Moon boots.

Retour à Saint-Vrain ce soir. Les Winfields à peine dissipées, la centrale vapeur encore chaude. Parce qu’il est bon de profiter quelques heures de la campagne chatoyante du 91, parce que les capitales changent les gens qui s’y installent. J’aime être ici, vraisemblablement.

Parce que la journée d’hier fut épuisante. Rendez vous Internet, essayage de fringues pour jeune styliste ambitieuse, concert à la limite du supportable et un Truskel des familles, comme chaque jeudi il se doit. La toute fin de soirée fut nettement plus profitable. Dieu n’aurait pas pu passer toute une nuit sans toucher à ton corps.

Aujourd’hui. Entre Benson lights et Belleville. Entre métro et Imbert-Imbert. Fatigue et pédagogie. Dernier jour de cours, j’ai décidé de laisser place au divertissement. Quelques jeux sur Internet qui les ont tenu durant une heure. J’ai longtemps cherché à faire regner un minimum de discipline et de calme durant mon cours, sans excès, bien entendu. La solution est déconcertante. Elle se résume en une course de voiture. Capter l’attention d’un enfant de 8 ans est difficile. Placer le devant une quelconque jeu idiot. Réaction édifiante. Le vocabulaire s’en ressent. Dans mon jeune temps, on fonctionnait différement.

A part ça, je cherche des moon-boots pour mardi.

Mais y’en a une, qui mérite une chanson. Elle est ici dans mes bras, elle accompagne mes émois et mes dérives. Elle me renvoie du bonheur, beaucoup d’espoir et quelques heures d’envie de vivre, bien malgré moi.

Edit 11:12 PM : Les crèpes sont ici excellentes. Feu de cheminée. Parents attentifs, serviables. Leslie me retrouve pour partager une herbe de qualité. J’aime ce pays, bordel.

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