Question pour un champion

Entonnement, je n’en ai pas parlé avant. Volontairement, certainement.

Mais la question revient sans cesse, ici, là bas, de Paris à Stockholm, de la famille aux amis en passant par la rencontre de fin de soirée. « Alors, tu parles suédois ? »

Lors d’un rendez-vous de français vendredi dernier, c’est une des premières questions qui a été posé. Elle brûle les lèvres à chaque fois… est-il motivant d’apprendre une langue que seulement 9 millions de personnes pratiquent couramment, complètement inutile hors de la Suède, avec un alphabet de 29 lettres et un clavier sur lequel apparait la lettre « å » ?

Bien entendu, chaque apprentissage est un enrichissement personnel. Bien entendu, apprendre une nouvelle langue apporte beaucoup, fait réfléchir sur soi-même, sur les autres, sur l’histoire d’un pays et sa richesse culturelle… alors apprendre une nouvelle langue… apprendre le suédois

C’est définitivement CHIANT ! 9.000.000 de personnes seulement (et je passe sur les différents dialectes des différentes régions, qui rendent impossible toute communication à cause d’un accent impossible justement), une grammaire certes plus facile mais un vocabulaire tellement étrange… Enfin, j’en connais (au moins un) qui apprend le bulgare en même temps que sa fille en bas âge (maman bulgare papa français (a priori)), mais je reconnais avoir la flemme de devoir faire des enfants pour m’y mettre (cette phrase est très drôle, j’ai un humour très décalé ce soir)

Alors, je travaille. Oui, jag lär mig (j’apprends), je travaille, je fais beaucoup d’efforts. Je me refuse à l’anglais (sauf dans certains cas très particuliers, notamment en cas de détresse majeure) et je tente, je me vautre, je retente et parfois, ça fonctionne, souvent, on me félicite. Très glorifiant, j’ai l’apprentissage facile (et mes chevilles se portent très bien…)

4 méthodes d’apprentissage s’offrent à moi :

  • Lina (min sambo) : apprentissage rigoureux mais excessivement long. Revient sur chaque mot et les 450 sens différents qu’il peut avoir, absence de concision, aucun esprit de synthèse.
  • Karin (Lina’s cousin) : apprentissage rapide, efficace. Très pédagogique, excellent relationnel, les cours sont préparés à l’avance.
  • SFI : mis en place par le gouvernement suédois, des cours gratuits de suédois pour les étrangers. Bonus : gratuit. Malus : grosses classes pour débutant, des étudiants de toute origine, donc excessivement lent et laborieux. Mais gratuit. Mais laborieux.
  • Le bon vieux pack livre + CD Audio. Bonus : le texte + l’oral, excellent pour l’apprentissage. Malus : le CD doit être la copie exact d’un vinyl, la fille utilisant un suédois des années 50 dans lequel elle n’emploie que le « vous », qui a disparu du language courant.

Je travaille, je vous aime, je suis un homme heureux.

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