Far away.

Qu’est ce qui nous sépare ?

Peut-être peu de choses finalement. Lorsqu’on regarde un peu. 200 ou 2000 km, le constat est toujours le même. Ce sera les mêmes mails échangés, les mêmes coups de téléphone, les mêmes « on arrive dans 3 semaines ! »

Les choses auraient été équivalentes si j’avais déménagé à Brest, ou à Trouville. Les personnes que vous laissez derrière, la famille, les amis, ceux que vous aimez et ceux que vous aimez moins. Trouville ou Stockholm, quelle différence ?

Si, quelques unes. Mes photos sont beaucoup plus jolies. J’ai certainement beaucoup plus de choses à dire ici qu’à Trouville, et jamais Ô grand jamais il n’est écrit sur un bail de location français « il est strictement interdit de fumer dans cet appartement« .

Alors qu’ici…

Quoi qu’il en soit, je suis un homme heureux, je vous aime, Céline ne prend pas tes billets d’avion tout de suite, il se peut que nous ayons un léger contretemps.

edit : et oui, il est 16h20 aussi chez moi. Comme chez toi. Et non, je ne vis pas au milieu des esquimaux !

Partager sur les réseaux:
error0

Götgatan, ma vie de jeune.

Souvenez vous… le 21 juin dernier. C’était à Paris, il pleuvait comme tous les 21 juin depuis ces 5 dernières années. Bertrand Delanoé fêtait la musique, et nous aussi. Que retenons nous de cette fête de la musique ? Pour ma part, certainement pas la musique… Parce que trop rarement de qualité, et parce que je ne suis pas certain que le vin éveille nos sens, ou en tout cas certainement pas l’ouïe.

Ce que je retiens (et c’est tout à fait personnel) c’est une manifestion généralisée, c’est 2 millions de franciliens dans les rues de Paris (dont 1 bon million rue de la Roquette), beaucoup de cris bizarres, des milliards de cigarettes (comptez 10 par heure et par individu), des litres de vin et des milliers de mètres à pied. Un des rares moment à Paris où les taxis fêtent Noël avant l’heure, un des rares moment où même le 15è arrondissement vous semble vivant, donc supportable.

Alors non, Stockholm ne fête pas la musique (enfin, pas que je sache… ceci dit, les suédois ont tendance à fêter tout et n’importe quoi, de la fête de l’écrevisse à la fin de l’été… en passant par le début de l’hiver… et donc la fin de l’hiver… etc.)

Mais hier soir, 29 septembre, pour la première fois depuis mon arrivée en Suède, j’ai tenté le samedi soir à Stockholm. Götgatan, qui traverse Södermalm de haut en bas, devenu lieu de fête pour quelques petites heures… Là où une grande partie de l’île se réunit sur cette même rue pour ne rien fêter de plus que… le samedi soir. Le rapprochement avec la fête de la musique à Paris n’était pas futile, il s’agit bien là de la même ambiance à quelques 2000 kms; de façon hebdomadaire.

Analyse sociologique du dimanche : en règle générale, les suédois n’ont pas tendance à sortir durant la semaine, et encore moins à consommer de l’alcool. Du fait du prix de l’alcool en général, et du fait de moeurs qui nous sont bien étrangers. Le samedi soir devient donc évidemment le soir de la débauche, du quintal de cigarettes, du cubis de mauvais rosé grand comme la Tour Montparnasse. Et pour quelqu’un comme moi, qui ne sortait justement QUE la semaine, je suis confronté à ce que l’on appelle communément un choc culturel.

061111_gotgatan.jpg

Ce qu’il y a aussi de très étonnant, c’est que tout se fait très très tôt, je m’explique :

  • Le repas aux environs de 19h. Là, 2h pour enfiler le plus de bouteilles de gnole infâme.
  • 21h, tout le monde dehors et tout le monde bourré heureux. Etant donné que le suédois se déplace généralement par 20, comptez une bonne heure pour décider tout le monde sur un bar approprié.
  • 22h, de la bière en jerricane et à foison dans un bar de jeune.
  • 1h’, les derniers bars ferment (?), les derniers tentent de rentrer… les rues sont pavés… je vous laisse imaginer. Ne subsiste plus qu’un bar, un bateau, ouvert jusqu’a 5h et réservé à la population de plus de 23 ans.

Petite information de plus : une suédoise hier m’a fait part du fait que CE samedi était aussi un peu plus spécial que les autres. Les suédois venaient juste de recevoir leurs salaires.

Analyse comportemental du dimanche : le français, en règle générale, ne se pose la question de savoir si son découvert est gigantesque, ou juste énorme. Il sort quand même, ne serait-ce que pour oublier.

Précision du dimanche : bien entendu, j’ai exagéré certains faits. considérez ça comme de la littérature, hein.

Prochainement : le dimanche, pour oublier le samedi.

Partager sur les réseaux:
error0

Jour 7 : retour à Paris – cheaper

Nous sommes le samedi 8 septembre, et je retourne à Paris pour quelques jours. Je quitte l’appartement, prend le métro, puis le bus qui rejoint le centre de Stockholm à Skavsta, l’aéroport « low price » de Stockholm.

« Low price« , ou un peu l’objet de ce message, d’utilité publique pour une fois. A tous touristes confirmés, ou voyageurs réguliers, le « low price » sonne familier.

Low price, où le billet d’avion Paris -> Stockholm pour le prix d’un jambon-beurre. Le principe est simple : Ryanair permet des vols à tarifs réduits, suivant le jour de départ et le retour. A titre d’exemple, un billet aller-retour pour février 2008 vous coûtera 26€ par passager. Bien entendu, plus le billet est acheté tôt moins il est cher, mais tout dépend plus ou moins du jour choisi. A titre d’exemple, un billet acheté une semaine à l’avance pourra vous coûter 20€, ou 200 il dépend. D’un jour à l’autre les prix varient, il est donc très facile de trouver un aller-retour pour un prix ridicule si vos dates sont assez flexibles.

Aucune arnaque mais une contrainte : les avions décollent de Beauvais (relié en permanence par une navette de Porte Maillot) et aterrissent à Skavsta, qui nécessite une deuxième navette. Comptez 13€ pour réjoindre l’aéroport de Porte Maillot.

Paris qui me tend les bras pour encore une petite semaine. J’observe la pluie depuis ce matin, et j’appréhende l’automne suédois. Le climat scandinave fera peut-être l’objet d’un prochain message.

738-800ryr.JPG


Partager sur les réseaux:
error0

Jour 4 : Södermalm, ici et là.

Posons le décor : je suis arrivé il y a 3 jours à Stockholm, à bord d’un Renault 19 immatriculée 77.

Derrière moi, j’ai laissé :

  • 200€ de Sans Plomb 95 et autant de CO²
  • Un appartement au métro Rue Saint-Maur
  • Une famille aimante
  • Des amis aimants (pour certains)
  • Une culture parisienne

Autant dire qu’arrivé à destination, quelques souvenirs me reviennent. Notamment ce fameux été 1993, où dans le mobil-home du camping Beauséjour de Sérignan Plage je cherchais désespérement quelqu’un, avec qui parler, un copain, n’importe qui, pour les premiers jours.

Même situation, appelée communément le « nouveau départ« . Un nouveau départ donc, que j’ai pris mon guide dans la poche, pour quelques heures de marche à Södermalm en matinée.

J’ai pu constater très rapidemment la véracité des propos de mon « Stockholm, a map and a guide all in one« , qui illustre parfaitement l’ambiance de Söder; par la multiplicité des bars et des restos, des labels et des magasins de musique. Pour ne l’avoir parcouru que quelques heures, ma première réflexion fut de me dire que ce quartier de Stockholm aurait pu être un Montmartre à Paris, peuplé de jeunes branchés issus du Marais.

L’architecture est superbe, les rues pavées pour un certain nombre, et les couleurs des immeubles vous explosent littéralement à la figure. Des couleurs qu’on retrouvent d’ailleurs sur le jeune suédois de base, slim fit (que dis-je, on s’approche presque du collant de Superman), t-shirt très très stylisé, et une coupe de cheveux incroyable, défiant toute loi de l’attraction, entre l’arbuste mexicain pour la forme et le granit argentin pour la robustesse. Tout ça fait le charme de Södermalm. La mer n’est jamais très loin, on apercevra sur l’autre rive côté nord de l’île Gamla Stan, la vieille ville, et de l’autre Globen, au sud, une énorme bulle devenu lieu de culture, musique théâtre et concert.

J’invite les plus curieux d’entre vous à jeter un oeil à Google Maps, en cliquant sur ce lien vous apercevrez une vue satellite de l’île dans son intégralité.

Prochainement : Je ne parle pas suédois, et toi ?

Partager sur les réseaux:
error0