Catégorie: Hors des murs


Les joies de la tonte.

July 25th, 2008

Peinture, coupe-bordures, rotofil, tondeuse à essence, sécateur, je manie désormais la tonte des hautes herbes comme personne.

Parce que la campagne est un pays hostile, elle n’est accessible qu’aux plus courageux, l’élite des débrousailleurs. Accessible à ceux qui conjugent cadre de vie agréable avec une herbe au millimètre.

Je me suis, oui, découvert durant ces 3 semaines une passion pour la tonte d’herbe en tout genre, avec une mention spéciale pour le coupe-bordures de fabrication allemande, une bête comme on en voit peu qui, croyez moi, en a sous le capot.

Alors j’investis dans un débardeur militaire et je prends ma mission très au sérieux, je coupe, rotofile, j’écrase je hache je pouilledave et c’est un véritable génocide florale qui s’opère sous vos yeux.

Le Suède pourrait être le petit paradis du rotofileur, parce qu’elle a su s’équiper pour son bien-être : à disposition des lunettes de protection, le harnais de sécurité, le casque insonorisant et bien entendu ses lacs qui permettent la baignade de circonstance après l’effort.

Je détiendrais presque un record : 3 semaines à la campagne et pas une seule douche. J’y préfère le bain dans le lac, Usken est mon ami et j’apprends par la même occasion que tous les flacons de gel douche sont étudiés pour flotter à la surface de l’eau.

Je troquerais volontiers n’importe quoi pour un coupe-bordure de qualité, mon anniversaire tombe le 16 septembre cette année, je place donc en tête de ma liste une maison, des hautes herbes et de quoi m’en occuper.

A bon entendeur,

Jon Johan.

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Knott un jour… knott toujours.

July 24th, 2008

Knott.

C’est certainement un des mots qui restera de ces quelques semaines de vacances. Un mot anodin qui paraitrait presque attirant si il ne qualifiait pas ce fléau qui chaque année promet l’hystérie collective.

Le knott, c’est un moucheron. Un moucheron qui, comme le moustique, possède une anatomie suffisante pour s’attaquer à l’humain. Ouais, le knott pique. L’autre dira “si tu t’en prends à la pègre/tu finiras dans l’vinaigre /allez, tiens toi tranquille, sinon t’es mort

Et c’est là où notre naiveté fait défaut, car le knott ne se déplace pas seul mais bel et bien avec 10.000 de ses copains, souvent au moment où l’on sert le premier apéritif, mettons un grand vin de Bordeaux.

Entre ici, knott, avec ton cortège d’ombres… Rien ne résiste au knott, que ce soit ton dernier Levi’s, ta polaire, ta paire de moufle en plomb… Il s’y faufile et sournoisement t’y pique, dans les endroits les plus inaccessibles, un dessus de pied, un bout d’épaule, un derrière d’oreille.

La légende dit que les anciens locataires de notre belle maison dans la forêt suédoise ont failli sous leurs attaques… une autre légende dit que ces locataires auraient quitter la région pour un 2 pièces à Malakoff.

J’ai subi les assauts du knott ravageur, et j’ai souri lorsque l’on m’a raconté ces habitants du Nord de la Suède qui, tout á fait dévêtus, passent une nuit entière dehors à se faire littéralement engloutir par ces nuages de moucherons… afin de trouver ce que tout le monde cherche en vain : l’immunisation collective.

Le knott aura définitivement su se faire une place dans mes prochains récits de ce voyage, le knott et l’été 2008 racontera-t-on, de Mårshyttan à Lindesberg, de Paris à Stockholm.

p.s : il s’est passé des choses nettement plus intéressantes durant ces 3 dernières semaines, mais reconnaissez-le, cette saloperie méritait bien un billet ici.

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Bob and bath.

July 20th, 2008

Les vacances prennent bientôt fin… Tonton rentre à Stockholm dans quelques jours… mais en attendant…

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Semester.

July 3rd, 2008

Je pars, et ce pour 3 semaines, dans un pays qu’Internet n’a pas encore réussi à engloutir. Je laisse donc l’endroit tel quel en espérant que vous en prendrez grand soin.

Le départ est aussi l’occasion du conventionnel ménage annuel, voici donc une nouvelle interface dépoussiérée. Je vous invite à retirer vos chaussures en entrant, et profitez du frigo, je viens de faire les courses.

Portez vous bien d’ici là, on se croise surement aux alentours du 23 juillet.

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2CV.

June 16th, 2008

Un nouveau week-end à la campagne et l’occasion d’adopter l’attitude qui convient. J’entends par là : les vieilles chaussures, vieilles vestes, pantalon déjà très sale

2 jours chargés : planter des radis, aller compter les moutons, recompter les moutons, tondre une pelouse grande comme le stade de France, arpenter la forêt sur un gigantesque quad, éviter ces saloperies de petits moucherons qui piquent (oui, c’est un côté assez désagréable de la campagne suédoise : les moucherons piquent, et se balladent souvent avec 150 de leurs copains), enfiler des semelles de plomb et se planter devant Suède-Espagne, soutenir la Suède, pleurer à la fin du temps règlementaire et finir par se rappeler que de toutes facons, quelqu’un savait que la Suède avait une équipe nationale ?

Au milieu de tout ca, un retour en France pour quelques heures… A bord de celle que l’on conserve comme une pièce de 2 francs de 1991… la Citroën 2CV, celle qui a fait le bonheur de beaucoup et que certains
utilisent encore comme on utilise une vieille paire de Converses.

30km, Mårdshyttan – Lindesberg, la bestiole a tenu le coup.

J’ai découvert ce jour là qu’il était possible de pousser une voiture à une main.

Bien à vous, je vous aime pour la plupart.

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