L’eau.

Je me souviens, lors de mes 2 ans à Paris, de l’envie trop souvent reccurente de trouver un coin d’eau fraiche dans lequel se jeter lorsque les températures achevaient un par un tous les septuagénaires.
Intra-muros, les options de baignade font défaut :

  • Les piscines municipales tristes et laides toujours assiégées par les enfants pouilleux le mercredi, les salariés en RTT le vendredi et le reste du monde (chômeurs, retraités etc.) la semaine.
  • La Seine dans laquelle se jeter relève du suicide
  • Les piscines privées réservées à l’élite
  • Les piscines gonflables réservées aux heureux propriétaires d’une gigantesque terrasse qui quoi qu’il advienne investiront plutôt dans une piscine privée sur le toit.

Là où Paris perd quelques points, Stockholm explose la cagnotte : l’eau est partout, absolument partout.

Alors, depuis que les températures permettent à H&M de sortir la collection Tongues Printemps Eté 2008, les occasions de se baigner sont nombreuses, et deviennent autant hebdomadaires qu’imprévues. C’est pour la plupart au cours d’une soirée suffisamment arrosée que l’on rejoint le bord de l’eau, ou que le bord de l’eau se joint à nous (tout dépend bien entendu du nombre de bouteilles laissés vides derrière nous)

C’est donc régulièrement dans mon plus somptueux calecon que je pars à la pêche aux crevettes, à la truite ou à n’importe quoi, une fois la nuit tombée sur Stockholm.

L’avantage non négligeable à vivre à Stockholm est bien entendu la possibilité d’allumer un feu absolument partout, feu qui fournira le repas, la chaleur et la convivialité, le cocktail d’une soirée dont on se souviendra (au moins jusqu’á la prochaine).

Ci après, la preuve par l’image :

Långholmen

Långholmen bis

La Suède vous aime.

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