Sourions.
Une semaine active. De nombreux projets de sites sur lesquels je dois avancer. J’y consacre du temps, du thé et des cigarettes. Je sors peu en journée et je me fixe des objectifs. Le seul moyen que j’ai de travailler correctement.
Hier soir. Une amie partage ma garde rue Lepic, et nous allons retrouver quelques amis rue de Crimée. Ca sent la camomille et Vincent Delerm. Beaucoup de vin, de discussions. Quelques photos. Vieilles photos épinglées au mur sur de grands panneaux en liège. Je me reconnais, quelques années auparavant : cette taudis gothique à Barbès où un filet en algues descendait du plafond au fur et à mesure de la nuit, ce premier concert au Kibélé, le théatre du rond point… “t’étais jeune”, “moins barbu”, “une coupe bizarre”, “t’avais trop bu?”
Je ne dois pas être le premier à être épinglé de la sorte. Avec des visages que l’on ne reconnait même plus. Lui, il faisait criminologie à la fac. Elle, elle conservait des poules mortes dans son congélateur pour ses cours de biologie. Lui aussi était parti à Shiang-maï juste avant la tempête de 2001. Tu te rappelles, on avait fait griller des saucisses à Saint-Vrain ?
Les mêmes photos, les mêmes murs. L’impression est souvent la même. Avec des amis de seconde zone, de sombres histoires me reviennent.