John Doe.
Retour en Suède et départ presque trop précipité pour la campagne… le temps de fêter les 50 ans de la mère de Lina un samedi soir. J’avais déjà observé le phénomène et très heureux d’y participer à nouveau : on rigole pas en Suède, quand on a 50 ans. On fait les choses bien et c’est presque une cérémonie d’ouverture des JO que l’on prépare 3 mois à l’avance.
Pas moins de 120 personnes présentes, la fête se tient dans une scierie, ça sent la sciure et la découpe de parquet au mètre… Les invités interviennent, se déguisent, chantent, les rires s’entendent jusqu’à l’autre côté du lac et moi je profite de cet excellent apéritif, encore une fois.
Je passe les détails de la soirée, je vous épargne ma nuit sur un matelas qui tiendrait dans une poche, je ne vous chante pas bon anniversaire en suédois et j’en reviens au titre de ce post.
J’ai perdu mon sac.
Dans mon sac il y avait des trucs.
Beaucoup de trucs.
Trop de trucs.
J’ai pris un bus vendredi soir, Örebro->Lindesberg et j’ai fait plaisir à quelqu’un en laissant mon sac bien en évidence au dessus de mon siège. Son nouveau propriétaire a du trouver dedans un appareil photo numérique reçu le matin même par la poste, un disque dur externe, une nintendo DS et son chargeur, une caméra numérique, un livre vraiment bien, un bonnet vraiment beau, et bien entendu tout mes papiers. Jackpot.
Alors je m’adresse à toi, petit salopard qui m’a tiré mon sac en loosdé profitant de mon idiotie impardonnable, det var min väska, MIN väska, FY FAN, FY DIG, HELVETES JÄVLA SKIT !!!!!!!
Alors ce n’était que matériel me dira-t-on, rien de larmoyant, finalement tu es un homme libre, plus de papiers, plus de nom, plus rien, je me rase la tête et appelez moi Roland, non non non. Merde. C’était mon sac. MON sac.
