Une autre journée.

Lina, après midi. Une soupe aux croutons sucrés douteux, de la musique, ambiance anglais approximatif suivant les nouvelles règles. Excellent moment. Make me happy.

Une vieille amie passée par là. Discussion échangée, cafés, beaucoup de cigarettes (I was born a cancer)

Départ dans quelques minutes pour quelques nuits parisiennes, sans motivation excessive. La mère de Perrine dans le salon. Why not.

Jack the Ripper pour compagnon quotidien. Séance de footing demain matin. Footing ? Celui qui lachera le premier offrira une bière, promis. 

I mean, we are a good idea.

04:23 AM. Quelques évènements intéressants. A venir demain, lorsque j’aurais dormi. 

15:18 PM. Levé tot pour footing intensif au coeur du parc naturel de Paris Bercy, en compagnie d’un ami. Très bon moment, malgré mes appréhensions. Courir m’emmerde, mais le faire à deux à quelque chose d’assez inhabituel. Matinée sympathique.

Douche conséquente, pour enlever la crasse accumulée, le reste de laque séchée et finir par se sentir propre. Chatoyant.

Retour sur la soirée d’hier soir, néanmoins. Départ sans aucune motivation rue Feydeau, une bière offerte par une amie et quelques messages insistants d’une scandinave pour le retrouver dans quelques bars rue Amelot. Metro. Entrée. Toujours aussi belle n’est elle pas. Des amies qu’elles hébergent durant quelques jours, très blond hair, très long girl, très nice girl. Scandinave Girls.

Et puis, tous ces guys, sexuellement peu actifs, qui ont tenté quelques ébauches de conversations. Les mêmes qui, quelques minutes plus tard, lorsque nous marcherons joyeusement rue Réaumur, hurleront "tu baises ??" au volant de leur 205 ras du sol.  Peu engageant. Lourdingue.

Retour au Truskel, pour quelques minutes musicales avant d’envisager un retour improbable en taxi.  

Belleville, Leffe and Smile

 Shall we fly to walhalla ?

Réveil délicat. Un garçon dans un lit trop grand pour lui. Une compagnie de bonne compagnie lui tient compagnie pour quelques heures et demi. Il s’y sent bien, vraisemblablement.

Il sourit. Elle semble sourire aussi. Il l’espère, a envie d’y croire. Il a trouvé son jardin secret, celui à qui elle livre tout. Mais même les traducteurs les plus onéreux ne viendront pas à bout de son charabia. Pourtant, le texte lui semble riche en sens, en réflexion. Incapable d’y piger mot, il se lance dans des traductions hasardeuses qui ne lui seront d’aucun secours.

Il oublie, il n’a pas nécessairement besoin de savoir. Et puis, le thé est excellent.

Arrivé en kattastroff 75 boulevard de Belleville, pour enseigner à des enfants qui ont déjà perdu. A peine partis, ils leur faudrait un miracle pour réussir. Ou beaucoup de chance. Voir "Belleville B".

Une bière, 18h15, rue des couronnes chez un ami d’excellente compagnie. A nouveau, discussion scandinave. Ce n’est pas le premier, il s’agit d’un sujet récurrent ces derniers jours.

Peut être trop. Feeling dependant. Se sentir faible. Trop vulnérable. Es-tu le diable ou son associé ? Le garçon est finalement très lâche. Le lit vide (livide) a quelque chose de rassurant. La prise de risque n’est pas pour tous, mais promis, cette fois, il essaiera, quitte à se brûler les ailes. 

 

Imbécile.

La Conjura de los necios. Ou Dumskallarnas sammansvärjning. Ou La conjuration des imbéciles.

John Kennedy Toole est né, puis décédé, et entre temps il a écrit un chef d’oeuvre.

Ignatius J. Reilly est gros, baveux et monarchiste, sa mère est édentée, maigre et énervée.

Peut-être trouverez-vous quelques critiques hasardeuses sur Internet. Rien de plus qu’un livre à acheter, à voler, à lire, sans aucune retenue.

Guy hoquette.

Un rien pour faire état d’une opression quotidienne. Les agences immobilières sont souvent quelques bandits reconvertis.
Une semaine après l’emmenagement, nous avons eu ça de notre fenetre :

Et comme, une fois détruit, l’on reconstruit plus grand, plus beau et plus confort, depuis 3 mois, nous avons ça :


Associé l’image au son, vous comprendrez aisément qu’il n’est plus possible d’entretenir quelconque relation sociale dans cet appartement.

Sinon, ça va.

I was born a cancer

Et puis il y a eu cette chanson, découverte sur la compil’ « Une rentrée 2005 » des Inrocks.

I was born a cancer, Jack The Ripper. Pour la bio, tout est sur leur site. De la musique comme on en entend rarement. En anglais dans le texte pour ces francophones. Bonheur musical.

A chaque période l’on y associe une musique. Petit, Je suis malade de Lama lorsque ma mère repassait mes chaussettes dans le salon. Je lisais Astrapî. I Like To Move It, pour ma première boom et pour un premier baiser échangé derrière une table de ping-pong Decathlon.

Quelques bases solides, puis plus recemment Monochrome de Dominique A, des débuts de relation avec Perrine.

Et celle ci. Jack The Ripper. Pour elle, scandinave fantastique. Mieux qu’une photo, qu’un message échangé, qu’une lettre. La postérité ne subsiste que dans la musique, dans le ressenti. L’émotion ne naîtra pas d’un visuel, mais bel et bien d’une chanson. Un .wav au milieu d’autres. Un morceau mille fois écouté et enregistré.

Bientôt et souvent.

Rue Oberkampf.

A 15 dans un petit appartement du 13ème, comémoration annuelle de l’anniversaire de Poc. Des gens gentils, des prénoms écrits sur des gobelets et une pensée constante durant la soirée. M’appelera t elle, cette idiote ?

Dans un français approximatif, elle me donne rendez vous aux gobelins pour rejoindre Oberkampf. Elle est toujours aussi belle. Un bar rue Ober, des amis suédoises qui n’ont aucun remords à approcher de beaux garçons à qui elles briseront le coeur quelques jours plus tard. Mais qu’elles sont belles, les connasses….

Je commence à saisir que je ne suis pas le premier garçon qu’elle rencontre en France, qu’elle semble avoir envie de profiter de tous les plaisirs qu’offre notre joli pays. Nullement démotivé, je lui prouverai que je ne serais pas "un de plus".

6h30. Je crois que j’ai réussi. C’est elle qui rappelera. Elle veut me voir "vite et souvent".  

Yog Olscore Dig

Soirée mémorable.

Truskelisation.

Au départ, peu de motivation. Le but de l’opération était d’accompagner mon amie Anna qui envisageait d’établir un contact plus hygiénique avec un homme rencontrée plusieurs fois auparavant. Arrivée aux alentours de minuit, une pinte des familles pas si chère finalement. Pas mal de clopes.

Dans le coin au fond à gauche, une fille magnifique. Plutot petite, plutot mi-blonde, plutot jolie. Un défi idiot "Ce soir, johan, dit Anna, tu vas établir le contact"

J’ai peur. Elle est vraiment jolie. Mais elle me regarde. Attentive. Attentif. Je ne ressortirais pas d’ici sans son prénom.

2h : plus d’argent, plus de clopes. Retour en taxi improbable, je suis donc coincé ici jusqu’a très tard le matin, premier metro. Mais elle est là, et tandis qu’Anna papillone, je m’approche. 2 canadiens entrent, mes amis bienfaiteurs (voir post précédent) Quelle chance, plus de souci financier dès ce moment, la bière est offerte. Une fille déprimée de 29 ans avec un appareil dentaire me dit qu’elle est amoureuse de moi, je lui dis que je suis amoureux de la petite, là bas, au fond.  

Je retrouve Anna. La fille, a priori, est suédoise. A la rigueur, anglaise, américaine, espagnole…mais suédois, merde, j’ai jamais pris cette option. Anna, vaguement suédoise quelque part, viens à la rescousse. "Yog olscore dig". "Je t’aime". C’est ainsi que j’ai débuté la conversation avec cette fille tombée de je ne sais où. Elle ne saisis pas du tout, je remet alors les compétences linguistiques d’Anna en question.

"Tu es belle", donc. Elle saisit mieux. Nous discutons, un peu en français, un peu en anglais, un peu en français. Fille au pair dans le 16ème arrondissement, elle quitte notre pays en juillet, ce qui, après un savant calcul, me donne l’occasion d’un amour inconsidéré durant 7 mois. Après, soit je l’épouse, soit je pars avec elle, soit elle ne repars pas.

Je passe nombre d’anecdotes, de rencontres, elle finit par me quitter vers 4h. Je lui fait promettre de revenir ici. Elle reviendra, promis. Poliement, je l’embrasse de façon très intéressé sur ses 2 jolies joues, et elle quitte le bar.

Une bière, une cigarette, déjà une envie excessive de l’appeler. Reviens, merde.

5 minutes. Elle revient. "J’ai oublié mes gants". "Mais tu n’as pas de gants". "Non". Baiser fantastique. Mieux que ça encore. Elle est belle. Elle repart.

Superbe. 

Hype ?

Je ne sais pas à partir de quel moment l’on considère que l’on a une vie de "jeune".

Devrais-je accepter, ce soir, de sortir avec une sombre inconnue et sa troupe d’amies d’un soir, pour débuter la nuit au Pop-in et la finir au Grand Rex ? L’acceptant, et acceptant par la même occasion un retrait conséquent sur mon compte pour absorber des litres d’alcool et un retour en taxi, dois-je me considérer comme un jeune con ?

"La sagesse consiste à se contenter d’un bonheur relatif". Je ne suis clairement pas sage, mais est-ce que je profite pour autant de l’absolu ?  Anais avait plus d’argent que moi, et elle connaissait Henry, et de près. Peut-être que l’absolu passe nécessairement par une Caisse d’Epargne plus conciliante du fait d’un compte chèque plus fourni.

Mais je sortirais, une fois de plus, sans réellement m’interroger sur la sagesse et l’absolu. Et demain, lorsqu’à midi je déjeunerais, je considérerai peut-être qu’hier soir, je n’ai pas été très sage, et que oui, finalement, ça m’a vraiment plu.