J’ai tenté de tester…

Vélo Liberté.

Vélib‘. Paris, dans la nuit du 19 au 20 juillet 2007. 5 jours à peine après le branchement officiel de je-ne-sais-combien de vélos bizarres, à louer, à prendre, à laisser.

A prendre, pour le coup, pas trop de soucis. Chklak, c’est 24 kilos qui te tombent dessus. Evidemment, à 5h30 le matin, c’est pas nécessairement le meilleur moment pour choisir de se promener avec vélo, mais que veux-tu, moi et mon compagnon de galère, on aime l’aventure.

Mon compagnon de galère, lui en revanche, n’a pas eu droit à son vélo en fonte congolaise : pas de bras, pas de chocolat, pas d’argent, pas de vélo.

A la recherche d’une deuxième borne, c’est gaiement que nous traversons Paris. Je crois ne pas connaitre meilleur moment pour mettre le nez dehors, que Paris à 5h du matin. Et étant donné que cet événement ne se produit en général qu’une fois à l’année (dans mon cas), autant emprunter le bon vieux vélo des familles.

Ce que nous n’avions pas pris en compte, c’est le black-out qui a suivi, lorsque toutes les bornes se sont trouvées… hors service. Ceci dit, nous étions loin d’avoir prévu de sortir à 5h du matin, et d’être vraiment cons lors de cette prise de décision. Le fond du problème, la vraie problématique, c’est que justement, bornes HS équivaut à un “trimballe toi ton Vélib’, traverse Paris de long en large pour tenter de le rendre, prends un peu sur toi et dis toi que décidément, on a pas idée de sortir à une heure pareille“.

De 5h28 à 7h41, nous avons donc pris un café, courru à plusieurs reprises, mangé quelques patisseries, tenté plusieurs jeux de mots douteux sur le terme Vélib’, et mangé pas mal de cigarettes par la même occasion.

Jusqu’au miracle, la borne opérationnelle, celle qui mis fin à notre souffrance, à notre exaspération, que nous avons tant de fois exprimé par quelques “putain, et voilà, une belle merde Vélib, merci Bertrand, merci Decaux, merci la pub et tous ces connards de capitalistes

Milles excuses pour ce récit linéaire, chiant à mourir, mais il m’était impératif d’hurler dans quelques endroits mon mécontentement.

Mes excuses à Vélib’, vous êtes certainement des gens très sympas.

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