Svensk.

Stockholm est une ville très accueillante, très chaleureuse. “Étranger à Stockholm” serait presque une ineptie si il n’y avait pas cette langue si différente.

Un étranger fraichement débarqué (après certes moultes batailles administratives) pourra sans mal s’inscrire à ces fameux cours de suédois gratuits dont j’ai parlé précédemment. 6 mois pour apprendre, c’est pas vraiment comme se couper une jambe.

Chose incroyable, avec un peu de motivation et un/une bonne interprête, il serait “presque” possible d’obtenir une carte d’identité. En tout cas, d’après le type de la banque. Finalement, l’affaire s’est clos pour une mégère sans coeur qui m’annonce que je devrais d’abord me marier avec une suédoise. J’y étais presque.

Le gouvernement suédois s’efforce de transformer tout bon étranger en suédois. Passés bien sur la langue, les formalités administratives et le bon vieux compte en banque en couronnes, la transformation tend plus vers l’accessoire. Ceci, par la vente forcée de slim fits, de bonnets, de moufles gigantesques, de cache oreilles… Autant, je me refuse au slim, autant je suis bien contraint de reconnaitre que moi aussi je vais devoir les enfiler, ces énormes moufles.

Le petit déjeuner comme tu le connais est bien vite remplacé par du pain/beurre/fromage, on se surprend à manger plus de poisson… Je finis par accepter l’idée de ne pas fumer à l’intérieur, mon thé est sans sucre et il m’arrive de manger à 18h, oui.

Je suis sur le chemin de la Suède, je rentre dans un joli moule sympathique. J’abuse aussi de ces “french hot-dogs” ambulants qu’on retrouve un peu partout.

La vie est très sympa ici, et si un jour il m’arrive de renier mes origines, je vous laisse le soin de me balancer une énorme claque.

Ah, et je me mets à écouter Damien Rice, aussi.

Vivre au frigo | Réagir