Arc-en-ciel

Il y aura eu un lever matinal, un samedi matin. Pour rejoindre la banlieue, le 95, pour rejoindre un couple, heureux et “just married“. Ma première messe officielle, ma première cravate. Ma dernière messe, certainement ma dernière cravate. L’excellent vin, 14,5°, sous le soleil à 30°C.

Puis il y aura eu un dimanche à la campagne, le moment où ma soeur a choisi “Coup de soleil“, Richard Cocciante. A noté quand même que sous ce tube, internationalement repris, dont toi aussi tu connais certainement le refrain, se cache un texte auquel personne n’a jamais suffisament prêté attention.

Extrait : “J’voulais m’tirer, mais j’me tire plus
J’vis à l’envers, j’aime plus ma rue,
J’avais cent ans, j’me r’connais plus
J’aime plus les gens depuis qu’j't’ai vue
J’veux plus rêver, j’voudrais qu’tu viennes
Me faire voler, me faire je t’aime.”

Et c’est avec plaisir que j’accorde toute ma préférence à “j’t'ai vu descendre d’un arc-en-ciel“, qui reste quand même selon moi une des plus belles déclaration d’amour de ces 30 dernières années.

Nous sommes lundi, j’ai entendu trop d’individus dire “p’tain, fait vraiment trop chaud“, les mêmes qui, il y a quelques semaines, se lapidaient au prozac pour oublier l’été orageux. A tous ceux là, je voudrais leur dire : “la sagesse consiste à se contenter d’un bonheur relatif

De belles paroles pour une belle morale, sachez tout de même que je suis un homme heureux.

Bien à toi.

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