La releautivité.
Sur ce jeu de mots excessivement mal choisi, je souhaitais simplement introduire le fait que j’ai découvert un lac, mon premier vrai lac.
C’est la où la nuance est de taille. Un lac, d’un point de vue strictement franco-francais, c’est au mieux une étendue d’eau, suffisamment calme pour s’y baigner mais suffisamment sale pour ne pas s’y baigner. Au pire, et dans la plupart des cas, c’est un trou vaseux dans lequel y mettre un orteil requiert un costume de cosmonaute certifié normes européenne.
Certes, chacun sait aussi que la Suède compte des centaines, que dis-je des milliards de lacs, qu’il est possible de s’y baigner, d’y faire un feu juste à son bord. Un lac en Suède est aussi commun qu’une Clio sur le périph’, mais ce que j’ai appris, il y a exactement 2 semaines de çà, c’est qu’il est possible de se baigner dans des lacs qui dépasse l’entendement.
Des lacs dont la côte opposée est si loin qu’elle n’est plus distinguable, des lacs à échelle titanesque que j’avais du mal à me représenter, avant d’avoir pu y aller de ma plus belle brasse dans Vättern :
Évidemment, Usken et ses 12 km fait triste mine à côté, l’on en vient à se dire qu’on y passerait bien une vie, sur cette plage, à profiter de l’eau douce, de la disparition des algues, des méduses, des saloperies qui vous rentrent dans les pieds… A chacun ses vacances, je troque volontiers Valras Plage contre le sable de Hargebadet.
C’est dit.
