En Suède, il est souvent judicieux de réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une discussion sur un sujet à controverse.

Les discussions à tendances polémiques sont, dans la plupart des cas, l’unique moyen de déclencher chez nos amis scandinaves la colère, l’animosité, l’indignation et parfois la violence (verbale et/ou physique)

Bref, c’est une occasion unique de voir un suédois se fâcher tout rouge.

L’égalité hommes/femmes est de loin, en Suède, LE sujet qu’il vous faudra apprendre à éviter.
Bien que tout le monde soit d’accord sur le fond (tout le monde est toujours d’accord en Suède), il suffira d’un rien pour vous attirez les foudres de votre interlocuteur.
Une mauvaise blague, un lapsus, une généralité de trop et hop, vous vous faites tailler un short. Il faudra donc savoir s’éclipser furtivement, même si vous faites partie des 5,3% d’électeurs suédois qui ont voté pour le parti féministe suédois aux dernières élections européennes.

De la même façon, il est souvent très délicat d’évoquer les différentes substances qui pourraient avoir des effets négatifs sur la personne à long terme, à savoir: le tabac, l’alcool polonais, la drogue, McDonald’s.
En Suède, tout ce qui n’est pas du Snus est mauvais pour la santé. Ne tentez rien, vous n’avez aucun argument valable. Tout le monde sait que la plupart des jeunes suédois qui ont fumé du cannabis à 14 ans dirigent aujourd’hui un cartel au Mexique.

Ainsi, les sujets à contourner sont nombreux: s’exprimer en faveur des emballages individuels des petits gateaux dans leur boite en carton, évoquer la présence de tomates dans les supermarchés en Janvier ou encore se lancer dans un pour ou contreêtre végétarien” avec un végétarien.

De tout ça, les suédois eux-mêmes en sont évidemment conscients.

Et soudainement, on en vient à comprendre pourquoi la plupart des échanges se font surtout autour du temps qu’il fait, des vacances à venir ou de la qualité gustative des boulettes de viande.