Constate, accepte, conteste.

Work and Go.

La matin je n’allume rien. Un néon de salle de bain, simplement. Se brosser les dents, tenter quelque chose avec mes cheveux merdiques. Et puis rien. Sagem, clés de l’appart, tabac, feuilles. Clopes dans la poche droite, portable dans la gauche. N’apportez aucun sens à cela.

2 étages plus bas, la rue déserte quand Paris est déjà debout depuis plusieurs heures.

Café, croissant. Téléphone. On appelle ça le “sauvetage d’artiste“. Ou, dans le meilleur de cas, le “lancement d’artiste“. Un phénomène assez rare cela dit.

Cette France est pleine d’artistes. Ce Paris est en surproduction de créativé (ou de crétinisme, parfois) et regorge de démagos, d’hypocrites, de connards et de belles standardistes. Chacun cherche son chemin, suit le pas creusé depuis 10 ans et finit par être oublié. Je ne le souhaite ? personne.

Moi, je suis peinard, dans mon fauteuil en cuir multi positions, écran plat et téléphone à portée de main. Je fais du sauvetage, et dans le meilleur des cas, je fais du lancement.

Wahou.

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