November 2009 - les archives


Quand les suédois regardent la Suède.

November 24th, 2009

C’est un fait, on généralise tant qu’on a souvent tendance à oublier que tous les suédois ne sont pas pareils. Et on est d’ailleurs  bien heureux de le constater.

Il semblerait visiblement qu’ils ne soient pas tous couchés à 22h, que certains soient assez fiers de couper la file d’attente devant le bus et que parfois, certains votent pour des partis politiques absolument douteux, oui!

Ceci dit, on a bien du mal à les repérer. Il m’a fallu 2 ans pour commencer à observer les premiers comportements perturbateurs. Ils sont de ceux qui prennent sans remords le volant après une ou deux Leffe en terrasse, ceux qui n’enlèvent leurs chaussures chez personne et sous aucun prétexte.  On reconnaît facilement les plus aventuriers d’entre eux, mais ils sont malheureusement encore moins nombreux que des parisiens en short fin novembre.

Puis vient se poser un problème de taille: la plupart des suédois que la Suède n’a jamais convaincu ne se trouvent certainement pas là où on les attend: un bon nombre d’entre eux ont pris le maquis pour former des communautés à Paris, à Londres ou à Amsterdam – des capitales dans lesquelles conserver ses chaussures à l’intérieur ne constitue pas un affront national.

Les entendre discuter de la Suède est un véritable plaisir, parce que rares sont les suédois qui possèdent ce sens de l’autocritique. Le meilleur d’entre eux (Ruben Östlund) en a fait un film, “De ofriviliga“, sorti en France sous le nom de “Happy Sweden“.

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On a évidemment tendance à chercher une épaule sur laquelle pleurer lorsqu’un dimanche, on finit par être fatigué du comportement suédois. On  a souvent envie d’allumer une cigarette dans un bar, d’oublier de prendre un ticket à la pharmacie pour voir ce qu’il se passe, proposer un apéro surprise un lundi soir… et c’est très réconfortant d’apprendre qu’au milieu de nos amis les suédois bienveillants, il y en a une petite poignée qui ne rêve que de faire la même chose!

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What happens in Vegas…

November 18th, 2009

Stockholm – Las Vegas, ou une bonne douzaine d’heures d’avion pour faire la liaison Suède – Ètats-Unis. Las Vegas, Nevada, qu’un bon nombre d’européens peuvent situer sur une carte. De l’autre côté de l’Atlantique, les américains ont beaucoup plus de problèmes pour localiser Stockholm. Une partie d’entre eux m’ont d’ailleurs fait part de leurs différents voyages à Stockholm, en Suisse, il y a quelques années de ça. Ceci dit, loin de moi l’idée d’en rire, je reconnais volontiers que Stockholm ne m’évoquait pas plus de choses que le changement d’une courroie de distribution avant d’emménager ici.

Après une semaine passé là bas, j’en viens à me demander si Las Vegas ne serait pas la ville la plus différente de Stockholm, sur absolument tous les points de vue. Las Vegas n’est pas Disneyland, ce n’est pas non plus les Etats-Unis, ce n’est comparable à rien d’autre. Las Vegas, c’est simplement Sin City (la ville du péché pour les non anglophones) En revanche, jamais on ne verra un suédois portant un t-shirt estampillé: Stockholm: Sin City. Sur la liste des capitales du vice, Stockholm doit visiblement se placer bonne dernière, très loin derrière Vegas en première place.

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Vegas frappe avant même que l’avion ne débute sa descente: une ville perdue au milieu des rocheuses, le paradis du jeu au cœur du désert. Raconter Vegas n’est pas exercice facile, encore moins à l’écrit. Il est probablement nécessaire d’en parler, avec des grands gestes et des bruits, des chlafffff, bliiiiiing, claaac, afin de décrire au mieux cette ville absolument pas comme les autres.

Une semaine à là bas, c’est plus de temps qu’il n’en faut pour se faire une bonne image de la ville. Une semaine à Vegas, c’est aussi le temps nécessaire pour réaliser à quelle point vivre dans cette ville n’est en aucun cas une option, se dire une fois de plus que vivre en Suède, c’est une chance, et un plaisir avant tout.

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Pour les plus curieux d’entre vous, les photos sont là: Picasa

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