La vie de quartier.

Prochainement : le système social suédois.

La bonne idée que j’ai eu lors de la rédaction de mon précédent message. Bien sûr, je suis capable de résumer en 10 lignes le système social suédois après 15 jours à Stockholm. Bien sûr, je suis capable de synthétiser quelques valeurs d’une démocratie, ne commettre aucune erreur. Je suis capable d’écrire des livres, que dis-je des encyclopédies sur n’importe quel sujet.

En fait non.

Alors voilà, nous sommes le 27 septembre. J’y suis, mon appartemment ressemble à quelque chose, je suis « installé« . Et je débute les prémices de ma vie de quartier, commune à chacun.

Il y aura tout d’abord cette voisine, une vague cousine de mon propriétaire, celle chez qui il est convenu de sonner pour tout et n’importe quoi… Une perceuse, un tournevis, une pince, un niveau… Elle a choisi de refuser l’anglais, alors j’envoie celle qui partage mon 38m² pour toutes ces choses.

Il y aura le supermarché bien entendu, temple de la consommation, à quelques centaines mètres. Pour la première fois de toute ma vie je m’y rends en traversant un parc, un vrai. Une fontaine, des cailloux et quelques gothiques égarés ici et là.

Il y aura aussi ce tabac… tenu par une irakien semble-t-il, ce même homme avec qui il m’a fallu plus de 20 minutes pour acheter une carte prépayé pour mon téléphone portable. Et pourtant, je peux vous assurer que je maîtrise parfaitement cette petite phrase utile et transformable à volonté « Jag skulle vilja… » littéralement « je voudrais« . Il suffit de changer le verbe en fin de phrase, « Jag skulle vilja köpa » pour « je voudrais acheter » donc. Ca se décline à l’infini, c’est incroyable. Avec ça, tu peux faire les courses, aller à la piscine, commander 4 pizzas différentes, demander ton chemin.

Et si le suédois n’était que ça ?

J’ai rencontré un type formidable il y a 3 jours… Il tient une crêperie sur Södermalm, il est français, ses employés aussi. Et pourtant, il a cet accent suédois… tellement français. Vous savez, ce genre de type qui se fait comprendre sans aucun souci, complètement bilingue mais qui ne fait aucun effort sur la prononciation. Ca me rappelle l’anglais de Michel Gondry. Le suédois de ce crêpier.

L’excellente nouvelle, quelqu’un m’a offert un vélo il y a 3 jours… Etrangement, un vélo semblable à un Vélib’, nostalgie quand tu nous tiens ? Quoi qu’il en soit, je pédale, je pédale et je roule au milieu de toutes ces truites, ces slim fits et ces blondes, ces rues pavés et ces kanelbullar…

Bien à toi.

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