Legendary.

Les lecteurs les plus fidèles (maman incluse) sauront qu’il y a deux mois, sur un énorme malendu, j’ai oublié mon sac à dos dans le bus avec l’intégralité de mes papiers d’identité.

Refaire une carte d’identité à l’ambassade est aussi se confronter avec l’Administration francaise, avec un A majuscule. Je parle d’un phénomène, d’une bête à plusieurs têtes, un monstre peut-être, que dis-je une légende qui excerce dans un milieu lent et mystérieux que personne jusqu’alors n’est parvenu à pénétrer.

Il aura donc fallu 2 mois et quelques jours afin de recevoir une nouvelle carte d’identité. Une légende urbaine circulait depuis : j’allais recevoir une carte d’identité exactement comme celles qui circulaient en France il y a quelques années, oui oui, le bout de carton avec les 2 oeillets en métal pour coincer une photo minable. Plusieurs témoignages m’ont conforté dans cette idée, j’ai même apercu de mes propres yeux la bête, celle d’un ami, datée de 2008.

Il n’en est absolument rien, et c’est un bien triste constat.

Ma carte est équivalente à celle que tu as dans ton sac, avec mon prénom dessus, et cette photo que l’on regrette immédiatement…

Celle d’un photomaton minable, dans lequel on rentre très tôt un matin, dans lequel une vraie remise en question débute, sur ce physique ingrat, cette coupe de cheveux, ce triple menton, et tout ca pour 5€ avec le flash, valable jusqu’en 2018.

Pleurons, mes amis, sur l’administration, les cartes d’identités, les voleurs de sacs et le portrait de Nicolas Sarkozy, 2 mètres sur 2, bien en vue dans la salle du consulat, ici… en Suède. Ouais.

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A ceux qui s’interroge sur le « pourquoi Stockholm« , et donc inévitablement sur le « pourquoi quitter Paris« , je pourrais bien entendu développer mon point de vue en une centaine de pages, avec pleins de références historiques, bibliographiques etc. Je vous parlerais certainement des vikings, de quelques bateaux, des suédoises et leurs poitrines, de la neige mais….

Je ne suis pas là pour vous emmerder avec tout ça, alors je ne traiterai qu’un point qui a son importance, et pas des moindres. Quelques notions de géographie sont à conserver sous le coude.

J’ai souvent assimilé Paris a une sorte d’énorme centre nerveux, très fermé et très concentré, entouré par le périph, entouré par la banlieue. On pourrait bien entendu faire une liste de « pour/contre » Paris, j’ai pas mal de « pour » mais un gros nombre de « contre » aussi.

Pour toi qui doute un peu de mon argumentation, toi qui considère que Paris respire (ben oui, regarde, les Buttes Chaumont, regarde la Seine (non, il n’y a pas un seul congélateur au fond, promis)), je t’invite à jeter un rapide coup d’oeil à ces 2 images que je viens de récupérer depuis Google Earth.

Voici Paris :

Voici Stockholm :

Voilà un point compte triple pour Stockholm. Stockholm respire, autant en hiver qu’en été. Si j’en parle seulement aujourd’hui, c’est pour une excellente raison. Je découvre le sens du mot « printemps« . (Ben quoi, le printemps, c’est chouette aussi Boulevard de Belleville, regarde, y’a 2 jonquilles ici)

Etant donné l’abondance de la flore en général à Stockholm, c’est littéralement tout le paysage qui change, et la ville aussi par la même occasion (oui, la taille des jupes aussi, bien entendu) Suite au professionnalisme de mon copain Ludo, j’apprends d’ailleurs qu’à Paris, l’habitant dispose de 5,8m² de verdure… contre oui, 35m² par habitant à Stockholm. Paf. Merci Ludo.

Alors « pourquoi quitter Paris? » Parce que pour beaucoup de raisons, c’est franchement mieux ailleurs.

Ceci était un message d’un ancien parisien qui ne regrette rien, mais qu’est quand même très content de ne plus avoir à emprunter le périph’.

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Paris, esquisse(s)

Pour ceux qui me connaissent de bien avant, à l’époque où j’habitais entre rue Saint-Maur et rue des Bluets, l’époque où je trouvais normal le fait de faire la queue à la poste, où je ne me souciais pas de l’heure pour aller acheter du bon vin, alors vous avez certainement parcouru quelques pages de Paris, esquisse(s) que je tenais régulièrement à cette époque.

C’est justement la fin d’une époque, et quelques 2000 km plus loin, je ne renouvèlerai pas l’achat du domaine www.parisesquisses.com

C’est l’occasion d’en profiter, d’ici je pense 3 jours le blog ne sera plus accessible. Et puis je connais pas mal le type, je crois qu’il écrit plutôt bien AH AH AH.

Quoi qu’il en soit, je conserve les archives et elles réapparaitront de façon un peu plus claire ici même, d’ici quelque temps.

Ca mérite bien un petit clic, soyez sympa, je n’y gagne rien.

www.parisesquisses.com

Je vous aime, bien à vous.

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Pekin express.

Que faites vous en ce moment ?

Je suis le parcours de la flamme olympique, « minute par minute » depuis le site de Libération. Je n’en loupe pas une miette. 16h25, le parcours de la flamme dans les rues parisiennes est modifiée suite à une demande l’ambassade de Chine.

Je n’ai malheureusement que le texte mais j’imagine très bien d’ici les pro-tibétains, les milliers de manifestants et le cortège de policiers digne d’une finale de la coupe du monde…. tous à courir à côté de cette flamme…. dans l’espoir de l’éteindre… dans le but de la rallumer.

Ah, c’est bien la première fois que je regrette de ne pas être, un lundi après-midi, à Paris.

J’éteins une cigarette par solidarité.

Quelques cartons de pizzas jonchent ici et là le parquet, et je vous en parlerais bien, de cette fabuleuse pizzeria qui officie juste en bas de ma fenêtre. Je vous filerais bien le numéro de téléphone, les heures d’ouverture. Je mentionnerais bien cette sublissime 4 fromages, je vous ferais volontiers part du fait qu’il est commun de trouver ici des pizzas au jambon ET aux crevettes, mais tout ceci n’aurait malheureusement pas sa place ici.

Alors je revisite le site de Libé pour la suite des événements.

Tiens, il est déjà 16h55. La torche olympique rejoint le stade Charlety. En bus.

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Angliche.

J’en garde encore un souvenir bien précis : « good morning teacher! »

J’étais en CM2, école élémentaire Daniel Galland, Saint-Vrain, je devais aller sur mes 11 ans. Il y avait dans cette école une salle dédiée à tout et n’importe quoi : les tests de vaccin effectués en 17 secondes par une énorme infirmière, l‘ophtalmo qui une fois l’année venait vérifier, en 17 secondes, que je n’étais pas myope (avec du recul, pas si compétente, je ne distinguais pas un ballon de foot d’une grosse tortue à cette époque) et surtout… mes premiers cours d’anglais.

La maitresse n’avait pas de prénom, elle s’appelait « Teacher« . J’ai appris les premières bases : connaître mon numéro de téléphone, dire mon prénom, apprendre une chanson sur un type qui se faisait arracher la main par un gros poisson, compter jusqu’à 10, pour impressionner les parents.

Et puis quelques années plus tard, l’enseignement est plus poussé. Les cours d’anglais s’intensifient, interviennent les premiers verbes irréguliers (appris par coeur sans en connaître le sens, oui oui, souviens toi, put put put, cet enfoiré de know knew known etc.) et 4 fois par an la diffusion exceptionnelle des Evadés, « The Shawshank Redemption« , 1994. Je me souviens, Mme Martre me filait quelques points en plus pour avoir collé la photo de Morgan Freeman en haut à gauche de mon compte rendu…

Les années passent et on finit par se dire qu’on est pas si mauvais en « engliche« .  Puis vient le jour où l’anglais devient nécessaire, lors d’un déplacement/déménagement à l’étranger. C’est visiblement ce jour là que tout bascule. Ton anglais est nul. Merdique. Tu croyais pouvoir débattre du conflit israélo-palestinien et tu n’es pas foutu de commander un jambon-beurre.

Bout à bout, j’ai appris l’anglais durant 10 ans approximativement. 10 ans pour savoir conjuguer le verbe « être« . Il m’a fallu 2 mois à l’étranger pour atteindre un niveau qui me permet d’avoir une de vie sociale. Bien entendu, je mens, j’exagère.

L’anglais en Suède est une seconde langue, dans le sens « vraie seconde langue ». La plupart le pratique, l’anglais ne pose aucun souci. Je ne pense pas que l’enseignement soit fondamentalement différent, je pense qu’il s’agit simplement du fait que les suédois entendent l’anglais beaucoup plus fréquemment, par l’intermédiaire de cet objet internationalement utilisé que l’on appelle la télévision. Les films ne sont pas doublés (ou très peu) et l’activité favorite des plus jeunes devient source d’enseignement. Outre un gain cinématographique conséquent, je ne peux qu’être impressionné par le niveau d’anglais de la population. Ceci dit, je peux aussi comprendre le caractère « vital » de l’anglais ici… ouais le suédois c’est vraiment sympa mais…. enfin… vous m’avez compris.

Good morning Teacher,

Quand je vous dis que la Suède est un beau pays.

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7 jours à Paris.

7 jours à Paris et sa banlieue, 7 jours et autant de temps pour apprécier ce qu’il reste de Paris après mon départ. Oui, rien, Paris se trouve bien vide sans moi.

Rien à regretter, Paris n’héberge aujourd’hui plus que mes amis, qui s’y sentent bien visiblement. Alors pour courir d’un appartement à un autre avec un timing trop serré, j’enfourche ma grosse bécane verte, une AX du plus bel effet, ma fidèle accompagnatrice parisienne.

Elle connait la route mais durant ces vacances je m’offre le luxe d’emprunter un GPS, et je découvre alors un chemin vraiment plus sympa pour rejoindre Italie depuis Filles du Calvaire.

Heureux de constater que la maison familiale abrite toujours la famille, que les jonquilles poussent encore cette année au pied du boulot. La maison abrite mes parents et la cave abrite toujours d’excellentes bouteilles, et la raison comme lors de chaque fête me gronde : « un verre de plus et tu meurs« . Mais la raison ne connaît pas le prix d’une bonne bouteille à Stockholm, alors c’est ma tombe que je creuse, pour mon plus grand plaisir.

Quelques flocons éparses afin de conforter les français dans l’idée que le froid possède un sens, afin qu’ils cessent de se plaindre sur des températures visiblement trop hivernales. Alors lorsque l’on me demande si j’ai froid, j’explique que ma peau est devenue plus épaisse depuis quelques mois.

C’est déjà l’heure, j’enfourne encore quelques cubis dans mon bouzin de presque 22kg et je m’inquiète de l’excédent de poids de mon bagage lors de mon arrivée à l’aéroport. Tout ceci n’a aucun sens, on s’inquiète vraiment pour n’importe quoi.

A très vite, je vous retrouve en Suèdie.

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Paris.

Je suis de retour à Paris à compter de ce soir jusqu’au 25 inclus.

Pas de nouvelles ici donc.

Peut-être au plaisir de te croiser sur une péniche quai François Mauriac, un vendredi 21 mars, pourquoi pas aux alentours de 20h30.

Je vous aime.

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God jul.

Noël est autant annuel que classique, ici, dans ma banlieue parisienne. Il méritait bien le voyage Stockholm -> Paris, il méritait les courses un dimanche 23 décembre dans un super supermarché grand comme Aubervilliers, il méritait ce caddie titanesque et cette foule d’insupportables personnages, à supporter.

Oui, parce que je fête Noël de la façon la plus banale qui soit, le 24 au soir se résume à champagne/énorme repas/champagne. Hier soir ne dérogeait pas à la règle, et aujourd’hui non plus d’ailleurs : maux de tête, fatigue, paranoïa, crise d’angoisse, fatigue, café, maux de tête. Le 25 décembre est un poème.

Lorsqu’on m’interroge sur mon réveillon, je réponds oui, très bien. Lorsque que je réalise que ce que j’ai mangé à Noël, je risque de le manger pendant encore une bonne semaine, je suis un type conciliant, je l’accepte.

Et lorsque je réalise que Noël n’aura plus place dans les supermarchés, qu’il n’y aura plus de flocons blancs dans les pages du programme télé, que plus personne ne me souhaitera « Joyeux Noël! » d’ici 3 jours, alors oui, à cet instant précis, je suis un homme heureux.

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Ouais.

Il est 22h25. Assez tôt chez vous, suffisamment tard ici. Lina a le hoquet, vous savez, le hoquet bien bruyant, celui qui réveillerait un mort.

Je ris beaucoup. Nous avons donc consommé ce soir : une excellente bouteille à 15€, un Bordeux médaillé, oui. La suite de la soirée s’annonce avec : une bouteille de Sobieksi, ça sonne comme une marque de Scooter mais à l’intérieur de la bouteille, c’est plutôt de la vodka.

Un nouvel ami bizarre nous rejoindra d’ici peu, avec d’autres amis bizarres avec lui. Stockholm est un poème. Je crois écouter FIP en ce moment, très reposant, très jazzy, je me découvre d’ailleurs depuis peu une passion pour le jazz, surtout le jazz de FIP.

Quoi d’autre ? Je lis Frederic Beigbeder. Je croyais le détester il y a encore 1 année de ça… et puis, il y a quelques mois, une ambiance de campagne présidentielle et une interview sur France Inter. Un type superbe, vraiment, quelques idées imparables sur la politique actuelle et paf… oui… Frederic Beigbeder. Alors, bêtement, je révise mon jugement et il y a quelques jours, je fais l’acquisiton de « 99 francs« , un livre de poche blanc avec une grosse étiquette jaune dessus. Après quelques pages, je finis par me dire que Beigbeder écrit comme une merde, oui, une merde, que ce genre de discours populiste démocrate me fait mal au coeur, que le style « proche du peuple » n’est qu’une mode éphémère, au même titre que le slim fit.

Voilà, mes hommages à Radio France, je vous embrasse.

Johan, heureux, oui.

edit d’after after : il est 20h20, je me suis couché ce matin aux environs de 7h, debout 13h et ce soir, c’est soupe aux courgettes pour moi. Quand je vous dis qu’on vieillit…. hein…

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De eux à nous.

De Paris à Stockholm,

Deux parents pour 3 jours ici… L’occasion de découvrir un peu plus la ville, sous forme d’une visite touristique. Alors nous avons marché, un peu, beaucoup…

« Près de l’eau, nous nous sommes fait attaqués par des oiseaux très bizarres et très gros. Et puis, nous avons pris des bateaux très beaux et très cher pour faire le tour de la ville. Sur chaque siège il y avait un casque, dans chaque casque un monsieur (parfois une dame) parlait. En français, en anglais, en suédois, en japonais, en croate. C’était très chouette. Maman a pris beaucoup de photos pas très droites de jolies maisons suédoises, Maman a pris conscience qu’une photo prise de l’intérieur à travers une vitre que personne n’a du nettoyer depuis 1960, ça fait pas des photos terribles. Mais maman était contente. J’étais content aussi.

Et puis nous sommes allé dans un musée abritant un grand bateau tout marron qui a coulé il y a 400 ans. Des hommes forts l’ont sorti de l’eau, l’ont posé, et puis autour ils ont construit un très grand musée avec une dame devant qui prend les sous des gens qui veulent voir le très beau bateau.

Et puis nous n’avons pas fait de poney, mais nous avons beaucoup marché et c’était très joli Stockholm. »

Du Truskel au Debaser,

La famille a rejoint Paris, chaque chose rentre à sa place… le Debaser nous accueillera encore certainement cette semaine, une nouvelle fois nous irons boire des bières par litres. J’affronterai le froid, la pluie qui courent ces temps ci, la Suède, la Suèdie comme dit un copain.

Je vous embrasse, je suis un homme heureux.

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