<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Comments on: J&#8217;ai tenté de tester&#8230;</title>
	<atom:link href="http://www.pourquoiquitterparis.com/jai-tente-de-tester/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.pourquoiquitterparis.com/jai-tente-de-tester/</link>
	<description>Récits depuis Björngårdsgatan, Stockholm - SUÈDE.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 26 Jun 2009 11:43:42 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
	<item>
		<title>By: Bikette des Sables</title>
		<link>http://www.pourquoiquitterparis.com/jai-tente-de-tester/comment-page-1/#comment-674</link>
		<dc:creator>Bikette des Sables</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 13:07:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://jpeuron.free.fr/index.php/2007/07/20/jai-tente-de-tester/#comment-674</guid>
		<description>Tiens, quelqu&#039;un qu&#039;a écrit un truc vélibitien. Moins bon que toi, évidemment!

&quot;Quarante cinq minutes dans la peau d&#039;un con.&quot;
Le Perroquet tire son chapeau à l&#039;auteur de ce billet, déniché en surfant sur le Web, du blog cinéphile Slothorp, qui synthétise brillamment les retours d&#039;expérience du système Velib.

Si Velib stimule les traits d&#039;humour, c&#039;est déjà ça.

Laisse-moi te dire, fille, qu&#039;il était vingt trois heures trente du côté de Stalingrad, et que la lune brillait à peine dans ce ciel de lampadaires quand je me suis avisé que l&#039;heure était venue de rentrer. J&#039;étais un peu ivre - j&#039;avais vidé deux bouteilles avec mon ami Nicolas – et donc en pleine disposition pour vivre une aventure, une grande ! Une folie de marin, aux sources du Nil, le grand voyage chez les nègres quitte à ramasser la malaria, mais là tout ce que j&#039;avais devant moi, c&#039;était une rangée de biclous avec une borne interactive sur laquelle s&#039;agglutinaient trois petits culs de vingt ans. Ni une, ni deux, folie ! Je sors mon pass navigo et j&#039;introduis ma visa card pour expérimenter la nouvelle politique de location cycloïde de la mairie de Paris. Après trois minutes à taper des codes, des v, des codes et des v, victoire ! Un vélo borne 12 se détache. Nicolas, pas le dernier des cons (et même un peu premier dans l&#039;ordre), s&#039;empare du véhicule et lance trois tours de pédalier pour goûter la mécanique de l&#039;engin. Déjà, le salaud grignote trois minutes du forfait, mais en plus, maladroit ! Il dévisse la selle ! Deux minutes de plus de perdu ! Je pleure ! Je bave ! Fureur ! Enfin, j&#039;enfourche le deux roues, je salue poliment la compagnie (adieu, adieu, petits culs, que l&#039;air et le sable vous caressent !), et j&#039;avale direct le bitume towards Menilmontant, ses lumières, ses faubourgs, ses ivrognes et sa suie. Ah balade du jeune homme en ivresse ! Politesse du cœur, laissez passer l&#039;outre pleine ! Bonjour police, bonjour piétons, bonjour taxis ! Klaxon, insultes, décorez-moi de vos colères ! Moi, c&#039;est égal, je vous aime, sur mon cycle panzer divizion. Je suis un bobo, le bon bobo refait au bon goût de pinard, un bonobo des vieux quartiers, je renifle des peaux, je souris comme l&#039;enfant, j&#039;ai dix ans, quinze ans, vingt ans, c&#039;est à n&#039;en plus finir, jeunesse ! Je pédale dans la nuit, rive droite mon amour, tout le lait coule le long des cuisses, garanties sans dopants, tendresse, la ville fleurit sous mes roues !

Après quoi, vingt minutes ? Je tourne au carrefour de Menilmontant et m&#039;engage dans la rue Etienne Dolet pour garer le vélo. Deux place de libre, félicité ! Pied à terre, je serre l&#039;engin sur sa borne, mais non, une plaque rouge interdit de le faire. Idem pour la deuxième ! Poisse de la nuit ! Il faut partir. La carte indique une station proche, rue d&#039;Oberkampf. J&#039;enfourche le destrier et j&#039;évacue plus loin. Mensonges ! Calomnies ! Putasseries ! La station est fantomatique ! Rien, nada, un spectre. Qu&#039;à cela ne tienne, j&#039;ai le cuisseau ferme, je poursuis vers Père Lachaise où probablement, une place m&#039;attend. Bernique, oui ! Je tourne en rond, un vrai couillon, un idiot de fin de saison ! Minuit s&#039;approche, et avec la cloche, la demi-heure fatale au portefeuille… De l&#039;entrain, je me prends de foncer direction Couronnes où se tient une autre station. Peine perdue ! Tintin balayette ! Encore ces ignobles plaques rouges pour m&#039;interdire l&#039;arrivée ! Et plus loin, du côté de Belleville, face Synagogue ? Trois jeunes qui embarquent mais trois autres qui déposent ! Je suis fait. Le reste : encore des plaques rouges ! Y&#039;en a un qui se marre. Ca te fait rire, merdeux ? Du calme, il dit, faut pas stresser, c&#039;est les débuts, c&#039;est cool.

Cool, il dit.

Sacré nom d&#039;un connard. Va fumer ta ganja en rêvant ta vie, mais surtout, évite de me parler.

En attendant, c&#039;est moi le con. Pris au piège des joies du bobo. Je me sens comme une merde. Je repars pas content, maudissant le socialisme, les jeunes et Jean-Claude Decaux. J&#039;atterris en haut de Couronne, il y a une place, une seule. Je pose mon vélo. Je marche cinq minutes et je rentre chez moi. Je suis crevé. Je suis en colère. J&#039;ai dépensé deux euros, autant dire une bière sans les cacahuètes.

Demain, je fais réparer mon biclou. Après demain, j&#039;achète un SUV et je pourris l&#039;ozone.

Et pour ceux qui pensent que cette note nous éloigne du cinéma, je les renvoie à Rohmer : ils pourront réviser la méticuleuse topographie parisienne en s&#039;interrogeant sur le sens de la vérité des lieux.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tiens, quelqu&#8217;un qu&#8217;a écrit un truc vélibitien. Moins bon que toi, évidemment!</p>
<p>&#8220;Quarante cinq minutes dans la peau d&#8217;un con.&#8221;<br />
Le Perroquet tire son chapeau à l&#8217;auteur de ce billet, déniché en surfant sur le Web, du blog cinéphile Slothorp, qui synthétise brillamment les retours d&#8217;expérience du système Velib.</p>
<p>Si Velib stimule les traits d&#8217;humour, c&#8217;est déjà ça.</p>
<p>Laisse-moi te dire, fille, qu&#8217;il était vingt trois heures trente du côté de Stalingrad, et que la lune brillait à peine dans ce ciel de lampadaires quand je me suis avisé que l&#8217;heure était venue de rentrer. J&#8217;étais un peu ivre &#8211; j&#8217;avais vidé deux bouteilles avec mon ami Nicolas – et donc en pleine disposition pour vivre une aventure, une grande ! Une folie de marin, aux sources du Nil, le grand voyage chez les nègres quitte à ramasser la malaria, mais là tout ce que j&#8217;avais devant moi, c&#8217;était une rangée de biclous avec une borne interactive sur laquelle s&#8217;agglutinaient trois petits culs de vingt ans. Ni une, ni deux, folie ! Je sors mon pass navigo et j&#8217;introduis ma visa card pour expérimenter la nouvelle politique de location cycloïde de la mairie de Paris. Après trois minutes à taper des codes, des v, des codes et des v, victoire ! Un vélo borne 12 se détache. Nicolas, pas le dernier des cons (et même un peu premier dans l&#8217;ordre), s&#8217;empare du véhicule et lance trois tours de pédalier pour goûter la mécanique de l&#8217;engin. Déjà, le salaud grignote trois minutes du forfait, mais en plus, maladroit ! Il dévisse la selle ! Deux minutes de plus de perdu ! Je pleure ! Je bave ! Fureur ! Enfin, j&#8217;enfourche le deux roues, je salue poliment la compagnie (adieu, adieu, petits culs, que l&#8217;air et le sable vous caressent !), et j&#8217;avale direct le bitume towards Menilmontant, ses lumières, ses faubourgs, ses ivrognes et sa suie. Ah balade du jeune homme en ivresse ! Politesse du cœur, laissez passer l&#8217;outre pleine ! Bonjour police, bonjour piétons, bonjour taxis ! Klaxon, insultes, décorez-moi de vos colères ! Moi, c&#8217;est égal, je vous aime, sur mon cycle panzer divizion. Je suis un bobo, le bon bobo refait au bon goût de pinard, un bonobo des vieux quartiers, je renifle des peaux, je souris comme l&#8217;enfant, j&#8217;ai dix ans, quinze ans, vingt ans, c&#8217;est à n&#8217;en plus finir, jeunesse ! Je pédale dans la nuit, rive droite mon amour, tout le lait coule le long des cuisses, garanties sans dopants, tendresse, la ville fleurit sous mes roues !</p>
<p>Après quoi, vingt minutes ? Je tourne au carrefour de Menilmontant et m&#8217;engage dans la rue Etienne Dolet pour garer le vélo. Deux place de libre, félicité ! Pied à terre, je serre l&#8217;engin sur sa borne, mais non, une plaque rouge interdit de le faire. Idem pour la deuxième ! Poisse de la nuit ! Il faut partir. La carte indique une station proche, rue d&#8217;Oberkampf. J&#8217;enfourche le destrier et j&#8217;évacue plus loin. Mensonges ! Calomnies ! Putasseries ! La station est fantomatique ! Rien, nada, un spectre. Qu&#8217;à cela ne tienne, j&#8217;ai le cuisseau ferme, je poursuis vers Père Lachaise où probablement, une place m&#8217;attend. Bernique, oui ! Je tourne en rond, un vrai couillon, un idiot de fin de saison ! Minuit s&#8217;approche, et avec la cloche, la demi-heure fatale au portefeuille… De l&#8217;entrain, je me prends de foncer direction Couronnes où se tient une autre station. Peine perdue ! Tintin balayette ! Encore ces ignobles plaques rouges pour m&#8217;interdire l&#8217;arrivée ! Et plus loin, du côté de Belleville, face Synagogue ? Trois jeunes qui embarquent mais trois autres qui déposent ! Je suis fait. Le reste : encore des plaques rouges ! Y&#8217;en a un qui se marre. Ca te fait rire, merdeux ? Du calme, il dit, faut pas stresser, c&#8217;est les débuts, c&#8217;est cool.</p>
<p>Cool, il dit.</p>
<p>Sacré nom d&#8217;un connard. Va fumer ta ganja en rêvant ta vie, mais surtout, évite de me parler.</p>
<p>En attendant, c&#8217;est moi le con. Pris au piège des joies du bobo. Je me sens comme une merde. Je repars pas content, maudissant le socialisme, les jeunes et Jean-Claude Decaux. J&#8217;atterris en haut de Couronne, il y a une place, une seule. Je pose mon vélo. Je marche cinq minutes et je rentre chez moi. Je suis crevé. Je suis en colère. J&#8217;ai dépensé deux euros, autant dire une bière sans les cacahuètes.</p>
<p>Demain, je fais réparer mon biclou. Après demain, j&#8217;achète un SUV et je pourris l&#8217;ozone.</p>
<p>Et pour ceux qui pensent que cette note nous éloigne du cinéma, je les renvoie à Rohmer : ils pourront réviser la méticuleuse topographie parisienne en s&#8217;interrogeant sur le sens de la vérité des lieux.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Cora</title>
		<link>http://www.pourquoiquitterparis.com/jai-tente-de-tester/comment-page-1/#comment-673</link>
		<dc:creator>Cora</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jul 2007 09:54:03 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://jpeuron.free.fr/index.php/2007/07/20/jai-tente-de-tester/#comment-673</guid>
		<description>HAHAHAHAHA.
Hier, 16h, en quête d&#039;un Vélib pour faire St michel / Haussmann. 5 stations hors services, puis oh miracle, une station, un vélo. libre. qui marche. Au début, c&#039;est sympa, tu prends les petites rues. Après, t&#039;en as marre des sens interdits, tu prends les trottoirs jusqu&#039;à destination. ET LA, le drame. Triangle Opéra / Haussmann / St Lazare, je tourne une heure avec mon putain de vélo pour trouver une borne (que je ne trouverai qu&#039;en faisant appel à une voiture de flics qui tournait dans le quartier). Je ne regarde pas devant moi, j&#039;écrase le pied d&#039;une jeune fille sur un passage piéton, manque de tuer un bébé dans une poussette. 2h. Vélib, j&#039;en redemande. Avec un peu d&#039;entrainement</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>HAHAHAHAHA.<br />
Hier, 16h, en quête d&#8217;un Vélib pour faire St michel / Haussmann. 5 stations hors services, puis oh miracle, une station, un vélo. libre. qui marche. Au début, c&#8217;est sympa, tu prends les petites rues. Après, t&#8217;en as marre des sens interdits, tu prends les trottoirs jusqu&#8217;à destination. ET LA, le drame. Triangle Opéra / Haussmann / St Lazare, je tourne une heure avec mon putain de vélo pour trouver une borne (que je ne trouverai qu&#8217;en faisant appel à une voiture de flics qui tournait dans le quartier). Je ne regarde pas devant moi, j&#8217;écrase le pied d&#8217;une jeune fille sur un passage piéton, manque de tuer un bébé dans une poussette. 2h. Vélib, j&#8217;en redemande. Avec un peu d&#8217;entrainement</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Anthony Stéphan</title>
		<link>http://www.pourquoiquitterparis.com/jai-tente-de-tester/comment-page-1/#comment-672</link>
		<dc:creator>Anthony Stéphan</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jul 2007 17:20:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://jpeuron.free.fr/index.php/2007/07/20/jai-tente-de-tester/#comment-672</guid>
		<description>L&#039;anticipation et la gestion des crises n&#039;ont jamais été le point fort des services publics français. Dans un cas comme celui que tu présentes, il m&#039;aurait pourtant semblé judicieux, à tous égard, de t&#039;indemniser au grand minimum en t&#039;offrant un abonnement à l&#039;année.

Petit rappel de bon sens : seules la nécessité de la rentabilité et la concurrence amènent une entreprise à respecter ses clients puisqu&#039;elle n&#039;a clairement pas d&#039;autres options si elle veut éviter la banqueroute.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;anticipation et la gestion des crises n&#8217;ont jamais été le point fort des services publics français. Dans un cas comme celui que tu présentes, il m&#8217;aurait pourtant semblé judicieux, à tous égard, de t&#8217;indemniser au grand minimum en t&#8217;offrant un abonnement à l&#8217;année.</p>
<p>Petit rappel de bon sens : seules la nécessité de la rentabilité et la concurrence amènent une entreprise à respecter ses clients puisqu&#8217;elle n&#8217;a clairement pas d&#8217;autres options si elle veut éviter la banqueroute.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

