Knott.

C’est certainement un des mots qui restera de ces quelques semaines de vacances. Un mot anodin qui paraitrait presque attirant si il ne qualifiait pas ce fléau qui chaque année promet l’hystérie collective.

Le knott, c’est un moucheron. Un moucheron qui, comme le moustique, possède une anatomie suffisante pour s’attaquer à l’humain. Ouais, le knott pique. L’autre dira « si tu t’en prends à la pègre/tu finiras dans l’vinaigre /allez, tiens toi tranquille, sinon t’es mort »

Et c’est là où notre naiveté fait défaut, car le knott ne se déplace pas seul mais bel et bien avec 10.000 de ses copains, souvent au moment où l’on sert le premier apéritif, mettons un grand vin de Bordeaux.

Entre ici, knott, avec ton cortège d’ombres… Rien ne résiste au knott, que ce soit ton dernier Levi’s, ta polaire, ta paire de moufle en plomb… Il s’y faufile et sournoisement t’y pique, dans les endroits les plus inaccessibles, un dessus de pied, un bout d’épaule, un derrière d’oreille.

La légende dit que les anciens locataires de notre belle maison dans la forêt suédoise ont failli sous leurs attaques… une autre légende dit que ces locataires auraient quitter la région pour un 2 pièces à Malakoff.

J’ai subi les assauts du knott ravageur, et j’ai souri lorsque l’on m’a raconté ces habitants du Nord de la Suède qui, tout á fait dévêtus, passent une nuit entière dehors à se faire littéralement engloutir par ces nuages de moucherons… afin de trouver ce que tout le monde cherche en vain : l’immunisation collective.

Le knott aura définitivement su se faire une place dans mes prochains récits de ce voyage, le knott et l’été 2008 racontera-t-on, de Mårshyttan à Lindesberg, de Paris à Stockholm.

p.s : il s’est passé des choses nettement plus intéressantes durant ces 3 dernières semaines, mais reconnaissez-le, cette saloperie méritait bien un billet ici.