Tack tack

On a du mal à savoir si il s’agit de se faire mieux comprendre, de s’assurer que le message passe correctement… mais il est un fait incontestable: les suédois répètent, beaucoup.
On avait déjà constaté que la plupart du temps, la communication entre deux suédois passaient mal. Peut-être usent-ils donc la répétition afin de pallier à cet obstacle.

Mais quoi qu’il en soit,  le “tack tack” est quotiden. N’employer qu’un “tack” est d’ailleurs devenu démodé: 2009 est l’année de “tack tack”.

Le “tack tack” qui d’ailleurs sonne étrangement aux oreilles des français, qui utilisent de leur côté “tac tac” afin de préciser la rapidité d’une action : “là le type sort de la banque, et tac tac il saute dans sa bagnole”.

Alors il est vrai qu’on a du mal à s’habituer, à ses suédois qui tack à gogo. D’autant plus qu’il ne s’agit pas simplement du “tack” que l’on multiplie: “Hej!” devient invariablement “hej hej!”, et sa variante “hejsan” magistralement “hejsan hejsan”. Ce qui, et personne ne me contredira, allonge de façon conséquente le temps passé à la caisse d’un supermarché. Si l’on commence à doubler systématiquement chaque “bonjour”, “merci”, “bonne journée et à bientôt”, c’est un plan national d’embauche de personnel de caisse qu’il va falloir lancer.

En bon français, on aurait tendance à assumer que cet excès de gentillesse camoufle quelque chose de louche. Que les suédois “tack” à taquet parce qu’ils n’ont aucune conversation, qu’un rapide“salut salut” vaut toujours mieux qu’un laborieux “salut ça va?” qui sonne le départ d’une conversation sans fin.

Malheureusement, les informations manquent sur le sujet. Et rien de sert de se renseigner auprès d’un suédois afin de savoir pourquoi il ne peut s’empêcher de tout multiplier par deux, car dans tous les cas, il vous demandera de répéter la question. Vad säger du?

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