September 2008 - les archives


À réveiller un mort.

September 30th, 2008

Dans la même veine que Birthday.se, qui après rentré un nom et un prénom vous annonce l’anniversaire, l’âge, l’adresse et le signe astrologique de la personne recherchée, j’ai appris qu’il existait un site sensiblement équivalent, si ce n’est un tout petit plus morbide.

Si par mégarde vous avez égaré l’adresse du cimetière où votre grand-mère a élu définitivement domicile l’année dernière, alors le site officiel de la ville de Stockholm vous aide à vous y retrouver.

Oui, sur “Hitta en Grav” (trouver une tombe), il est possible de savoir exactement où est enterré Mamie ou votre acteur favori.

De la même façon que son concurrent (plus joyeux) Birthday.se, vous pouvez limiter la recherche au nom et prénom, ou affiner avec la date de naissance ou la date de décès. Il est surement plus intelligent de préciser la recherche, dès fois que la défunte s’appelle Anna Johnson, ce serait trop bête d’aller se recueillir sur une mauvaise grand-mère du fait de l’énorme popularité de ce type de nom en Suède.

Ainsi, et grâce à ce guide hautement pratique, j’apprends que Greta Garbo repose à Skogskyrkogården, quartier 12 A, tombe n°1. Et puis dans le doute, vous avez toujours la carte conçue pour vous guider dans les méandres du cimetière, histoire d’être certain de ne pas se rater.

Je dois reconnaître que les suédois font fort, très très fort sur Internet. On aurait peut-être aimé quelque chose de plus pratique, du type “où j’ai mis les clés de l’appart“, “où puis-je garer ma bagnole gratos à Stockholm“, mais bon, on s’en contentera.

Et puis dire bonjour à Mamie, ca n’a définitivement pas de prix.

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ReVigör

September 30th, 2008

J’en ai déjà parlé précédemment…  des litres d’alcool qui coulent encore dans le sang des suédois le dimanche matin.

J’ai déjà constaté l’état des caniveaux un samedi à 3h du matin, des milliards de canettes étalées sur le sol ; de quoi ouvrir une compétition nationale de  Chamboultou au Parc des Princes.

J’ai récemment pris connaissance d’un nouveau produit, que je ne saurais qualifier de fantastique mais qui mérite tout de même une place d’honneur ici, j’ai nommé : ReVigör.

À entendre le mot « Revigör », il vient instantanément à l’esprit le verbe « revigorer », et c’est exactement le principe de cette potion magique pour alcoolique notoire.

De la même façon qu’une bonne vieille pilule du lendemain, le « pack » de 3 cachets de ReVigör s’utilise de la manière suivante : un premier cachet avant, un deuxième après et le troisième le lendemain matin.

Mais après quoi ? Oui, ReVigör pour éviter les maux de tête après les gigantesques beuveries qui engendrent nécessairement 3 semaines de convalescence.

Oui, ReVigör est un produit pour « le jour d’après ». Le jour d’après les litres de vodka, les éclatages de tête, les vomis dans le métro, les comas éthyliques.

Oui, ReVigör se trouve absolument partout en ville, dans les Pressbyrån, les 7/Eleven, bref, chez tous les meilleurs dealeurs de Kanelbullar de la ville.

Et non, dire que ReVigör incite à la consommation d’alcool chez cette masse stupide jeune et dépravée de la population est un pas que je ne saurais franchir. Mais quand même. Et après, le même pays possède un monopole de la distribution de l’alcool dans quel but ? Limiter sa consommation.

ReVigör, hum, j’adore !

edit : on me dit dans l’oreillette que ReVigör n’est pas le premier du genre… il marche sur les pas de “Bakis“, la même affaire mais effervescente… Quid de la morale en Suède ? Assumer sa débauche, apprendre à vivre avec ?

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Leva i Paris recherche…

September 26th, 2008

… d’urgence de la main d’œuvre !

Leva i Paris (ouverture prochaine du site) est un guide à l’usage des suédois qui habite/vont habiter à Paris. Le site traite autant de la vie pratique que des loisirs.

Et avec déjà un énorme retard sur le projet, nous recherchons activement de ou des personnes susceptibles de donner un coup de main sur la rédaction des articles (en suédois)

D’avance, merci ! Plus d’infos : contact par mail ]

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Élevage en plein-air

September 23rd, 2008

En Suède ou ailleurs, les enfants se prennent d’affection pour eux. On leur donne des noms, on les aime, et ils nous le rendent bien. Magnus, Pontus, Cubitus et leurs copains.

Et puis un jour, débarque un gros bonhomme à moustache, le genre déménageur polonais vraiment pas commode. Son travail ? Faire celui que personne ne veut faire, pas même le père de famille.

Et alors de ceux que vous avez aimés…

Ne restera plus que ça…

La vie à la campagne implique décidément beaucoup de sang-froid.

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Un sport de combat.

September 23rd, 2008

Fumer n’est pas, à proprement parler, un sport. Même si elle se pratique de façon quotidienne, avec un rythme soutenu pour certains et même certaines ambitions d’en augmenter la fréquence pour d’autres, la cigarette reste et restera une arme fatale.

Ce que je, en revanche, considère plus comme un sport, c’est la recherche de la cigarette, et sa pratique quotidienne.

Je m’explique : les suédois ne fument pas. Fin de l’explication.

Dès lors, 2 challenges :

  • Trouver la cigarette. Étant un amateur de tabac à rouler, la tâche est d’autant plus difficile. La production est quasiment inexistante, mais j’ai depuis quelques mois trouvé le meilleur dealeur de cigarettes du tout Stockholm, qui écoule je pense, avec moi pour seul client, ses derniers paquets de tabac à rouler. Sachant que d’ici quelques mois, lorsque j’aurai épuisé le stock de ce gentil monsieur, il ne me restera vraisemblablement qu’une seule option : un retour en France.
  • Pratiquer la cigarette. La cigarette à Stockholm ne se pratique jamais, à l’exception des vendredis et samedis soirs, lorsqu’il y a une quelconque consommation d’alcool latente. Étant donné qu’un suédois n’ira jamais dépenser 43kr pour un paquet de Camel Ultra Light, il adopte la technique dite de la “CDA” : fumer les Clopes Des Autres. (Un phénomène sociologique excessivement intéressant, qu’il serait bon d’analyser en profondeur un peu plus tard) Il est donc bon de prévoir, lorsque tu seras un fumeur seul face à 50 suédois, de quoi subvenir à ta consommation, et surtout à celle des autres.

Il devient donc difficile de fumer sans être en proie à la méprise des autochtones. Même si ce n’est pas (encore) clairement indiqué que la cigarette ne se pratique pas dans l’ensemble des lieux publics, la loi fait déjà quasiment légion (et bien entendu, je considère le dehors, la nature, les arbres, les oiseaux et la forêt comme un lieu public)

J’use de l’hyperbole pour le style, l’écriture, j’exagère bien entendu légèrement les faits, mais tout de même, j’ai du mal à me résoudre au fait qu’il soit noté, noir sur blanc dans mon contrat de location, que la consommation de la cigarette est strictement interdite dans l’appartement. Paf.

Ceci est et sera l’unique sujet sur la cigarette présent ici, étant donné que je viens certainement de perdre 50% de mes lecteurs (et de faire baisser d’au moins autant le tourisme français à Stockholm)

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