ouvre la bouche, me demande ma carte d’identité. Ouais.

Hier soir, un bar parmi tant d’autres au milieu de Stockholm, nous sortons à 4, une amie suédoise de 23 ans ne pourra pas rentrer. Pas de carte d’identité. Ouais.

Ces 2 histoires, d’extérieur très futiles, sont quotidiennes. La Suède applique la loi. Les jeunes ne boivent pas, les jeunes ne fument pas.

En guise de morale, je renvois à un article précédemment écrit ici :

Ces jeunes suédois encore adolescents, qui, du fait de n’avoir pas le droit légal d’acheter de l’alcool avant leurs 21 ans, expérimentaient la fabrication d’alcool par bidon de 5 litres. Comprendre : acheter un bidon, le couper au jus d’orange. Heureusement, ce ne sont pas les mêmes qui fabriquent les cocktails Molotov. Et heureusement, ces scandinaves ne s’en vantent pas. Faut dire, se retrouver entre amis dans une salle de bain pour couper de l’alcool à 60° avec du Tropicana, c’est pas glorieux.”

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