Det är kul att gå till jobbet.
Un point intéressant dans la relation que j’entretiens depuis presque un an avec ma nouvelle copine (j’ai nommé Stockholm) est que désormais, j’ai compris à quoi servaient les pieds.
À Paris, les pieds servent peut-être à l’occasion de 2 ou 3 manifestations dans l’année : le marathon pour les sportifs, la fête de la musique pour les alcooliques et peut-être les soldes pour les consommateurs frénétiques.
Le fait de ne pas marcher à Paris n’est pas nécessairement en rapport avec les capacités physiques ou l’envie des parisiens, mais vient vraisemblablement du fait que les stations de métros sont en surnombre, et qu’elles vous appellent comme une gigantesque bouche dans laquelle on finit nécessairement par tomber… Alors le métro vous mâche, vous navigotte, vous transporte et vous n’avez même pas eu connaissance du fait que vous loupiez la rue des Thermopyles entre Montparnasse et Porte de Vanves, à ne pas pointer votre nez dehors. Et c’est un bien triste constat.
Stockholm possède nettement moins de métros, et aucun ne tentera de vous aspirer misérablement. La présence de l’eau, de multiples bateaux et cette fantastique odeur de crevette qui embaume les abords de Gamla Stan et fait la joie des Stockholmare sont autant d’éléments qui font redécouvrir les pieds. Mes pieds en l’occurrence.
12 août 2008, Gamla Stan, avec mes pieds
C’est donc avec grand plaisir que depuis quelques semaines j’arpente la ville durant 40 minutes, un trajet quotidien qui fait la liaison entre mon appartement et Babylone. Parfois même, je dépasse des copines sans le savoir.
Des kilomètres à pieds et des souliers toujours intacts, NTM à fond dans les oreilles, croyez moi, la Suède est une jolie ville, du lundi au vendredi, de 8h à 9h le matin.
edit : sous la pression de tous, je rajoute le verbe dans le titre du post. je voulais parler comme les jeunes, mais personne ne m’a compris.
