Stockholm Hash House Harriers

Le hash. De Stockholm.

« The drinking club with a running problem »

Un français rencontré ici ou là m’informe à ce sujet, me raconte le hash. L’expérience d’hier soir. J’explique.

Le hash est une organisation présente dans nombre de capitales à travers le monde, à Paris, à Stockholm ex caetera. Le hash, c’est avant tout un jogging. Ou une bière. Peut-être même les 2.
Once a week, le mercredi à 18h30, et twice a month, un samedi à 14h30, une bande clandestine se réunit quelque part, dans un endroit à chaque fois différent, pour hasher.

Hier, nous étions mercredi, hier soir à 18h30 je me retrouve à Upplands Väsby, hier… Sorti du train, quelques flèches à la craie au sol pour retrouver le point de rendez vous, un bar proche de là. 18h45, départ lançé après quelques explications, de circonstance : une flèche pour la direction à suivre, un rond pour le check point (lorsque la route se sépare, des 4 directions il faudra trouver la bonne), et à mi-parcours, après une demie-heure de course à pied, le Drink-Stop, pour une bière bu en 3 minutes, servie avec un gateau de noël.
Puis, une autre demi-heure, à travers la forêt, quelques ponts, lotissements etc.

Une fois par mois, un déguisement est de rigueur, et hier, la veille de Santa Lucia, il fallait donc s’habiller… accordingly. Pour la première fois de ma vie je crois, j’ai traversé à peu près tous les couloirs d’un gigantesque centre commercial en courant, une couronne de guirlandes sur la tête, lampe frontale bien fixée au dessus.

D’ailleurs, pour la première fois de ma vie, j’ai couru plus de 45 minutes. Et pour la première fois de ma vie, une troupe de sombres inconnus m’a offert une bière, à peine arrivé au check point final, une bière qui comme il se doit a été bu très, très vite.

Une organisation incroyable, une bonne vingtaine d’inconnus, de 20 à 65 ans, de la bière fraiche, de la sueur, des ampoules.

Full Moon Hash, Underground Hash, Absolut Hash, autant de rendez vous d’habitués ou de novices, d’étrangers autant que de suédois, un drinking club avec un running problem, ouep.

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Bajk !

Bajk ? Bajk !

Oui, ce qu’il y a d’étonnant à l’apprentissage d’une nouvelle langue, c’est justement les petits mots qui en rappellent d’autres, dans une autre langue.

« Bajk », oui, un bike, un vélo. Le « j » en suédois se prononce comme un « y » chez nous, ou quelque chose comme ça. Le « bajk » se prononce donc exactement comme un anglais, et signifie bel et bien un vélo. Une façon de s’approprier un mot, quoi. Le « bajk » n’est cependant pas très utilisé ici, mais il existe d’autres mots tout à fait courant, volés en loosdé au français, par exemple :

  • Fåtölj
  • Trottoar
  • Paraply

Je me doute que ce « å » ne vous évoque pas grand chose. A prononcer presque comme notre « au« , et le « ö » à prononcer comme un « e« . « Fåtölj » donc oui… pour fauteuil. Superbe.

« Trottoar » est à la portée de tous, et « paraply« , parce qu’un « y » se prononce « ui » en suédois, à peu de choses près.

C’est beau, le suédois est une langue incroyable… A raison de 2h par jour de cours intensifs, le minimum est au moins d’y trouver de quoi s’amuser.

Bien à vous.

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Ouais.

Il est 22h25. Assez tôt chez vous, suffisamment tard ici. Lina a le hoquet, vous savez, le hoquet bien bruyant, celui qui réveillerait un mort.

Je ris beaucoup. Nous avons donc consommé ce soir : une excellente bouteille à 15€, un Bordeux médaillé, oui. La suite de la soirée s’annonce avec : une bouteille de Sobieksi, ça sonne comme une marque de Scooter mais à l’intérieur de la bouteille, c’est plutôt de la vodka.

Un nouvel ami bizarre nous rejoindra d’ici peu, avec d’autres amis bizarres avec lui. Stockholm est un poème. Je crois écouter FIP en ce moment, très reposant, très jazzy, je me découvre d’ailleurs depuis peu une passion pour le jazz, surtout le jazz de FIP.

Quoi d’autre ? Je lis Frederic Beigbeder. Je croyais le détester il y a encore 1 année de ça… et puis, il y a quelques mois, une ambiance de campagne présidentielle et une interview sur France Inter. Un type superbe, vraiment, quelques idées imparables sur la politique actuelle et paf… oui… Frederic Beigbeder. Alors, bêtement, je révise mon jugement et il y a quelques jours, je fais l’acquisiton de « 99 francs« , un livre de poche blanc avec une grosse étiquette jaune dessus. Après quelques pages, je finis par me dire que Beigbeder écrit comme une merde, oui, une merde, que ce genre de discours populiste démocrate me fait mal au coeur, que le style « proche du peuple » n’est qu’une mode éphémère, au même titre que le slim fit.

Voilà, mes hommages à Radio France, je vous embrasse.

Johan, heureux, oui.

edit d’after after : il est 20h20, je me suis couché ce matin aux environs de 7h, debout 13h et ce soir, c’est soupe aux courgettes pour moi. Quand je vous dis qu’on vieillit…. hein…

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Home made.

Je me souviens avoir eu une discussion, il y a quelques temps de cela, avec un suédois pure souche… « What about the weather in november ? »

Précisement parce que novembre est toujours sujet à la pluie, à la dépression chronique, à ces flaques dégueulasses et par dessus tout au froid, en France comme ailleurs. La Suède n’échappe pas trop à la règle. On m’avait prévenu, je m’y attendais et pourtant…

Et pourtant je ne comprends pas comment il est possible de survivre à ça, je m’explique : à l’heure où je vous écrit, il fait nuit noire et ça depuis 1h. Oui, il est 16h08. D’après mon thermomètre, il fait exactement 1°C. Il pleut, beaucoup, et la neige de la semaine dernière a laissé place à des flaques d’eau grandes comme un lac Léman. Tu pensais que novembre était triste en France ?

Mon kit de survie s’appelle le Glögg, le vin chaud suédois. Damien Rice me tient compagnie pour le travail, et ma survie tient aussi au fait qu’après décembre… le pays devrait être blanc. Et après la neige, je profiterai avec plaisir d’un coucher de soleil à 23h en juin avec un lever de soleil aux alentours de 3h du matin.

Un week-end à Mårdshyttan. Un week end durant lequel j’ai pu apprécier un marché de Noël très typique à Lindersberg, un week-end durant lequel scie à la main, j’ai tristement fait la peau à 2 beaux sapins, dont un qui trône désormais proche de ma bibliothèque. Tout le monde ne peut pas se vanter d’avoir un sapin « home made cut« .

Du travail donc pour mes journées, entrecoupées durant 2h d’un cours de suédois quotidien. Une prof et une marâtre motivées à l’idée de faire progresser quelques bons et loyaux étrangers en suédois. Cosmopolite, mes cigarettes se partagent tantôt avec un russe, tantôt une irakienne, quelques estoniens et ce qu’il faut de japonais. Très très agréable.

Je vous embrasse.

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Touriste #2

Une visite de Paris, et je partage à nouveau mon appartement… Quelques coups de pédales et quelques bonnes découvertes. Pas mal de photos dans « ailleurs » (Stockholm touristique #2) et un triste constat : Stockholm n’est clairement pas une ville à musée. Que ce soit le musée d’Art moderne, le musée d’Art contemporain, rien de plus que contempler des photos de vacances minables, je vous invite nettement plus découvrir le Vasamuseet, dont je vous ai parlé il y a quelques jours.

Mais si, vous savez, le vieux bateau tout marron.

J’observe de loin la grève qui touche Paris, je me félicite de l’avoir quitté et j’émets quelques prières pour la défaite du premier ministre. Si il pouvait embarquer le petit Nicolas dans sa chute, j’en serai ravi. Mon copain français de passage à Stockholm l’a vu de près, lui, la grève, à peine à Arlanda pour prendre son vol pour Paris, le revoilà de nouveau ici pour 2 jours… Une grève des aiguilleurs du ciel entend-on de ci de là…

Journée magnifique aujourd’hui, j’ai vu un arbre qui a poussé dans une maison. Ou une maison qui a poussé autour de l’arbre. J’ai pris quelques jolies photos, toujours dans « ailleurs« .

« Dans les photos, il y a aussi un joli restaurant d’extérieur, et une manifestation de femmes sur la place publique. Durant toute une journée, des quinquagénaires ont coupé du bois devant la Kulturhuset pour en faire de jolis tas, et parfois, des dames bizarres jetaient des haches très lourdes sur une cible rouge. »

Sinon, je suis toujours un homme très heureux.

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Svensk.

Stockholm est une ville très accueillante, très chaleureuse. « Étranger à Stockholm » serait presque une ineptie si il n’y avait pas cette langue si différente.

Un étranger fraichement débarqué (après certes moultes batailles administratives) pourra sans mal s’inscrire à ces fameux cours de suédois gratuits dont j’ai parlé précédemment. 6 mois pour apprendre, c’est pas vraiment comme se couper une jambe.

Chose incroyable, avec un peu de motivation et un/une bonne interprête, il serait « presque » possible d’obtenir une carte d’identité. En tout cas, d’après le type de la banque. Finalement, l’affaire s’est clos pour une mégère sans coeur qui m’annonce que je devrais d’abord me marier avec une suédoise. J’y étais presque.

Le gouvernement suédois s’efforce de transformer tout bon étranger en suédois. Passés bien sur la langue, les formalités administratives et le bon vieux compte en banque en couronnes, la transformation tend plus vers l’accessoire. Ceci, par la vente forcée de slim fits, de bonnets, de moufles gigantesques, de cache oreilles… Autant, je me refuse au slim, autant je suis bien contraint de reconnaitre que moi aussi je vais devoir les enfiler, ces énormes moufles.

Le petit déjeuner comme tu le connais est bien vite remplacé par du pain/beurre/fromage, on se surprend à manger plus de poisson… Je finis par accepter l’idée de ne pas fumer à l’intérieur, mon thé est sans sucre et il m’arrive de manger à 18h, oui.

Je suis sur le chemin de la Suède, je rentre dans un joli moule sympathique. J’abuse aussi de ces « french hot-dogs » ambulants qu’on retrouve un peu partout.

La vie est très sympa ici, et si un jour il m’arrive de renier mes origines, je vous laisse le soin de me balancer une énorme claque.

Ah, et je me mets à écouter Damien Rice, aussi.

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T-shirt.

« Putain, c’est l’hiver »

Joie dans les chaumières, la température varie de 0 à 5 degrés Celcius, on va pouvoir picoler du Glögg tous les soirs et se réchauffer à la Nyponsoppa 5 fois par jour.

Et nous ne sommes que le 2 novembre…

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S.F.I

SFI, ou un programme gouvernemental d’aide à l’apprentissage de la langue gratuit. Comprendre : des cours de suédois pour pas un rond, à chaque étranger qui le demande.

Et, ici, l’étranger, c’est moi, le demandeur, c’est moi. Malgré toutes les remarques de tous ceux que je connais qui ont essayé le programme, notamment au niveau de la lenteur de l’apprentissage, du fait que toutes les nationalités étaient présentes, et qu’il fallait bien faire avec, je tente ma chance. Effectivement, j’imagine que dans l’apprentissage du suédois, un français, un russe et un roumain n’avancent pas à la même vitesse.

Ce matin, je suis donc allé passer le test de niveau, qui semble donc niveller les classes. Ca doit faire peut-être 2 ans que je ne m’étais retrouvé seul devant une table, avec une gomme, un crayon de papier et des textes, des questions… Moi et mon suédois minable.

Je remarque qu’un bon quart de l’audience abandonne dès la première question « Vad heter du? » (comment t’appelles tu ?) malgré les tentatives désespérées de cette superbe blonde d’expliquer chaque mot de la question en 50 langues différentes. Je réponds, c’est facile, je me sent fort, j’avance, je lis des textes, je rédige un truc débile sur le sujet « Internet, c’est bien et en même temps, c’est pas bien« .

Mon suédois a nettement progressé, c’est certain.

Puis un entretien individuel après 1h d’attente avec une autre jolie blonde, qui m’interroge en suèdois. Je réponds en suèdois, je suis à ce moment très fier de moi, elle lit mes textes, mes réponses, et m’annonce qu’elle me place dans une classe dite « intensive« . Comprendre, une classe hardcore, la plus difficile, à raison de 4h par jour durant 6 mois. Elle finira la conversation par « dans 6 mois, nous ne vous serons plus d’aucune utilité, vous parlerez suédois« .

C’est incroyable, après un test minable et 10 minutes de discussion, j’apprends que je parlerai suédois exactement le Lundi 30 avril 2008.

C’est beau. La Suède est un beau pays.

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De eux à nous.

De Paris à Stockholm,

Deux parents pour 3 jours ici… L’occasion de découvrir un peu plus la ville, sous forme d’une visite touristique. Alors nous avons marché, un peu, beaucoup…

« Près de l’eau, nous nous sommes fait attaqués par des oiseaux très bizarres et très gros. Et puis, nous avons pris des bateaux très beaux et très cher pour faire le tour de la ville. Sur chaque siège il y avait un casque, dans chaque casque un monsieur (parfois une dame) parlait. En français, en anglais, en suédois, en japonais, en croate. C’était très chouette. Maman a pris beaucoup de photos pas très droites de jolies maisons suédoises, Maman a pris conscience qu’une photo prise de l’intérieur à travers une vitre que personne n’a du nettoyer depuis 1960, ça fait pas des photos terribles. Mais maman était contente. J’étais content aussi.

Et puis nous sommes allé dans un musée abritant un grand bateau tout marron qui a coulé il y a 400 ans. Des hommes forts l’ont sorti de l’eau, l’ont posé, et puis autour ils ont construit un très grand musée avec une dame devant qui prend les sous des gens qui veulent voir le très beau bateau.

Et puis nous n’avons pas fait de poney, mais nous avons beaucoup marché et c’était très joli Stockholm. »

Du Truskel au Debaser,

La famille a rejoint Paris, chaque chose rentre à sa place… le Debaser nous accueillera encore certainement cette semaine, une nouvelle fois nous irons boire des bières par litres. J’affronterai le froid, la pluie qui courent ces temps ci, la Suède, la Suèdie comme dit un copain.

Je vous embrasse, je suis un homme heureux.

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