Sans à peine en prendre conscience, j’ai atterri il y a 3 jours à Copenhague.

Copenhague a toujours fait partie dans mon inconscient des villes dans lesquelles j’avais à priori peu de chance de mettre les pieds. Luxembourg par exemple, fait aussi partie du même lot. Je n’ai a priori aucune raison d’aller au Luxembourg. Ou alors sur un malentendu.

Changer de pays c’est bien entendu changer d’environnement, mais aussi se rapprocher de pays et de capitales qui autrefois ne vous évoquaient rien. C’était exactement le cas pour Copenhague. 3 jours à Copenhague c’est pour les suédois aussi courant que la vidange de la Volvo. L’équivalent peut-être de la Belgique pour le français, ou la frontière espagnole pour aller acheter des clopes moins chères. Mais on ne pense jamais à Copenhague. On a rarement côtoyé un type qui revenait de 3 semaines au Danemark avec son appareil photo jetable dans la poche.

Bref, quoi qu’il en soit, 3 jours à Copenhague. Et évidemment, Christiania, la communauté libre de Copenhague. Christiania sent le cannabis, la bière, le rafistolage, l’art de rue. Christiania ne sent pas le pain frais, la nouvelle Volvo, le Chanel, l’herbe coupée. Christiania fait partie des endroits les plus étranges qu’il m’ait été donné de visiter. Je n’ai malheureusement pas pu prendre des photos (c’est interdit), je vous invite donc à faire quelques recherches de votre côté.

christiania copenhague

Si je devais préparer un guide de voyage sur Copenhague, je dirais :

A faire : Christiania, deux fois
A ne pas faire : le restaurant italien Il Ponte

Aussi vite que je suis parti me voilà de retour à Stockholm. Ces jours-ci les suédois reçoivent leurs déclarations d’impôts, et moi aussi par la même occasion. J’ai appris que cette année, j’avais cotisé 91kr pour mon enterrement. J’en déduis qu’il va m’être difficile de mourir de suite.

Portez vous bien.