May 2008 - les archives


Långholmen, un 11 mai à 22h.

May 12th, 2008

Voilà.

Je suis en mesure de décréter depuis hier soir, 22h, que je me suis baigné dans une capitale européenne.

Je pourrais presque me lancer un défi idiot, celui de me baigner dans chaque capitale européenne. Je classerai ce challenge dans la catégorie “challenge irréalisable“, au même titre que celui de devenir astronaute ou d’arrêter de fumer.

Et puis il semble que ça manque d’eau à Madrid. Je n’ai pas non plus envie de m’ouvrir le pied sur une carcasse de bagnole au fond de la Seine.

N’empêche.

Hier soir et contre toute attente, après certes quelques verres de vin, je me suis baigné dans mon presque plus simple appareil, sur Långholmen, Stockholm, Suède. Ouais.
Nous étions le 11 mai. Par la même occasion, j’ai décomplexé un ami qui, dans son plus beau slip, a lui aussi donné de son plus beau plongeon.

J’en ai profité pour me laisser glisser, telle une superbe loutre, sur le dessus d’un rocher semblable à un toboggan, j’en ai profité, tel un bon français, pour m’ouvrir légèrement le pied sur un con de rocher.

Un barbecue digne d’un feu de la Saint-Jean fut l’élément salvateur, sorti de l’eau. Il y a eu quelques flashs dans la nuit, des photos qui, après validation de ma part, finiront peut-être ici. Il y a eu du café en thermos, des kokosbollar, un paquet de L&M.

Je vous invite tous à me rejoindre un soir de printemps, sur cet endroit que désormais je m’approprie, ce coin d’herbe qui peut-être un jour portera mon nom. Nous y faisons griller des saucisses à raison de 3 fois par semaine, nous y buvons un excellent Sud Africain.

Långholmen, Stockholm, Suède. Ouais.

Voilà, le type, là, c’est moi.

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Une nuage et un conard.

May 9th, 2008

L’apprentissage d’une langue nouvelle est toujours très excitant, jusqu’à un certain seuil où, après une ascension faramineuse, la courbe de l’apprentissage stagne lamentablement.

Cette période survient après quelques mois, lorsque les bases sont là, lorsqu’il est devenu possible de commander plusieurs pizzas (par téléphone et sans les asperges), de réserver un court de tennis et d’obtenir quelques renseignements sur l’arrosage de votre plante de salon.

C’est à peu de chose près ce que à quoi ressemble mon suédois aujourd’hui. C’est à ce moment précis, lorsque la courbe stagne, que le plus gros manque se fait ressentir : celui du vocabulaire.

Et c’est aussi le moment le plus jouissif pour ceux qui, chaque jour, vous aide à l’enrichir, ce vocabulaire.

C’est là que, durant quelques mois, il est encore possible de jouer avec celui qui veut apprendre. Et je me souviens très bien de cette période, lorsque celle qui partage mon appartement apprenait le français… Crédule, nécessairement elle l’était, et chaque jour j’aimais à détourner/modifier le sens des mots.

Conseil aux apprentis blagueurs : il est possible de faire croire tout, absolument tout.

Mise en situation : mettons la Suède. Vous êtes au bord d’un lac fantastique, il est 14h et, jus de mangue à la main, vous prenez le soleil. Une troupe de canards en fait de même, juste là, ouais, au bord de l’eau. Il est donc possible de placer “regarde ma douce, tu as vu les 3 conards juste là?

La technique est infaillible. Elle assimilera donc un canard avec un connard, et les déclinaisons n’ont aucune limite. Le masculin et féminin pose aussi un problème certain aux étrangers qui apprennent le français. Voilà pourquoi il est très facile de glisser “une nuage“, “une porte-manteau“, “un église” etc. au milieu d’une conversation. Quelques mots cependant à éviter à tout prix : “un thermos” par exemple n’est pas très approprié. Ou “une thermos“. Ou un. Une. Ouais. Enfin, vous m’avez compris.

Dernière déclinaison possible : inventer un mot. Une sorte de néologisme imbouffable. A celui ou celle qui vous demandera : “comment on appelle ce truc pour ouvrir les conserves?“, répondez “un zbix“. C’est bien, un zbix.

Ce message est à classer dans la catégorie “apprendre à s’amusant“, qui fera prochainement l’objet de mon premier livre dans lequel je vous livrerai tous mes conseils les plus cons pour… apprendre en s’amusant.

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1-0

May 6th, 2008

A ceux qui s’interroge sur le “pourquoi Stockholm“, et donc inévitablement sur le “pourquoi quitter Paris“, je pourrais bien entendu développer mon point de vue en une centaine de pages, avec pleins de références historiques, bibliographiques etc. Je vous parlerais certainement des vikings, de quelques bateaux, des suédoises et leurs poitrines, de la neige mais….

Je ne suis pas là pour vous emmerder avec tout ça, alors je ne traiterai qu’un point qui a son importance, et pas des moindres. Quelques notions de géographie sont à conserver sous le coude.

J’ai souvent assimilé Paris a une sorte d’énorme centre nerveux, très fermé et très concentré, entouré par le périph, entouré par la banlieue. On pourrait bien entendu faire une liste de “pour/contre” Paris, j’ai pas mal de “pour” mais un gros nombre de “contre” aussi.

Pour toi qui doute un peu de mon argumentation, toi qui considère que Paris respire (ben oui, regarde, les Buttes Chaumont, regarde la Seine (non, il n’y a pas un seul congélateur au fond, promis)), je t’invite à jeter un rapide coup d’oeil à ces 2 images que je viens de récupérer depuis Google Earth.

Voici Paris :

Voici Stockholm :

Voilà un point compte triple pour Stockholm. Stockholm respire, autant en hiver qu’en été. Si j’en parle seulement aujourd’hui, c’est pour une excellente raison. Je découvre le sens du mot “printemps“. (Ben quoi, le printemps, c’est chouette aussi Boulevard de Belleville, regarde, y’a 2 jonquilles ici)

Etant donné l’abondance de la flore en général à Stockholm, c’est littéralement tout le paysage qui change, et la ville aussi par la même occasion (oui, la taille des jupes aussi, bien entendu) Suite au professionnalisme de mon copain Ludo, j’apprends d’ailleurs qu’à Paris, l’habitant dispose de 5,8m² de verdure… contre oui, 35m² par habitant à Stockholm. Paf. Merci Ludo.

Alors “pourquoi quitter Paris?” Parce que pour beaucoup de raisons, c’est franchement mieux ailleurs.

Ceci était un message d’un ancien parisien qui ne regrette rien, mais qu’est quand même très content de ne plus avoir à emprunter le périph’.

Suède VS France | Réagir

Histoire de gants.

May 6th, 2008

Le printemps est là… Contrairement à Paris, on le remarque… le printemps… Parce qu’il y a des arbres ici… avec des gants, dedans… Ben ouais…. le printemps, c’est quoi, sinon la fin de l’hiver ?

Du futile à l'agréable | Réagir

Amis lecteurs,

May 4th, 2008

Un hors catégorie exceptionnel.

J’envisage d’ici peu de réussir ma vie, de rencontrer encore plus de gens, de parler encore plus suédois, pourquoi pas faire un peu de sport, et profiter de cafés gratuits.

Je recherche donc ce que communément je pourrais appeler un “emploi“.

Je suis assez exigeant : pas de patron ou, à la rigueur, un type très sympathique, je refuse de répéter 100 fois la même chose, je refuse de n’avoir QUE 8 semaines de vacances, mais j’exige de signer un contrat et j’accepte volontiers d’être très mal payé, ça ne me pose aucun souci.

J’attends vos nombreuses propositions d’embauche au plus vite.

(ce message ne concerne en rien le sujet de ce blog, mais il était nécessaire de décréter ça quelque part)

(les bonnes blagues en commentaires sont les bienvenues, j’en ai déjà quelques unes rien qu’à la relecture de ce message)

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