Pourquoi Quitter Paris ?

Category: Du futile à l’agréable (page 1 of 9)

À poil la Suède.

La Suède brille dans le football féminin, mais pas seulement. Elle a aussi créé le roulement à billes, Abba, la dynamite, les robes à fleurs et un nombre conséquent d’autres petites choses qui ont, chacune à leurs manières, participé au monde que l’on connaît aujourd’hui. Poursuivre la lecture…

L’ennui en Suède.

C’est une question fondamentale sur laquelle il est important de se pencher: s’ennuie-t-on en Suède?

Dans un pays où tout va toujours pour le mieux, il est légitime de prendre deux minutes pour y réfléchir. Poursuivre la lecture…

Finalement, c’est pas si loin.

Melbourne, en première place et devançant Stockholm de peu, à été élue pour la troisième fois consécutive la ville la plus agréable à vivre.

Il y a donc des types qui sont allés demander à d’autres types, dans toutes les villes du monde, si ils étaient contents. Avec l’appui de statistiques imparables, tout le monde s’est ensuite accordé à dire que Melbourne était la ville la plus chouette du monde.

Melbourne se trouve à 16.550km de la Place d’It’, à 15.589km de Mariatorget.

À Melbourne, on fait 4 fois par jour référence au temps qu’il fait. Tout le monde fait la queue au distributeur automatique, et les gens sont tous très content le vendredi soir après le travail et surtout après 5 verres. Il fait chaud pendant l’été, il fait froid pendant l’hiver, un poulet coûte environ $8. Le matin, les gens sont dans les embouteillages pour aller au travail, et la machine à café du bureau est franchement pas terrible.

Melbourne, finalement, c’est pas si loin. Certes, les filles sont moins jolies. Certes, on fait moins de kayak. Il n’empêche: on est quand même pas à l’autre bout du monde.

La différence majeure, c’est simplement le côté duquel on se trouve par rapport au milieu de terrain, et l’Australie se place au dessous de l’équateur, comme assez peu de pays finalement. Ce qui complique sensiblement le quotidien, parce que d’un jour à l’autre, on fait des barbecues pour Noël. L’école finit pour tout le monde en décembre. Juin est le mois le plus pourri de l’année. Les gens sont neurasthéniques en juillet-août. Les boutiques exposent des tongues dans les vitrines en février. D’où probablement l’expression: c’est le monde à l’envers.

À part ça, tout va bien ici. On est content. Il semble que tout aille bien aussi à 15.589km.

La population à Stockholm.

La ville de Stockholm est une capitale européenne et abrite environ 1,3 millions d’habitants. C’est aux alentours de 100 fois la population de Bondoufle, ou environ 13 stades de France, ce qui représente un nombre conséquent de suédois.

Malgré tout, croiser le chemin d’une connaissance dans les rues de la ville est un phénomène très fréquent. Il est théoriquement possible de rencontrer jusqu’à 5 personnes par jour (en moyenne par habitant) en se promenant dans la ville, et il est toujours surprenant d’observer le comportement des suédois qui semblent systématiquement sidérés de croiser la route de quelqu’un qu’ils connaissent. La réplique la plus courante est le “nej men!!”, (littéralement “nan mais!!”) afin de marquer la surprise, l’étonnement ou parfois, le stress.

Se pose ensuite ce problème très pénible de savoir si une poignée de main suffira ou si il faudra considérer un câlin, et dans la plupart des cas débute alors la conversation avec une question absolument idiote sur le thème de “mais qu’est ce que tu fais là”.

Par la suite, il est possible d’interroger son interlocuteur sur ses projets à court-terme, basés sur les évènements à venir du calendrier suédois: “des idées pour les vacances? Pâques? Noël? Midsommar? La fête nationale? » etc. La bonne nouvelle est qu’il se passe beaucoup de choses en Suède et qu’il est toujours possible de faire la discussion sur un évènement majeur qui tombe généralement dans le mois à venir.

Il existe plusieurs catégories de personnes qu’il est possible de rencontrer dans la ville:

L’agréable surprise: ce sont les amis proches, la famille etc. Ils se font rares, ce ne sont malheureusement pas ceux que l’on croise le plus.

La rencontre pénible: ce sont les anciens collègues, les rencontres d’une soirée dont on a oublié le prénom, les amis d’amis d’amis etc. D’une entente implicite, on se fait un signe de la main et on passe son chemin.
Certains ont malgré tout mis au point des stratégies tout à fait farfelues afin d’éviter un regard ou une poignée de main qui peuvent parfois aller jusqu’à prétendre un faux coup de téléphone, parler à quelqu’un qui n’existe pas d’un sujet qui n’existe pas et par la suite prétendre raccrocher son téléphone après une conversion qui n’a jamais existé.

La rencontre utile: rarissime, c’est rencontrer son banquier dans la rue et faire un bout de chemin ensemble, discuter financement de retraite et en profiter pour faire un virement rapide à un copain. C’est s’assoir à côté de sa dentiste dans le métro et se voir proposer un détartrage minute avant d’aller travailler.

Vivre à Stockholm et flâner dans la rue est une chasse aux Pokémons quotidienne, avec ces gens pénibles que l’on rencontre sans cesse et ceux que l’on aimerait voir mais qui semblent ne jamais sortir de chez eux.

Bien entendu, cette grande ville dans laquelle tout le monde se connait crée beaucoup de relations, d’amis en commun, de couples qui se font et qui se défont, de copains qui ont partagé la même copine et de copines qui ont partagé le copain.

Il devient donc possible de dresser un arbre généalogique de Stockholm sur  5 générations et parvenir à faire rentrer toute la ville de Stockholm à l’intérieur.

Stockholm n’est pas une ville, Stockholm est avant tout une grande famille.

Systembolaget en Suède.

Systembolaget, le dealer d’alcool national, monopole d’État, fait partie du quotidien des suédois. Il en existe exactement 76 à Stockholm, Systembolaget fait plus d’argent que le Paris-Saint-Germain avec un chiffre d’affaires de 24,439 milliards de couronnes suédoises. Le plus proche de chez moi se trouve à 500 mètres, Systembolaget est la station Vélib’ de Stockholm.

Si l’alcool était en vente libre en Suède, le pays et ses habitudes seraient radicalement modifiés. Le comportement des suédois serait la première conséquence directe de la disparition du Systembolaget: on les trouverait certainement moins stressés. Il est vrai que les horaires d’ouvertures de Systembolaget imposent une certaine planification à laquelle il est bon de se tenir. Il est nécessaire, avant le fermeture sabbatique du samedi à 15h, d’envisager absolument tous les événements potentiels du week-end pouvant théoriquement entraîner une consommation d’alcool. Un coq au vin le samedi soir est évidemment beaucoup moins sympa quand on a pas de vin à la maison.
Un tel effort d’anticipation peut très vite devenir un facteur de stress important chez les suédois, qui se sentent par la même occasion obligés de planifier l’intégralité du mois à venir, juste dans le doute.

Si l’alcool était en vente libre en Suède, on aurait certainement moins de jeunes bizarres dans les rues de la ville le samedi soir. Étant donné que les moins de 20 ans n’ont pas légalement le droit d’acheter de l’alcool, ces petits salopards profitent de la moindre ouverture dès lors que le personnel se trouve un peu négligent sur le contrôle des cartes d’identités. Et quand ils parviennent à mettre le main sur une bouteille, c’est très rarement un Hautes Côtes de Nuits.  On ira plutôt miser sur le rapport « degré d’alcool/prix » (un rapport que les suédois ont inventé) – et c’est souvent la bouteille de Tequila à 100kr avec un type en sombrero dessus qui gagnera le concours.

Bien entendu, si l’alcool était en vente libre, on pourrait aussi boire des coups pour beaucoup moins cher et Systembolaget n’apparaîtrait plus dans le top 1 des débiteurs de chaque compte en banque suédois. Mais par la même occasion, le gouvernement deviendrait plombé par les dettes, on imposerait donc des semaines de 50h et 15 jours de vacances par an. Bref, la Suède deviendrait l’équivalent du Japon et ça, personne ne trouverait ça vraiment chouette.

Enfin, si l’alcool était en ventre libre en Suède, on boirait aussi beaucoup plus de coups. On verrait plus de copains, on ferait plus de musique, certains dîners seraient un peu moins chiants et Björn Borg n’aurait peut-être jamais gagné Rolland Garros, six fois.

Les burgers en Suède.

On en a déjà discuté, les suédois aiment bien boire des coups. La vraie différence avec nous français est le sens que l’on peut accorder à “boire des coups”, qui en Suède ne se traduit pas par 3 verres de vin mais par des litres de bières, de vodka Redbull et de gin tonic sans bulles.

Après tant de folies, les suédois agonisants n’ont évidemment plus qu’une idée en tête: MANGER. Passée une certaine heure, manger devient l’obsession de tous: le ravitaillement est essentiel, il en va de la survie de chacun. Heureusement, la Suède a bien fait les choses et à pensé à installer des stands à burgers tous les 100 mètres, proches des principaux lieux d’activités nocturnes des jeunes suédois. Ici, rien n’est laissé au hasard et la Suède a très vite compris qu’un suédois qui mange est un suédois qui va bien.

Les stands font principalement tourner leur business à 1h, à 3h et à 5h du matin. Ce sont les heures de fermetures respectives des bars et des clubs, et bien entendu, tous les vendredis et les samedis, c’est Noël. Cela crée nécessairement des files d’attente incroyables car ils sont des centaines de participants à la course aux burgers. Il faut ceci dit reconnaitre que faire la queue au milieu de la nuit n’a franchement rien de pénible, car même si personne n’a les yeux en face des trous, tout le monde est plutôt content. Enfin, le type qui est vraiment content, c’est surtout celui qui se tient derrière la caisse: il fait tourner les billets de 50, les cartes bleues, du burger et de la saucisse en veux tu en voilà.

Et dans la file d’attente, après autant d’alcool, on aime bien discuter de trucs.

Des trucs pas forcément plein de sens mais des trucs quand même. On chante parfois. On se fait des nouveaux copains, on se dit qu’on s’appellera et on se rappelle jamais. Il y a souvent un type qui « parle » français et qui répète « baguette » en se marrant. Derrière lui se tient son copain, il est tout blanc. C’est l’heure de pointe mais l’atmosphère est plutôt chouette. On achète un burger à 50kr, on l’apprécie pour 5 minutes, on dit merci et bonsoir à ses copains et tant bien que mal, on rentre à la maison et on se couche. Avec les mains qui sentent la frite.

La fête en Suède.

La fête en Suède est sensiblement équivalente à son homologue français. On se retrouve entre copains, on discute de trucs marrants, on se frite sur des sujets qui touchent à la place de la femme dans la société en 2013, on envoie des sms un peu louches à des gens un peu louches, on se fait servir un verre de vin mais “juste un fond, merci”, et après une vingtaine de “juste un fond, merci”, on rentre chez soi sans trop franchement savoir comment.

En revanche, il est apparu en Suède un phénomène qui, depuis ces dernières années, a radicalement transformé la fête: cette révolution, elle s’appelle Spotify.

Spotify (logiciel d’écoute musicale désormais bien connu en Europe) est une invention suédoise, comme la fermeture Éclair, la dynamite, ou encore Eric, le vampire à la cool de la série télévisée True Blood.

Aujourd’hui, le suédois possède 3 choses essentielles à sa survie: un numéro de sécurité sociale, une carte bleue, et un compte Spotify. Alors nécessairement, cela crée des tensions: lors d’une fête quelconque, une vingtaine de personnes, un ordinateur et autant de possibilités musicales considérant les goûts de chacun.

Par conséquent, tout le monde y va alors de son artiste, de sa chanson favorite placée en file d’attente de lecture, de sa découverte musicale 2013, ou mieux, celle de 1994. Spotify, c’est autant d’artistes qu’il existe de différents yaourts dans les rayons des supermarchés français. C’est la musique en libre-service. C’est la culture ouverte à tous…

Mais la révolution musicale possède aussi ses conséquences: cet éclectisme poussé à l’extrême, c’est une fête qui perd toute sa cohérence musicale.

On coupe les Smiths au milieu de “Bigmouth Strikes Again” pour écouter “Jump” de Kris Kross, durant laquelle une âme bienveillante et probablement nostalgique se lance en jouant à la suite une demi-douzaines de titres d’Antony & The Johnsons.
Certains fascistes de la musique monopolisent l’ordinateur pour un medley du meilleur de la Suède 1970, d’autres parviennent même à prendre le contrôle de la playlist via leurs téléphones portables. C’est une guerre sans merci, mais c’est une guerre à laquelle tout le monde perd inévitablement.

Alors les quelques danseurs encore présents improvisent mollement deux ou trois pas, puis se dirigent en loosdé autour de la table pour se servir un verre.

Mais “juste un fond, merci”.

Les bananes en Suède.

A la tête des pays, il y a toujours des dirigeants. Et dans la plupart des cas, au dessus des dirigeants, il y a surtout des entreprises qui sont tellement omniprésentes dans notre quotidien que l’on en vient à oublier qu’elles existent.

JCDecaux, par exemple, a su s’installer en loosdé dans le paysage urbain français sans que personne ne trouve rien à redire. En 2013, JCDecaux parvient toujours à pourrir 55 pays, mais tout le monde est content.

La Suède est une monarchie constitutionnelle. Elle possède un roi, mais comme il semble un peu fou et visiblement ramolli, on a placé au dessus de lui une entreprise pour conserver le contrôle du pays. Cette entreprise, elle s’appelle Chiquita, et elle importe des bananes.

Non pas que les suédois soient des consommateurs excessifs de bananes, ou que le marché de la banane en Suède soit aussi financièrement intéressant que les rencontres annuelles de curling, mais la banane a un avantage qu’on ne néglige pas: elle se déplace dans des cartons.

Afin de comprendre le fonctionnement du phénomène, il faut maintenant s’intéresser au marché de l’immobilier. La Suède autorise la sous-location, ce qui permet à des locataires de quitter leurs appartements pendant 5 ou 6 mois et de le louer à un tiers. Évidemment, le marché devient alors essentiellement de la sous-location pour des courtes durées, ce qui implique des milliards de déménagements.

Pour déménager, on a souvent besoin d’un nombre conséquent de copains, mais on a aussi besoin de beaucoup de cartons. Et donc en Suède, quand on déménage, on utilise des cartons à bananes. Des cartons Chiquita.

On les croise au quotidien, dans les camions, sur les trottoirs. On entend les suédois venir les réclamer dans les supermarchés. La banane a pris la tête du pays, mais personne ne s’en étonne. La Suède est devenu, sans vraiment en prendre conscience, une monarchie constitutionnelle, mais bananière.

Alors évidemment, les pontes de la théorie du complot, les dissidents, les insoumis et les anarchistes s’accordent tous sur le fait que l’état du marché immobilier sur la capitale, qui fait qu’il est impossible de louer un logement pour une longue durée, est évidemment dû… à un lobby de Chiquita, qui fait bien entendu pression sur le gouvernement… pour la survie des cartons à bananes.

Et à bien y réfléchir, ça en deviendrait presque une évidence.

Le fika.

En Suède, quand on ne sait pas tellement quoi faire le dimanche après midi, on fika. Le fika, c’est une institution, et pourtant, un fika ne tient à pas grand chose: dans la plupart des cas, il s’agit d’un café avec un bout de gâteau (le type de gâteau importe peu, tant qu’il s’agit d’un gâteau)

Le fika, c’est probablement la dernière option envisageable sur la liste des choses à faire le dimanche, mais pourtant, le dimanche, tout le monde fika. Lorsque l’on est venu à bout de toutes les alternatives possibles, à commencer par “regarder le dernier épisode de Homeland/jouer de la guitare 2 minutes et puis en fait non/finir ce bouquin commencé il y a 3 mois et puis en fait non/parler avec son copine de ce copain qui la semaine dernière a raconté un truc et puis en fait non”, il reste le fika.

Alors, en règle générale, on envoie un sms au plus grand nombre de personnes possibles, un sms qu’il est possible de réutiliser absolument tous les dimanches: “fika cet aprem? Bisous. Johan.
Ensuite, ce n’est qu’une question de secondes, c’est au premier qui répondra “ok” (sms qu’il est aussi possible de réutiliser tous les dimanches, voir même à d’autres occasions qu’il serait plutôt pénible de détailler ici)

On se retrouve ensuite très simplement dans un café proche de chez soi au milieu de toute la Suède, car la Suède aussi a visiblement décidé de fika au même moment (de l’extérieur, certains touristes pourraient d’ailleurs penser qu’il s’agit d’une flashmob)

On partage donc un café et un bout de gâteau, l’affaire est généralement pliée en une petite heure. Le fixa devient en revanche nettement plus étendu sur la durée dès lors que l’ami en question a eu la bonne idée il y a quelques mois de faire un enfant, car il s’agit alors de s’organiser avec la poussette, le manteau, la moufle qu’on a semble-t-il perdu sur la route et un bébé à qui il manque une moufle, c’est franchement relou.

Si depuis la France vous n’entendez parler que de la réussite du modèle scandinave, c’est simplement parce que financièrement, le fika du dimanche fait tourner l’économie suédoise. Si les suédoises sentent si bon et qu’elles sont de surcroît  les plus belles filles du monde, c’est bien entendu qu’elles fika sans exception de façon hebdomadaire.

C’est d’ailleurs une évidence: en Suède, tout le monde est content. Et à quoi ça tient? Un café, et un bout de gâteau (le type de gâteau importe peu, tant qu’il s’agit d’un gâteau)

Le décalage horaire.

Entre Paris et Stockholm, il y a 3 heures de décalage horaire. Entre Paris et Madrid, 4 heures exactement. Ce qui fait un total de 7 heures entre Stockholm et Madrid.

Cela sera bien entendu démenti par toutes les personnes compétentes, les pontes de la latitude, ceux qui imposent le respect après un doctorat en géographie astronomique. Malgré tout, aussi professionnels qu’ils soient, ils ont tort, les uns autant que les autres.

Sur le terrain, la réalité est tout autre. Lorsque la plupart des suédois préparent leur dîner, les parisiens envahissent les troquets pour quelques cacahuètes après le travail. Il est 18h, peut-être 18h30. Une demie-heure suffira aux parisiens pour commander une troisième Leffe, pas plus de temps qu’il ne faudra à la Suède pour commencer à rincer les assiettes. Il est 19h, 19h30. A Madrid, on ébauche des projets pour la soirée à venir.

Passé le dîner, la Suède entre dans une zone sombre, deux petites heures durant lesquelles rien ne se passe. Ou du moins, personne ne sait vraiment ce qu’il se passe. Certains émettent des théories loufoques (les suédois font un bilan individuel de leur journée dans leurs têtes et envisagent le futur, les suédois disparaissent soudainement et ne réapparaissent que 2h plus tard etc.)  mais il est vrai qu’il est très difficile de pouvoir clairement affirmer: « voilà ce que j’ai fait hier entre 19h30 et 21h30 » Cela n’empêche, l’heure a tourné, les suédois sont en pyjama.

A Paris, le traiteur indien sonne à la porte pour délivrer un Chicken Tikka Massala. A Madrid, on tourne en rond, on boit des coups, on envisage de manger des calamars.

Il est 22h en Suédie, on éteint la lumière. Il est 22h à Paris, on appelle ses parents pour prendre des nouvelles. Il est 22h à Madrid, on réserve une table pour 23h30.

En Europe, il serait théoriquement possible de profiter de plusieurs repas de Noël le soir du 24 dans deux ou trois pays différents, sans trop se presser. Oui, il existe un décalage horaire entre la France et la Suède.

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