De Paris je n’ai rien vu…
à peine quelques mètres sur le Bd Haussmann, courir après un véritable jambon-beurre-cornichon-baguette tant convoité depuis quelques mois.
Oh, je sais bien, pour toi en bas là, le parisien, le jambon/beurre te fait autant d’effet que le nouvel album de Christophe, seulement tu devrais savoir que la bonne baguette fait défaut, ici à Stockholm. Et pense que chaque jour où tu maudis Paris qui sent le pigeon, tu devrais pouvoir te rassurer en sachant qu’il t’est possible de t’asseoir quelque part et de commander un jambon/beurre d’exception, comme ça, l’air de rien.
Retrouver Paris à peine une journée et se dire que c’est bien suffisant, qui suis-je devenu ? A peine emprunté le RER B à Charles de Gaulle, j’ai saisi de suite que lui et moi n’étions plus compatibles.
Quelques petits plaisirs retrouvés néanmoins : le café très mauvais et très cher en terrasse, un chauffeur de taxi splendide qui me demande si le Groenland est facile d’accès depuis Stockholm, et bien entendu Saint-Vrain, cette commune chatoyante planquée quelque part au sud de Paris.
Alors maman, quand tu lira ces lignes, aux alentours de 8h un matin du mois de juillet, un café dans une main et une Vogue Menthol dans l’autre, je te dédicace ces quelques lignes. Et je décrète par la même occasion Saint-Vrain capitale de la gambas au barbecue, et bien entendu… celle du grand vin de Bordeaux.
p.s : à l’attention des amis que je n’ai pas eu le temps de voir : je m’excuse, mais je n’ai absolument pas eu le temps de vous voir.

