Bläckfisk
J’en rajoute une couche, avec le sourire, sur l’apprentissage du suédois.
Hier m’est en effet venu, lors d’une discussion passionnante avec une bière dans un wagon-bar à quelques 1500km de Stockholm, l’idée que l’acquisition d’un nouveau vocabulaire se faisait fréquemment sans même s’en rendre compte, à notre insu, en loosdé un samedi après midi par exemple.
J’ai par exemple utilisé hier le mot « pieuvre » en suédois dans une conversation. Si l’on devait établir une échelle de 1 à 5 sur la difficulté d’apprentissage des mots en suédois, « pieuvre » se verrait attribuer un 4 sans hésitation, tout proche des mots « perforatrice », « oléoduc » et « usufruit » par exemple.
Seulement le mot « pieuvre » m’est apparu un jour où, dans un parc d’attraction à Stockholm j’ai malencontreusement égaré ma carte bleue dans un manège… en forme de pieuvre. Depuis ce jour, je sais que « pieuvre » se dit « bläckfisk », en suédois.

C’est un cas parmi milles autres qui promet à une fierté certaine si, lors d’une quelconque conversation en suédois, le thème « monstre marin » est abordé. Cette idée renforce ma théorie qui consiste à penser que ma vielle copine de SFI qui notait consciencieusement tous ses nouveaux mots sur des petits papiers afin de les apprendre par coeur le soir n’était défintivement pas la bonne solution.
La bonne solution, c’est un bon après-midi des familles à Disneyland.