24 mois.
Le 27 août, je clôturais ma deuxième année en Suède. Le même jour, j’entamais la troisième. Time flies.
Un labs de temps définitivement bien investi. De l’apprentissage d’une langue nouvelle jusqu’à trouver la meilleure bière de Stockholm, ces 2 années se sont envolées sous le thème de l’intégration.
L’intégration, c’est le sujet favori de tous les expatriés du monde. Il ne suffit malheureusement pas de porter une casquette des Yankees pour être américain, et ce n’est absolument pas en mangeant du fromage au petit déjeuner que vous deviendrez l’ami de tous les suédois.
L’intégration, c’est un projet sur le long terme, qui prend évidemment forme via… la communication. Il était temps d’écrire 3 mots dessus, tant on m’a posé de questions concernant l’apprentissage du suédois.
Parlons les amis, apprenons le suédois. Il n’y a pas meilleure école que la Suède pour ça. J’ai d’ailleurs observé qu’il existait (au moins au niveau des français en Suède) plusieurs groupes bien distincts dès lors que l’on touche à l’apprentissage du suédois.
Il y a tout d’abord ceux pour qui apprendre est nécessaire. Ils sont bons, lents, moins bons ou excessivement lents, mais ils poursuivent le même objectif: être apte à communiquer.
Il y a ceux qui n’ont jamais vraiment appris, ou très peu, mais qui clament tout comprendre, des conversations, des articles des plus grands quotidiens suédois. Ceux là disent qu’ils n’auraient besoin que d’un tout petit peu de grammaire pour accéder au tant convoité statut de “bilingue“. On les repère ceci dit facilement: ils sont en Suède depuis 8 ans, “parlent” 14 langues et commandent toujours leur café en anglais.
Il y a bien entendu ceux qui ont essayé, puis ont abandonné. On a très vite tendance à les comprendre -et à les pardonner- le jour où l’on apprend qu’infirmière, en suédois, c’est “sjuksköterska”’
J’ai en revanche beaucoup plus de mal à comprendre le dernier groupe. Ils sont une minorité et se cantonnent à une règle de base: “on vit tout aussi bien sans le suédois” Alors certes, on peut aussi vivre sans Sopalin et ne plus jamais mettre de chaussettes, mais de là à considérer qu’on vit aussi bien sans… J’ai du mal à concevoir qu’il soit possible de vivre sur le long terme dans un pays sans jamais essayer de pratiquer sa langue.
24 mois à Stockholm… il est déjà temps de traverser un nouvel hiver, le troisième. Le suédois se perfectionne mais je n’ai aucune étiquette “bilingue” collé sur le front. Ceci dit, 3 hivers, c’est surtout le temps nécessaire pour maîtriser le feu de bois dans la neige et faire griller des saucisses. Et croyez le ou non, pour ça au moins, je suis devenu expert.
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