Eté 2007.

J’apprends que Cécilia n’a pas donné son vote à son tendre époux. D’ailleurs, j’apprends qu’elle n’a donné son vote à personne, la coquine.

Et pendant qu’on m’informe de tout ça, pendant que j’apprends que la France va mal, que la France qui se lève tôt, que la France travaille, que la France qui Vincent (crétin), que la France a peur, je suis en train d’établir un trajet potentiel pour mon mois d’Août 2007.

Malgré tout ça, il est toujours 12h30 à Paris. Le ciel est bleu comme dans les films, il y un goût d’“A bout de souffle” dans les rues de Paris. On ne distribue pas le Times mais le ton est semblable. J’aime cette ville que je quitterai pour un mois durant l’été. Août 2007, Beauvais/Stockholm pour le prix d’un jambon/beurre. A 4 dans la Volvo, j’esquisse le trajet. Stockholm, Mardshyttan puis la route vers Göteborg. On se laissera tenter, traverser la frontière pour rejoindre Oslo. Descendre la côte, les plages à 14°, toujours vivant. A 4 dans la Volvo.

Lorsque certains crieront “Vive les congés payés”, allant polluer toutes les plages de la Côte d’Azur et s’octroyant quelques minutes de soleil, je ne serais déjà plus là.

Et bien entendu, je n’aurais aucune pensée pour tout ce joli petit monde. Pour vous.
Vous êtes jaloux, mais vous m’appréciez quand même. 

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En vous faisant les pieds,

Johan.

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