Wake up!

Wake up!

On m’a souvent dit : « tu verras, tu déménages, les amis/la famille promettent de venir te voir, mais non, personne ne vient« . Je démens la légende, les gens viennent, et reviennent, pour mon plus grand plaisir.

Nous étions 5 cette semaine, autant de billets à la piscine de Lindesberg, 3 adultes, 1 enfant et 1 retraité pour quelques économies.

Se fixer le défi de faire découvrir Stockholm en 2 jours à la famille, une course contre la montre. Puis 4 jours dans une petite maison perdue dans la forêt, à 200 km. Un nom très doux vient aux oreilles : la maison s’appelle « Leja », et elle est très jolie.

Les activités ne manquent pas, même si l’hiver n’est pas là, même si plus de la moitié de la population suédoise envisage de migrer au Nord de la Suède. Pour une dernière fois certainement, j’ai pu faire du « skriskor » sur Kalkbrottet, une mine de calcaire prise par les eaux. J’ai pu apprécier le bruit de mes énormes chaussures dans une neige très tendre, les plaques de glace un peu traîtres.

Le réveil est très matinal depuis un certain temps, et je découvre la lumière de l’aube qui m’était encore inconnue, avec mes yeux très endormis.

Je pense que comme moi maintenant, les suédois attendent le printemps. Comme moi, ils se demandent certainement si il est trop tôt pour ranger son bonnet.

Durant cette semaine j’ai apprécié les joies d’un appareil photo numérique quasi professionnel, et donc les photos ne manquent pas, elles sont désormais en ligne. Elles parlent certainement mieux que 1000 discours, sachez simplement que j’ai approché un écureuil pour la première fois de ma vie.

Le temps d’une sieste et je reviens à vous, mes amitiés à ceux qui sont encore à Paris.

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Hole in the ice.

J’entends ici et là les suédois se plaindre du triste hiver auquel on assiste depuis quelques mois. Ici et là, l’idée de partir encore plus au nord est lancée, rejoindre Kiruna… Courir après l’hiver.

Et puis parfois il y a encore quelques lacs qui subsistent, qui font grêve, encore gelés, encore beaux. J’ai eu l’occasion de faire du sauna à proximité, et entre 2 bouffées de chaleur, s’immerger dans un trou d’eau dans le lac, un trou d’eau froide, un trou fait maison avec machine adéquate.

Tiens, en parlant de grêve… Les grêves à Paris étonnent-elles encore quelqu’un ? Venir à Stockholm et ne plus repartir…. Ma soeur remercie les aiguilleurs du ciel, ma soeur prend le temps de découvrir la ville.

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Trace la glace.

A chaque pays ses activités favorites… En France par exemple, il est de bon ton de partir en vacances en période scolaire, un pull over sur les épaules et 600km dans un gros Scénic, pour les habitants de la capitale.

2 semaines, le temps de dégueulasser la Côte Atlantique, de profiter du soleil, la baignade, la crême solaire qui colle aux doigts, la crême solaire qui tombe dans le sable, le sable qui donc colle aux doigts… et hop retour à la maison ni vu ni connu.

La baignade, un sport comme un autre, ici le patinage est clairement LE sport national (juste après le curling et le suédois). Alors ce soir, comme un vendredi soir habituel, je suis allé faire un tour sur cette énorme patinoire à ciel ouvert, quelques 400 mètres en plein centre de Stockholm, presque pour moi tout seul (remarquez le ton très détaché de cette phrase, car oui, il est presque devenu banal pour moi de faire du patin à glace, un vendredi soir à 21h)

Le patin à glace suédois, ceci dit, n’est pas celui que vous imaginez. Très long, aérodynamique, suffisament élancé pour des pointes à aller…. 10km/h pour ma part ? Oui, parce que le patin ne fait pas le patineur, et malgré le fait que je sois chaussé avec du patin de compet’ à un prix complètement indécent, je patine aujourd’hui à peu près aussi bien que je parle suédois. Un patineur du dimanche, quoi. Lina, en revanche, oui, elle patine aussi bien qu’elle parle suédois. Ouais.

Quelques vidéos à venir bientôt, à ce sujet.

Demain, c’est déjà samedi… et je me demande toujours ce que font les gens, un samedi à Stockholm. Enfin, demain, c’est très particulier : jour de paie national, le suédois va déboucher ses premières bouteilles à 17h, il terminera la tête dans le caniveau quelques centaines de pintes après.

Demain, je crois que j’irai patiner.

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Back in town.

Ce qu’il y a d’incroyable à retrouver Paris pour quelques jours, c’est qu’on a très vite l’impression de partir en vacances. Et ce qu’il y a d’incroyable à revenir de Paris pour retrouver Stockholm, c’est qu’on a encore l’impression de partir en vacances. En dehors du fait de prendre l’avion 4 fois par semaine, de connaitre par coeur les étapes du décollage et tous les couloirs d’Arlanda (moins bien que certains, certes), ces voyages sont toujours sujets au changement, au plaisir en général.

J’ai donc retrouvé Paris et ses 10°C pour 5 jours. La fin de la grêve, le métro, le bruit et l’odeur (du métro), les joies du jardin, d’un frigo trop rempli, du Paris Saint-Vrain en 1h30 en AX, les joies de l’avenue d’Italie toujours triste. Je me surprends à détester quelques aspects de Paris après à peine 2 mois à Stockholm (dit-il, ce vieux con), et je me surprends à apprécier le retour d’hier soir, 23h45, aéroport d’Arlanda quand à la sortie de l’avion je me suis statufié à peine un pied dehors. Quand je regarde par la fenêtre de ma cuisine, et que la neige recouvre le sol. Quand j’observe la nuit tombée dehors, avant de jeter un oeil à mon téléphone : 15h30. Ouais. Fait nuit tôt ici. 

Je remercie ma mère d’avoir planqué en loosdé un Mont d’Or dans mon sac de voyage, je félicite les bagagistes pour ne pas avoir déposé une plainte pour bagage trop odorant.

Et je vous embrasse, j’ai un frigo à remplir, 3 bonnets à enfiler.

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Landet

Vendredi soir, rendez vous sur Gamla Stan, le temps de retrouver quelques français égarés ici, le temps de quelques « pourquoi ici ? comment ? ah bon ? »

Le temps de remarquer qu’il semble beaucoup plus facile de vivre ici avec quelqu’un, avec une suédoise, une vraie, pour toutes les démarches administratives.

Puis, à 19h07, T-centralen, il y a eu ce train en direction d’Örebro. A 21h30, il y a eu ce bus en direction de Fantyttan, pour rejoindre Mårdshyttan.

Je ne sais pas comment qualifier cette lumière si spécifique que je retrouve à chaque fois là bas. La campagne, la vraie campagne, un jardin grand comme 50 terrains de foot, quelques moutons ici et là, un lac. J’ai placé quelques photos dans « ailleurs« , qui ne sont pas témoins de cette ambiance si particulière mais…

Quels sont les endroits où chacun se sent bien ? J’entends, bien, vraiment bien. Souvent, le domicile familial. C’est le cas pour ma part, y passer quelques jours me fait toujours le plus grand bien. J’ai découvert la Suède il y a presque 2 ans, j’ai découvert Mårdshyttan à la même période, et je m’y sens… excessivement bien. Et quand j’y reste, à peine le temps d’un week end, quand je retrouve ensuite le Stockholm, le beau Stockholm, « quitter Paris » me semble une évidence.

Je suis un homme heureux, bien à vous.

p.s : j’ai trouvé une chambre tout confort pour ma R19, clame, bien isolé :

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Même pas mort.

Après quelques jours d’absence, quelques soucis avec ma connection Internet miraculeusement fonctionnelle ce matin…

Certainement 3000 choses à dire, mais je manque de temps ce soir… Le Debaser m’attend, que voulez vous, je reste un jeune con expatrié.

Je vous aime.

(A l’occasion, de nouvelles photos de touriste à venir dans « ailleurs » d’ici 5 minutes…)

 Edit : A tous ces messieurs, non, vous ne trouverez pas de « suédoises chaudes » ici. Google parfois est vraiment formidable.

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Jour 6 : une partie de campagne à l’écrevisse.

Tout comme je considérais Paris comme la seule ville de France il fut un temps, ou d’ailleurs comme la France elle même, j’ai aussi tendance à croire que tous les suédois habitent Stockholm.

Plus justement d’ailleurs cette fois-ci, car la Suède est un pays très long mais les habitants se sont principalement regroupés dans quelques villes, Stockholm, Göteborg etc. Avec 9.000.000 d’âmes humaines et un pays débordant de lacs et de forêts, je peux comprendre qu’ils se soient concentrés autour des mêmes pôles.

Seulement là où une fois de plus je suis chanceux, c’est que j’ai aussi la possibilité de voyager plus au sud de Stockholm, dans la campagne à quelques 200 km. Un village minuscule, répondant au doux nom de Mårdshyttan, bordé de lacs (et de forêts, nécessairement)

Mårdshyttan, pour le parisien de base, c’est l’exostime même : la cueillette de la girolle, les bottes pleines de boues, le patin à glace en hiver, les baignades l’été.

En août, Mårdshyttan, c’est aussi comme partout en Suède la fête de l’écrevisse. Le principe est d’une simplicité évidente : un grand-père (c’est souvent le grand-père) s’occupe de la ramasse de l’écrevisse, l’écrevisse qui peuple les lacs, à l’aide de pièges équivalents à ceux que l’on peut connaître pour la pêche au homard par exemple.

L’écrevisse pêchée, la famille est réunit à l’occasion d’un repas, durant lequel sont servies les malheureuses bestioles. Là débute une véritable torture, démembrage, écartelement, succion (si si). Rien d’extraordinaire jusque là, exepté le moment où le grand-père (souvent le grand-père) entame un chant que tout le monde reprend dans la joie. Un chant d’écrevisse. Fin de la chanson, le grand-père dit « skål » et tout le monde avale son verre d’alcool (suédois). L’alcool peut être de la vodka pour les moins inventifs, parfois un breuvage ambré à base de plantes, parfois un alcool à vous faire sortir les yeux de la tête.

22h, le repas est fini, c’est principalement le moment où la mère de famille allume la 2ème cigarette de sa vie, le grand-père demande à rentrer pour vomir dormir, et le moment où poliment je réponds que non, c’est sympa mais vraiment, oui l’alcool est bon mais… oui, enfin ça ira… non m…. oui oui enfin j’ai déjà bien bu pour ce soir.

A votre bon coeur,

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Prochainement : le découpage de l’écrevisse

Prochainement : la suédoise, ou la fin d’un mythe.

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