Double nationalité.

Prenons quelques minutes pour nous mettre à la place de ceux qui sont nés sous une double nationalité, ici Franco-Suédoise. Il faut dire, ils sont plutôt nombreux et il est fort probable que cette population vienne à s’accroître rapidement, au regard du nombre de français lâchement kidnappés à Paris par de jolies blondes en jupette.

D’ici quelques années, ils seront certainement des centaines de mouflets disposant de 2 passeports planqués dans la table de nuit. Ils pratiqueront probablement le français et le suédois avec une aisance similaire, seront blonds mais vraisemblablement un peu moins que leurs copains scandinaves.

Mais au quotidien, le conflit est de taille, et j’imagine la vie difficile d’un enfant élevé par maman Emma et papa Jean-Claude.

J’ai eu l’occasion et la chance d’en rencontrer quelques uns, issus de cette génération cosmopolite.  J’ai pu les observer et en tirer quelques conclusions. J’avoue qu’au départ, je suspectais un mélange douteux, un peu comme certains mélangent des petits bouts de camembert dans un chocolat chaud.

Il n’en est rien! Ils sont suédois mais rock n’roll, ils sont français mais pas de ceux qui nourrissent une passion pour la bière et les bergers allemands.

Ils enlèvent leurs chaussures en entrant dans leurs appartements mais ouvrent volontiers une bouteille de Bordeaux un lundi soir. Ils font des concours de boules de neige mais jamais ne visent entre les deux yeux. Ils se garent sur les places de parking autorisées mais chaque fois se demandent si vraiment, ca vaut le coup de payer 30 couronnes pour y rester 2 heures.

Contre toutes attentes, ils ont simplement choisi de prendre ce que l’on faisait de mieux dans ces 2 pays. C’est aussi appréciable qu’un sandwich chaud avec du chèvre, du miel et de la roquette mais sans la roquette. C’est du patinage artistique sur France 2 sans les commentaires de Philippe Candeloro, du camping dans un sous-bois mais sans les moustiques.

De là, on espère qu’à l’avenir on mettra un peu plus de France dans les suédois, et un peu plus du Suède dans les français. J’ai ceci dit bon espoir, car c’est un fait: les suédoises s’en vont peupler Paris un peu plus chaque année, avec dans leurs bagages des jupes semble-t-il de plus en plus courtes. Je me surprends alors à imaginer, dans un futur proche, le suédois enseigné comme langue vivant n.2 dans nos beaux collèges de France, pour le plus grand plaisir de tous!

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