Pourquoi Quitter Paris ?

Category: Anciens récits à Paris (page 1 of 16)

Jour 1 : Clé en main

Un jour 1 classique, sensiblement équivalent à tout emménagement dans un nouvel appartement, à savoir :

  • Remise des clés
  • Appréhension et ouverture de la porte
  • Constat du lieu (grand? lumineux ? papier peint/moquette ?)
  • Quelques bras en plus pour les cartons

Une petite différence subsiste néanmoins : j’ai signé pour cet appartement avant même de l’avoir vu. La Suède est un pays basé sur la confiance, valeur bien trop absente de l’administration parisienne. Pour preuve, je n’ai aucune caution, aucun garant. D’ailleurs, le chèque n’existe pas là bas, et considéré par les suédois comme quelque chose de très conservateur; les mêmes suédois qui utilisent encore des tickets de métro à faire tamponner par un employé dépressif, à votre bon souvenir des remontés mécaniques de votre station de sports d’hiver il y a quelques années de ça.

Un déménagement donc somme toute conventionnel, hormis bien entendu les 1948km que j’ai parcouru au volant d’une Renault 19 fatiguée, le temps d’un Paris/Stockholm.

Le gros avantage d’avoir passé quelques années à Paris est qu’un loyer, pesant jusqu’alors le poids d’un cheval mort, semble très vite misérable lorsque l’on change de capitale. A titre informatif, je bénéficie d’un appartement de 38m² pour un loyer ne dépassant les 320€ mensuels. Et beaucoup m’envient. Et je le sais bien. Ne payant par ailleurs ni chauffage ni eau chaude, et disposant d’une baignoire de la taille d’un terrain de tennis olympique, je n’envisage pas de lésiner sur les bains trop chauds, rongé de remords par la situation des pays du tiers monde, qui plus est.

Prochainement : visite touristique, le plus grand IKEA du monde.

Ligne éditoriale

Un autre blog au milieu d’une masse informe, et pour mon plaisir personnel,

Parce qu’il n’est jamais inutile d’écrire, de relater, d’informer,

Parce que certains y trouveront quelque chose, parce que beaucoup n’y trouveront rien,

Parce que quitter Paris… quitter Paris…

Le pays des possibles.

Il y a cet endroit, à quelques petits 2000 km de l’avenue de la République.

Il y a cet endroit, à quelques jours de voitures, quelques heures d’avions, ou quelques secondes avec Internet.

Dalhalla, tel est son nom, rarement je n’ai vu aussi belle place pour une représentation musicale.

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La scène se trouve au milieu d’une mine de calcaire, prise par les eaux.

L’acoustique y est semble-t-il fabuleuse.

Autant associer le son à l’image, je t’invite à jeter une oreille au live d’Anthony and the Johnsons, sur le site de P3, radio nationale suédoise. La première chanson dépasse tout ce que j’ai pu entendre depuis bien longtemps (oui, encore !)

Porte toi bien.

Ouais.

J’y suis…

En tailleur sur le parquet parce que je n’ai pas encore les quelques meubles nécessaires à chaque vie bien rangée. J’ai donc passé la toute première nuit… la nuit… plus à Paris mais à Stockholm. La différence est pourtant flagrante; pour la première fois de toute une vie (de pauvre), je peux choisir de manger dans la cuisine, OU dans le salon. Jusqu’alors, le choix m’était imposé par l’étroitesse du lieu : je mangeais dans le salon. Mais aussi dans la cuisine. Et aussi dans la chambre. Tout ça en même temps. Ouais. Le compact living parisien, j’en connais pas mal qui donneraient leurs parents pour en sortir.

Enfin, voilà, à jouer les riches… mon nouvel appart est gigantesque et le loyer misérable. Vous êtes les bienvenus, vous et vos cousins.

Je rentre toujours le 8 pour 2 semaines. Paf.

J’essaierai d’organiser une soirée de départ surprise si personne ne l’organise pour moi. Ceci dit, je déteste ça, en règle général. Pas les surprises hein… mais les soirées de départ… Bref. Je vous verrai tous un par un, par tranche de quart d’heure. C’est ce qu’il y a de plus rentable et ça contentera même les gros relou(x).

Je vous embrasse.

Wanted

Dans l’outil de statistiques de ce site, je m’interroge sur l’identité de la personne qui a tapé « J’ai écrasé un Vélib’ » sur Google avant de tomber ici.

En dehors de ce fait, incongru je le concois, je me demande ce que cette personne espérait trouver sur Internet…

Le numéro de service client ? Un forum d’entraide aux personnes ayant déjà écrasé un ou plusieurs Vélib’ ?

Prions pour que ce soit juste Vélib’… et pas le cycliste dessus. Dans ce cas, ami, un seul numéro possible : le 112.

edit : il semble en fait s’agir d’un nom de groupe, présent sur Facebook.

Le topo :  Beaucoup moins romantique, mais plus populaire, avec ses 102 membres, « J’ai écrasé un Vélib' » rassemble « tous les Parisiens qui possèdent une voiture et qui ont écrasé quelqu’un conduisant un Vélib’. Ça marche aussi pour ceux qui rêveraient d’écraser un Vélib’ mais qui n’osent pas salir leur pare-chocs avant ». Certains utilisateurs du groupe suggèrent même un partenariat avec Land Rover : « A chaque Vélib’ écrasé, on présente la photo au concessionnaire et on a un 4×4 gratuit avec l’autocollant ‘Velib’ Buster’. La classe quoi ! »

T’étais où ?

On en parle comme d’un fait national, un 14 juillet, un chou à la crême… La fin des vacances pour beaucoup et on a cesse de se le faire répéter.

Enfin, j’ai cette pensée émue pour beaucoup de tristes parisiens qui soit n’ont pas eu de vacances, soit ont tenté le combo plage/parasol/Argelès, certainement pour la dernière fois. Certains ont du peut-être trainer des enfants… peut-être même les enfants des autres… D’oú la nécessité de ne pas faire d’enfants; ou d’en faire 2, et leur apprendre les bases de l’autonomie et de l’entraide fraternelle, dès 6 mois.

Enfin, tout ceci n’a aucun sens, sinon de donner signe de vie. Un manque de temps évident pour remplir cette page, et un manque de pratique évident du clavier nordique.

Quoi qu’il en soit, je serai de retour du 8 au 21. C’est bientôt mon anniversaire, certains d’entres vous peuvent donc commencer à se cotiser (les petits cadeaux m’ennuient… alors je ne sais pas… une console de jeux…. une guitare… enfin, il vous reste le temps de la reflexion)

Bien à vous. 

Jag mår bra. Bara bra.

Alors on s’en approche…. doucementnordiquement

Faire l’acquisition d’un numero de téléphone débutant par 07, d’un clavier qwerty sur lequel apparaît quelques « å », sur lequel il est fastidieux de taper nos chères lettres accentuées.

Alors on s’en approche…. doucementnordiquement

L’acquisition d’un appartement, un grand, aussi peu cher qu’un aller retour Ryanair Paris/Stockholm. Une nouvelle monnaie et l’impression d’avoir le sou, un billet de 500 dans la poche… mais 500 Kr… enfin c’est toujours ca… (tiens, la cédille n’existe pas ici)

Je pleurerai les Vélib’ et les prunes á 11€ (ici ils sont comme ca, très carré, les amendes aussi). Je ramerai des kilos de cornichons sucrés, des soupes toujours plus alternatives et des Wasa ronds, grands comme des roues de 4×4.

D’ici là, je reviens samedi… je risque de chercher une chambre pour passer quelques nuits à Paris… nous serons 2 a priori…

Je vous embrasse, je suis un homme heureux.

(ce message laisse un ton de mail collectif entre amis, mes excuses pour les autres)

Bip… bip…

En Suède…. fait beau…. presque… retour le 18… vais avoir besoin de bras pour faire quelques cartons… alors les gars… à samedi.

Etat des lieux.

Parfois, souvent, tout le temps, il est nécessaire de faire un bilan, un état des lieux. Quitter un appartement, on verifiera l’état des fenêtres, l’étanchéité des robinets… on gardera quelques euros sur ta caution, ta négligence finira par te faire les pieds (Justice, Ô Justice)
Pour repartir de plus belle… un nouveau locataire, une enième vie à ce 23m².

Et aujourd’hui, je sentais le besoin de faire un état des lieux, non pas celui de mon appart, mais celui de Paris, esquisse(s), qui peut être devra cesser, le jour venu. Ne serait-ce que le déménagement prochain, la Suède, Stockholm… La vie quotidienne revue dans son intégralité, changement de paysage et de vie en général. Alors, certainement l’occasion d’ouvrir un journal de bord, « comme tout le monde » dira-t-on, où basiquement, je ferais état de mes journées, de mes rencontres, des cigarettes dégueu’ et du prix du vin.

Alors ce bilan, ici, de ça, de tout ce que j’ai pu raconter, les bonnes choses comme les mauvaises. Depuis décembre 2005, un peu plus d’un an et demi. Quelques centaines de pages, des centaines de milliers de caractères, tout ça pour l’équivalent d’une dizaine de minutes par jour. Les débuts difficiles, très mauvais, quelque chose aujourd’hui qui ressemble un peu plus à ce que j’avais imaginé au départ. Quoi qu’il en soit, on est toujours insatisfait, quoi qu’il se passe et quoi qu’il en advienne.

Il n’y a pas de juges, j’écris avant tout pour moi, pour le souvenir. J’emploie « avant tout », qui n’est pas donc pas exclusif; je n’écris pas QUE pour moi, auquel cas j’aurais collectionné les fichiers Word sur mon ordinateur. J’aime être lu, j’aime surtout les réactions ; les points de vues partagés.  

Je touche au point sensible, les visiteurs, toi qui te trouve ici, à lire tout ça. Habitué peut-être, égaré ici certainement.  De là difficulté de se faire un avis, sur le blog en général, sur l’intérêt général, si il existe.

Enfin, j’ai tout de même quelques informations : des connections journalières cosmopolites, de la France à la Belgique, de la Chine au Japon, plus récemment. Je n’en sais pas vraiment plus, en dehors des amis, existe-t-il encore des êtres humains bons clients de cet espace, réguliers ? J’en doute… je serais le premier à m’ennuyer ferme sur la vie d’un inconnu

Tout ça m’aura tout de même apporté… trouver le goût de l’écriture, et travailler sa grammaire… bien qu’il subsiste une bonne tonne de fautes, je fais de mon mieux pour tendre vers le zéro ; quelques avis sympas, quelques encouragements ; j’ai par ce biais aussi, retrouvé Flav’ (merci Rosie) ; tout ça pour finalement se dire que l’on n’y perd jamais.

Alors voilà, vendredi prochain sera le jour de mon départ en Suède, avec un retour prévu fin août pour préparer le déménagement. Début septembre, je ne serai déjà plus là… et Paris, esquisse(s) sera peut être officiellement « clos« . Disponible, mais clos. Je tenterai l’épilogue hoorible, celui où tout le monde pleure à la fin, sauf tout le monde.

Je vous embrasse, encore des tonnes de choses à faire avant le départ, des tonnes aussi à raconter.

Johan

In my bath, I…

Je prends un bain, je suis suant mais toujours très classe, après un tennis dans ce charmant village qu’est Saint-Vrain.

Un vieux poste sous la main, c’est Europe 2 que j’écoute (peut-être pour la 3ème fois depuis 23 ans)

Je connais le tableau, la programmation musicale ne compte que des artistes ayant dépassés les 50000 ventes, soit, je l’accepte, même si effectivement je m’expose à entendre Franz Ferdinand quelques secondes après Mickaël Youn. Mais bon, je me dis que je suis un mec sympa, ouvert, pas crétinisé pour un sou et conscient de mon geste.

Mais là c’est Monsieur Roux qui suit « Fous ta cagoule« .

MONSIEUR Roux

Monsieur ROUX

MONSIEUR ROUX. Je ne sais pas, tu dois connaître « Petit Rasta« , si tu lis la presse, si tu écoutes la radio. Pour la première fois, j’ai prêté attention à sa chanson, et pour la première fois, je ne peux que te déconseiller de jeter ne serait-ce qu’une once d’attention sur cette merde immonde.

Je ne me permets que trop rarement la vulgarité, mais je dois reconnaître que pour le coup, je suis attristé (et coupable) d’avoir écouté un tel « artiste ». Je me sens faible, j’ai des envies de purgatoire.
Jamais, plus jamais, sortez de ma vie Monsieur, vous êtes mauvais, vous êtes pire que la RATP, que la moutarde québecoise, qu’un dimanche à Mouchette.

Alors messieurs les programmateurs pervertis, messieurs les tristes manitous vendus de la musique, pourris jusqu’à leurs femmes, je vous promets, sur mon honneur, qu’un jour viendra le moment où j’aurai ma revanche.

Bien à vous,

Je suis un homme heureux.

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