Mon bel olivier
J’avais bien écrit un truc sur mon précédent week-end pêche à la campagne, là où je n’ai rien pêché, où j’ai regardé mon voisin sortir des requins blancs et des dauphins de l’eau, où je n’ai pas enfoncé de couteau dans la tête des poissons, où je n’ai pas vidé de poissons mais où j’ai en revanche gouté à un superbe brochet qui a fait le trajet le lac/mon assiette dans un temps suffisamment record. Mais dans un souci qualitatif évident, je me suis résigné à poster ce billet.
Presque sans un bruit, j’ai fêté ma première année au frigo il y a 2 mois de ça. L’événement aurait pu faire l’objet d’un bilan (tu comptes jusqu’à combien en suédois maintenant ? alors, t’as fini par manger des écrevisses ? les suédoises, elles sont vraiment libérées ? c’est vrai qu’ils se suicident tous en Suède?) mais dans un souci qualitatif évident, je me suis résigné à poster un tel bilan.
En revanche, ce que je réalise ce matin, c’est que je vais tenter de passer mon second hiver en Suède. Le premier était sombre, il a mené à la mort subite de mon olivier, et je doute que le second soit plus lumineux. Passé l’hiver 2007, l’olivier a repris quelques feuilles, puis quelques branches. Mais pas idiot le type, début juillet il décède une nouvelle fois, et je suis intimement persuadé qu’il a senti l’hiver arriver de plein nez. Oh my gold.
Quoi qu’il en soit, j’ai pris quelques décisions quant au rythme de vie à adopter, de façon à passer l’hiver sans trop de dommages collatéraux : lever tôt, quitter le domicile toute la journée et rentrer tard pour le dîner. Augmenter considérablement ma consommation de Glögg, de sorte qu’il devienne possible de se nourrir exclusivement de pepparkakor matin, midi et soir. Et enfin, dénicher 4 murs à la campagne, partir y vivre de décembre à mars avec ma copine, Murakami et une paire de patins à glace très chère.
J’envisage certes l’hiver un peu tôt, mais c’est une promesse, vous n’avez pas vu la tronche de mon olivier.
