On en a déjà discuté, les suédois aiment bien boire des coups. La vraie différence avec nous français est le sens que l’on peut accorder à “boire des coups”, qui en Suède ne se traduit pas par 3 verres de vin mais par des litres de bières, de vodka Redbull et de gin tonic sans bulles.

Après tant de folies, les suédois agonisants n’ont évidemment plus qu’une idée en tête: MANGER. Passée une certaine heure, manger devient l’obsession de tous: le ravitaillement est essentiel, il en va de la survie de chacun. Heureusement, la Suède a bien fait les choses et à pensé à installer des stands à burgers tous les 100 mètres, proches des principaux lieux d’activités nocturnes des jeunes suédois. Ici, rien n’est laissé au hasard et la Suède a très vite compris qu’un suédois qui mange est un suédois qui va bien.

Les stands font principalement tourner leur business à 1h, à 3h et à 5h du matin. Ce sont les heures de fermetures respectives des bars et des clubs, et bien entendu, tous les vendredis et les samedis, c’est Noël. Cela crée nécessairement des files d’attente incroyables car ils sont des centaines de participants à la course aux burgers. Il faut ceci dit reconnaitre que faire la queue au milieu de la nuit n’a franchement rien de pénible, car même si personne n’a les yeux en face des trous, tout le monde est plutôt content. Enfin, le type qui est vraiment content, c’est surtout celui qui se tient derrière la caisse: il fait tourner les billets de 50, les cartes bleues, du burger et de la saucisse en veux tu en voilà.

Et dans la file d’attente, après autant d’alcool, on aime bien discuter de trucs.

Des trucs pas forcément plein de sens mais des trucs quand même. On chante parfois. On se fait des nouveaux copains, on se dit qu’on s’appellera et on se rappelle jamais. Il y a souvent un type qui « parle » français et qui répète « baguette » en se marrant. Derrière lui se tient son copain, il est tout blanc. C’est l’heure de pointe mais l’atmosphère est plutôt chouette. On achète un burger à 50kr, on l’apprécie pour 5 minutes, on dit merci et bonsoir à ses copains et tant bien que mal, on rentre à la maison et on se couche. Avec les mains qui sentent la frite.