Home made.

Je me souviens avoir eu une discussion, il y a quelques temps de cela, avec un suédois pure souche… « What about the weather in november ? »

Précisement parce que novembre est toujours sujet à la pluie, à la dépression chronique, à ces flaques dégueulasses et par dessus tout au froid, en France comme ailleurs. La Suède n’échappe pas trop à la règle. On m’avait prévenu, je m’y attendais et pourtant…

Et pourtant je ne comprends pas comment il est possible de survivre à ça, je m’explique : à l’heure où je vous écrit, il fait nuit noire et ça depuis 1h. Oui, il est 16h08. D’après mon thermomètre, il fait exactement 1°C. Il pleut, beaucoup, et la neige de la semaine dernière a laissé place à des flaques d’eau grandes comme un lac Léman. Tu pensais que novembre était triste en France ?

Mon kit de survie s’appelle le Glögg, le vin chaud suédois. Damien Rice me tient compagnie pour le travail, et ma survie tient aussi au fait qu’après décembre… le pays devrait être blanc. Et après la neige, je profiterai avec plaisir d’un coucher de soleil à 23h en juin avec un lever de soleil aux alentours de 3h du matin.

Un week-end à Mårdshyttan. Un week end durant lequel j’ai pu apprécier un marché de Noël très typique à Lindersberg, un week-end durant lequel scie à la main, j’ai tristement fait la peau à 2 beaux sapins, dont un qui trône désormais proche de ma bibliothèque. Tout le monde ne peut pas se vanter d’avoir un sapin « home made cut« .

Du travail donc pour mes journées, entrecoupées durant 2h d’un cours de suédois quotidien. Une prof et une marâtre motivées à l’idée de faire progresser quelques bons et loyaux étrangers en suédois. Cosmopolite, mes cigarettes se partagent tantôt avec un russe, tantôt une irakienne, quelques estoniens et ce qu’il faut de japonais. Très très agréable.

Je vous embrasse.

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Une réflexion sur « Home made. »

  1. Alors qu’ici de pauvres assistantes d’avocat qui jamais ne se sont posé la question « pourquoi quitter paris », ouvrent des colis piégés, alors qu’ici les parisiens viennent d’apprendre qu’ils vont devoir rechausser leurs baskets suite à l’annonce du nouveu préavis de grève de la ratp, alors qu’ici la pluie nous contraint a resteindre le nombre de clopes fumées pendant les heures de bureaux, je me rend compte que tout ce que tu nous raconte parait loin, très loin, plus loin encore que « l’après-périphérique »… je t’en veux de pas être là avec moi pour cracher sur cette france.

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