August 2008 - les archives


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August 31st, 2008

J’ai passé une nuit sur une île. Déserte. Si par déserte on considère que l’île est vide d’individus, de maisons, de métros, de supermarchés. Alors oui, j’ai passé une nuit sur une île déserte.

Dans une capitale, la capitale de la Suède, j’ai emprunté un kayak à un dealer (de kayaks) moyennement finance. Après une heure d’effort, un coup à droite, un coup à gauche, j’ai échoué sur cette île, l’Île aux Oiseaux de son récent baptême.

Dans une capitale. Dans une capitale où on trouve 3 lignes de métro, la possibilité de manger chinois, mongolien, libanais, italien, une capitale où 7 H&M font la loi au centre de la ville, une ville qui compte environ 802 611 habitants intra-muros et dans laquelle il est possible de payer absolument tout avec sa carte bleue.

J’insiste, parce que le simple fait de savoir qu‘il existe un tel endroit si proche de la ville me semble tout à fait incroyable.

Nous avons naturellement construit quelques tipis pour le logement, fabriqué une centaine de saucisses á base de rats que nous avons chassé au lance-pierres et improvisé une douche chaude à base de quelques bûches, un sèche cheveux, une paire de chaussette et une boite d’oeufs.

Dans le doute, on avait quand même au fond du kayak des tentes, duvets, tapis de sol, des saucisses à griller sous vide, un cubis de JP Chenet, et une bouteille de Jack Daniel’s pour le petit déjeuner. Bref, tout ce que le Temple de la Consommation nous offre quotidiennement, tout ce qu’on prend plaisir à déballer, sur une île, déserte, sans jamais un voisin qui viendra nous dire “votre barbecue enfume mon jardin, et je suis très, très mécontent“.

Alors bien entendu, si certains me demandent encore “mais pourquoi quitter Paris“, je leur confectionnerais un album du plus bel effet, dans lequel je placerais mes meilleures photos… Les copains, le patin à glace, les îles désertes, les centaines de barbecues, la neige, la Suède, Stockholm, les lacs gelés… Un album avec un énorme ruban rouge, que je tendrai avec le sourire.

Je vous aime, à très bientôt.

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L’étranger.

August 27th, 2008

J’ai eu la chance d’observer, durant 4 jours, la situation de l’étranger à Paris. Je parle de l’Étranger véritable, celui en bois brut, jean et t-shirt qui n’a que pour vocabulaire français “bonjour” et “merci“. Pas même un “au revoir“, un “santé!

Je regrette que jamais il n’y ait eu un documentaire illustrant son parcours au travers de la capitale, car quelques scènes mériteraient bien leurs quelques minutes de bobine.

L’exemple qui me vient instinctivement est celui du métro. Alors que le tout Paris se machinise et se navigotte, l’Étranger se retrouve devant LA machine, ce juxe-box estampillé RATP dans lequel le parisien achète désormais son ticket de metro (qui, entre parenthèses, a encore pris 20 cts depuis ma dernière venue en France, RATP bandits, je vous hais)

Tournez le rouleau pour faire votre sélection” en guise d’annonce d’accueil, à peu de choses près.

J’aimerais savoir qui est capable de saisir le sens de cette phrase sans connaître un mot de français. Ne serait-ce que le mot “rouleau” est déjà signe d’échec, un gigantesque uppercut dans la face de l’Étranger qui risque de se retrouver avec une carte 12/25 pour un trajet Chatelet-Belleville. Jamais RATP n’a pensé à envisager la prise en charge d’une seconde langue pour ce genre d’opération, une invitation en anglais équivaudrait-elle à se couper une jambe ?

Je passe par manque de temps et sans plaisir sur les tarifs “spécial touriste de Montmarte, où un coca vous coûte le prix d’une nouvelle paire de baskets, et évidemment sur la difficulté des rapports sociaux dans un pays où parler anglais est bien plus dur à supporter qu’une double otite.

En revanche, le lapin, lui, il parle 15 langues, hein, un accident est si vite arrivé…

Je vous aime, à très vite.

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Le saviez-vous ? – Cotton Eyed Joe

August 27th, 2008

Dans l’optique de fidéliser le lecteur et de gagner pleins de sous, j’inaugure le premier billet d’une nouvelle rubrique intitulée : “Le saviez-vous ?

C’est évident, ca sonne comme chez TF1et c’est exactement l’effet recherché.

Aujourd’hui donc, le saviez-vous ?

1994, Rednex, Cotton Eyed Joe

Et ben, cette reprise du titre folk “Cotton Eyed Joe“, c’est suédois. Des suédois. Ouais. Anne Ericsson, Örjan Öberg, Pat Reiniz et Brian Reddyb.

Prochainement : “Le saviez-vous #2

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Une semaine à Paris

August 27th, 2008

Retrouver Paris pour une semaine.
C’est bien, une semaine.

Une semaine, c’est le temps nécessaire à la visite de tous les lieux incontournables de Paris, de la tour Eiffel à la rue des Trois-Frères, du Panthéon aux Champs Élysées.

Une semaine, c’est ce qu’il faut pour se remémorer les joies du périph’ à 17h, ce qu’il faut pour constater que Paris est désormais sous contrôle policier, qu’il y a autant de flics que de soldes chez Tati boulevard de Barbès.

Une semaine et quelques bras d’honneur dans le rétroviseur, un “connard” trop classique en guise de réponse et des klaxons dignes d’un 14 juillet proche du Boulevard de Belleville.

Une semaine c’est aussi un jeudi soir… et le jeudi soir est sacré, le jeudi ne pouvait que se fêter qu’au Truskel, qui n’a définitivement pas changé. Les mêmes rencontres, les mêmes bières, les mêmes retours à contre-sens sur le boulevard St Denis à Vélib’… tiens, les verres en plastique mou sont devenus plastique dur, la clientèle est soignée…

Une semaine et autant de temps pour apprécier Saint-Vrain, fêter les 60 ans de sa mère, lancer de gigantesques barbecues et dormir sur un futon dur comme une plaque de fonte.

Une semaine à Paris pour constater qu’une semaine suffit, qu’elle était belle cette semaine mais que promis, jamais plus mon nom ne figurera sur une boite aux lettres de la rue de la Bluets. Hé hé.

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Det är kul att gå till jobbet.

August 12th, 2008

Un point intéressant dans la relation que j’entretiens depuis presque un an avec ma nouvelle copine (j’ai nommé Stockholm) est que désormais, j’ai compris à quoi servaient les pieds.

À Paris, les pieds servent peut-être à l’occasion de 2 ou 3 manifestations dans l’année : le marathon pour les sportifs, la fête de la musique pour les alcooliques et peut-être les soldes pour les consommateurs frénétiques.

Le fait de ne pas marcher à Paris n’est pas nécessairement en rapport avec les capacités physiques ou l’envie des parisiens, mais vient vraisemblablement du fait que les stations de métros sont en surnombre, et qu’elles vous appellent comme une gigantesque bouche dans laquelle on finit nécessairement par tomber… Alors le métro vous mâche, vous navigotte, vous transporte et vous n’avez même pas eu connaissance du fait que vous loupiez la rue des Thermopyles entre Montparnasse et Porte de Vanves, à ne pas pointer votre nez dehors. Et c’est un bien triste constat.

Stockholm possède nettement moins de métros, et aucun ne tentera de vous aspirer misérablement. La présence de l’eau, de multiples bateaux et cette fantastique odeur de crevette qui embaume les abords de Gamla Stan et fait la joie des Stockholmare sont autant d’éléments qui font redécouvrir les pieds. Mes pieds en l’occurrence.

12 août 2008, Gamla Stan, avec mes pieds

C’est donc avec grand plaisir que depuis quelques semaines j’arpente la ville durant 40 minutes, un trajet quotidien qui fait la liaison entre mon appartement et Babylone. Parfois même, je dépasse des copines sans le savoir.

Des kilomètres à pieds et des souliers toujours intacts, NTM à fond dans les oreilles, croyez moi, la Suède est une jolie ville, du lundi au vendredi, de 8h à 9h le matin.

edit : sous la pression de tous, je rajoute le verbe dans le titre du post. je voulais parler comme les jeunes, mais personne ne m’a compris.

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