Pourquoi Quitter Paris ?

Category: Hors des murs (page 2 of 3)

Dalhalla.

Tu t’y attendais, ton week-end n’a connu que l’attente de savoir comment s’était passé le mien… tu veux en savoir plus sur Dalhalla parce que toi aussi, tu t’interroges sur l’existence d’une telle scène musicale.

Mon week-end s’est excessivement bien déroulé, merci.

Dalhalla était samedi soir le lieu de rencontre entre José Gonzalez et Laleh, 2 suédois de souche. Dalhalla, c’est une carrière de calcaire profonde de 60 mètres dans laquelle a été installé une scène, lieu de concert, d’opéra et de pas mal de manifestations culturelles.

Un vague souvenir me revient… Il y a quelques mois, la découverte d’Antony and the Johnsons à la radio, un live depuis Dalhalla justement. Dès lors, et après une sérieuse documentation sur Internet, Dalhalla prenait place, au même titre que le Grand Canyon, Tokyo et l’Islande, dans ma top liste des lieux à découvrir.

Le temps en ce samedi soir fut humide, et c’est un bel euphémisme. Les tribunes n’était pas abritées, j’ai donc assisté de mon siège à un spectacle fascinant, je te laisse juger :

Il est bon de savoir qu’un suédois ne se laisse absolument jamais prendre au dépourvu, et que si un nuage vient cacher le soleil d’été, il est toujours utile d’embarquer avec soi la panoplie complète du véritable pêcheur en mer, « just in case« . Le résultat est visible sur la photo, le public ressemble très nettement à un gigantesque paquet de dragibus, un jeu de mastermind, ou n’importe quoi d’autres, tant qu’on y mélange 1000 couleurs….

2 mots sur le concert : formi, dable. Acoustique exceptionnelle, scène fascinante, ca vaut bien son coup de Volvo et ces 243 kilomètres qui séparent Stockholm de Dalhalla.

Status : (strax tillbaka)

Départ imminent en week-end.

Une expression toujours appropriée que celle du « je pars en week-end« . Histoire de laisser peser un certain mystère sur la destination, qui malgré tout apparait souvent comme une évidence.

Entendez le parisien dire « je pars en week-end » par exemple. De sa bouche, il n’y a qu’une signification probable : il va franchir le périph’. Peu importe où, mais il franchit le périph’, cette véritable barrière psychologique qui sépare « le week-end » de sa « vie de tous les jours« . Dans la plupart des cas, il part en week-end à Montreuil, à Malakoff, parfois à Saint-Vrain.

Certains, un peu plus bourgeois, s’octroient un week-end en Normandie, à Honfleur, ou à Trouville pour les plus joueurs. Mais il est alors convenu de préciser « je pars en week-end, en Normandie« , pour éviter la catégorie « plouc« . Le reste de la France n’est absolument pas concerné, personne ne part à plus de 200km simplement pour un week end, sauf cas vraiment exceptionnel : le mariage d’une vague cousine, l’enterrement d’une grand-mère.

N’empêche, moi, je pars en week-end, loin, très loin, à la campagne. En Renault 19. Immatriculée 77. Même pas assurée, avec un gigantesque aileron sur le coffre.

Et puis de la campagne, je change de voiture pour plus de sécurité et je rejoins Dalhalla, vous savez, cette mine de calcaire, là, prise par les eaux. Il parait qu’il y a un type très connu qui joue dedans, avec un nom hispanisant.

Bon week-end, et portez vous bien d’ici là.

Les joies de la tonte.

Peinture, coupe-bordures, rotofil, tondeuse à essence, sécateur, je manie désormais la tonte des hautes herbes comme personne.

Parce que la campagne est un pays hostile, elle n’est accessible qu’aux plus courageux, l’élite des débrousailleurs. Accessible à ceux qui conjugent cadre de vie agréable avec une herbe au millimètre.

Je me suis, oui, découvert durant ces 3 semaines une passion pour la tonte d’herbe en tout genre, avec une mention spéciale pour le coupe-bordures de fabrication allemande, une bête comme on en voit peu qui, croyez moi, en a sous le capot.

Alors j’investis dans un débardeur militaire et je prends ma mission très au sérieux, je coupe, rotofile, j’écrase je hache je pouilledave et c’est un véritable génocide florale qui s’opère sous vos yeux.

Le Suède pourrait être le petit paradis du rotofileur, parce qu’elle a su s’équiper pour son bien-être : à disposition des lunettes de protection, le harnais de sécurité, le casque insonorisant et bien entendu ses lacs qui permettent la baignade de circonstance après l’effort.

Je détiendrais presque un record : 3 semaines à la campagne et pas une seule douche. J’y préfère le bain dans le lac, Usken est mon ami et j’apprends par la même occasion que tous les flacons de gel douche sont étudiés pour flotter à la surface de l’eau.

Je troquerais volontiers n’importe quoi pour un coupe-bordure de qualité, mon anniversaire tombe le 16 septembre cette année, je place donc en tête de ma liste une maison, des hautes herbes et de quoi m’en occuper.

A bon entendeur,

Jon Johan.

Knott un jour… knott toujours.

Knott.

C’est certainement un des mots qui restera de ces quelques semaines de vacances. Un mot anodin qui paraitrait presque attirant si il ne qualifiait pas ce fléau qui chaque année promet l’hystérie collective.

Le knott, c’est un moucheron. Un moucheron qui, comme le moustique, possède une anatomie suffisante pour s’attaquer à l’humain. Ouais, le knott pique. L’autre dira « si tu t’en prends à la pègre/tu finiras dans l’vinaigre /allez, tiens toi tranquille, sinon t’es mort »

Et c’est là où notre naiveté fait défaut, car le knott ne se déplace pas seul mais bel et bien avec 10.000 de ses copains, souvent au moment où l’on sert le premier apéritif, mettons un grand vin de Bordeaux.

Entre ici, knott, avec ton cortège d’ombres… Rien ne résiste au knott, que ce soit ton dernier Levi’s, ta polaire, ta paire de moufle en plomb… Il s’y faufile et sournoisement t’y pique, dans les endroits les plus inaccessibles, un dessus de pied, un bout d’épaule, un derrière d’oreille.

La légende dit que les anciens locataires de notre belle maison dans la forêt suédoise ont failli sous leurs attaques… une autre légende dit que ces locataires auraient quitter la région pour un 2 pièces à Malakoff.

J’ai subi les assauts du knott ravageur, et j’ai souri lorsque l’on m’a raconté ces habitants du Nord de la Suède qui, tout á fait dévêtus, passent une nuit entière dehors à se faire littéralement engloutir par ces nuages de moucherons… afin de trouver ce que tout le monde cherche en vain : l’immunisation collective.

Le knott aura définitivement su se faire une place dans mes prochains récits de ce voyage, le knott et l’été 2008 racontera-t-on, de Mårshyttan à Lindesberg, de Paris à Stockholm.

p.s : il s’est passé des choses nettement plus intéressantes durant ces 3 dernières semaines, mais reconnaissez-le, cette saloperie méritait bien un billet ici.

Bob and bath.

Les vacances prennent bientôt fin… Tonton rentre à Stockholm dans quelques jours… mais en attendant…

Semester.

Je pars, et ce pour 3 semaines, dans un pays qu’Internet n’a pas encore réussi à engloutir. Je laisse donc l’endroit tel quel en espérant que vous en prendrez grand soin.

Le départ est aussi l’occasion du conventionnel ménage annuel, voici donc une nouvelle interface dépoussiérée. Je vous invite à retirer vos chaussures en entrant, et profitez du frigo, je viens de faire les courses.

Portez vous bien d’ici là, on se croise surement aux alentours du 23 juillet.

2CV.

Un nouveau week-end à la campagne et l’occasion d’adopter l’attitude qui convient. J’entends par là : les vieilles chaussures, vieilles vestes, pantalon déjà très sale

2 jours chargés : planter des radis, aller compter les moutons, recompter les moutons, tondre une pelouse grande comme le stade de France, arpenter la forêt sur un gigantesque quad, éviter ces saloperies de petits moucherons qui piquent (oui, c’est un côté assez désagréable de la campagne suédoise : les moucherons piquent, et se balladent souvent avec 150 de leurs copains), enfiler des semelles de plomb et se planter devant Suède-Espagne, soutenir la Suède, pleurer à la fin du temps règlementaire et finir par se rappeler que de toutes facons, quelqu’un savait que la Suède avait une équipe nationale ?

Au milieu de tout ca, un retour en France pour quelques heures… A bord de celle que l’on conserve comme une pièce de 2 francs de 1991… la Citroën 2CV, celle qui a fait le bonheur de beaucoup et que certains
utilisent encore comme on utilise une vieille paire de Converses.

30km, Mårdshyttan – Lindesberg, la bestiole a tenu le coup.

J’ai découvert ce jour là qu’il était possible de pousser une voiture à une main.

Bien à vous, je vous aime pour la plupart.

Des p’tites boites en ticky-tacky

C’était écrit.

De la même facon que l’on associe le France à la baguette, j’ai souvent tendance à associer la Suède à ces grosses baraques rouges qui font tout le charme de la campagne.

Pourtant, on vous l’avait dit… C’est d’ailleurs souvent la première reflexion de l’étranger planté au pied de la maison : « et si il y a un incendie ? »

Pourtant, on vous l’avait dit… Elles sont belles vos maisons, elles sont très belles… mais une maison en bois, c’est rien de plus qu’une grosse boite d’allumettes.

Ca valait bien un billet ici, c’est le cœur en peine que vous l’avez constaté : vos maisons, même les plus belles qui soient, se consumment… vite…

Pourtant Marie, elle était chouette, cette fête du 29 mars, ces 50 ans, dans ta scierie.
J’irais de mes mains s’il le faut, pour recontruire, repeindre. Du rouge, j’irais en chercher des seaux à Falun.

Et on esperera, tous ensemble, qu’il fera moins chaud, à Mårdshyttan, en 2009.

Photo : www.na.se

Une partie de campagne.

Une partie de campagne,

classique !

Un week-end à la campagne de plus… qui requiert aussi beaucoup de travail : des meubles de la campagne à déplacer, des moutons de la campagne à qui parler, des saucisses de la campagne à faire griller.

Et un peu de soi à s’occuper : chaise longue de la campagne, chemise H&M, lunettes de soleil H&M, quelques excellentes cigarettes mais quel temps fait-il à Paris ?

Je découvre quelques chemins forestiers à bord d’un quad gaulé comme un nouveau Boeing, j’atterris au pied d’un lac que la mère de Lina vient d’acheter, exactement comme on achète une nouvelle paire de pompes.

Alors bien entendu, on fête l’événement, on sert du café au lait dans une grande thermos, on sert du gâteau à la banane et on envisage le meilleur moyen de créer une petite plage, ici.

Je suis un type de la ville en semaine, un type de la campagne le week-end. J’aime avoir le choix, j’ai conscience de cette chance que j’ai, et j’en profite.

Je m’émerveille une fois de plus sur le confort des trains régionaux (lors d’un retour trop précipité à Stockholm) et j’ai une petite pensée pour la ligne C, Bouray-> Austerlitz, que bien entendu, je ne regrette absolument pas.

Quelques nouvelles photos sur Google Picasa. Au menu : des petits moutons, des lunettes de soleil, des barbecues, un lac et 2 chaises longues.

Fiskar.

Bon.

Et je ne sais pas si les suédois ont inventé la canne à pêche. Je me demande ceci dit si ils n’ont pas inventé la mini-canne à pêche pour la pêche sur lac gelé.

En tout cas, c’était chouette. Ben oui, hier, j’ai essayé. J’avais même du chocolat chaud dans une thermos.

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Et vous savez quoi ? Eh ben la mini-canne à pêche, ça marche pas.

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