Götgatan, ma vie de jeune.

Souvenez vous… le 21 juin dernier. C’était à Paris, il pleuvait comme tous les 21 juin depuis ces 5 dernières années. Bertrand Delanoé fêtait la musique, et nous aussi. Que retenons nous de cette fête de la musique ? Pour ma part, certainement pas la musique… Parce que trop rarement de qualité, et parce que je ne suis pas certain que le vin éveille nos sens, ou en tout cas certainement pas l’ouïe.

Ce que je retiens (et c’est tout à fait personnel) c’est une manifestion généralisée, c’est 2 millions de franciliens dans les rues de Paris (dont 1 bon million rue de la Roquette), beaucoup de cris bizarres, des milliards de cigarettes (comptez 10 par heure et par individu), des litres de vin et des milliers de mètres à pied. Un des rares moment à Paris où les taxis fêtent Noël avant l’heure, un des rares moment où même le 15è arrondissement vous semble vivant, donc supportable.

Alors non, Stockholm ne fête pas la musique (enfin, pas que je sache… ceci dit, les suédois ont tendance à fêter tout et n’importe quoi, de la fête de l’écrevisse à la fin de l’été… en passant par le début de l’hiver… et donc la fin de l’hiver… etc.)

Mais hier soir, 29 septembre, pour la première fois depuis mon arrivée en Suède, j’ai tenté le samedi soir à Stockholm. Götgatan, qui traverse Södermalm de haut en bas, devenu lieu de fête pour quelques petites heures… Là où une grande partie de l’île se réunit sur cette même rue pour ne rien fêter de plus que… le samedi soir. Le rapprochement avec la fête de la musique à Paris n’était pas futile, il s’agit bien là de la même ambiance à quelques 2000 kms; de façon hebdomadaire.

Analyse sociologique du dimanche : en règle générale, les suédois n’ont pas tendance à sortir durant la semaine, et encore moins à consommer de l’alcool. Du fait du prix de l’alcool en général, et du fait de moeurs qui nous sont bien étrangers. Le samedi soir devient donc évidemment le soir de la débauche, du quintal de cigarettes, du cubis de mauvais rosé grand comme la Tour Montparnasse. Et pour quelqu’un comme moi, qui ne sortait justement QUE la semaine, je suis confronté à ce que l’on appelle communément un choc culturel.

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Ce qu’il y a aussi de très étonnant, c’est que tout se fait très très tôt, je m’explique :

  • Le repas aux environs de 19h. Là, 2h pour enfiler le plus de bouteilles de gnole infâme.
  • 21h, tout le monde dehors et tout le monde bourré heureux. Etant donné que le suédois se déplace généralement par 20, comptez une bonne heure pour décider tout le monde sur un bar approprié.
  • 22h, de la bière en jerricane et à foison dans un bar de jeune.
  • 1h’, les derniers bars ferment (?), les derniers tentent de rentrer… les rues sont pavés… je vous laisse imaginer. Ne subsiste plus qu’un bar, un bateau, ouvert jusqu’a 5h et réservé à la population de plus de 23 ans.

Petite information de plus : une suédoise hier m’a fait part du fait que CE samedi était aussi un peu plus spécial que les autres. Les suédois venaient juste de recevoir leurs salaires.

Analyse comportemental du dimanche : le français, en règle générale, ne se pose la question de savoir si son découvert est gigantesque, ou juste énorme. Il sort quand même, ne serait-ce que pour oublier.

Précision du dimanche : bien entendu, j’ai exagéré certains faits. considérez ça comme de la littérature, hein.

Prochainement : le dimanche, pour oublier le samedi.

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