TGIF.

Le vendredi.

Le vendredi, c’est la relâche.

A Stockholm, le vendredi est un jour où tout le monde take it easy. Dans l’entreprise, sur la table de la cuisine, on trouve les chips qui ont fait le bonheur du précédent apéritif, vendredi dernier. Tu sais de quoi je parle, ces chips un peu molles qui restent, quoi qu’il arrive, l’élément impératif à tout apéritif.

Sur la table de la cuisine, on trouve aussi quelques cubis de vin, un rosé ouvert il y a 3 mois (les suédois ont une addiction certaine à la bière, nettement moins au jus de raisin).

Un Cabernet-Sauvignon, rouge, frais. Frais, parce qu’il a passé la semaine au frigo, et expliquer à un suédois que le vin rouge ne se boit pas frais, qu’on ne le traite pas comme un Coca Cola, revient à expliquer à une grand-mère quelconque l’utilisation du SMS.

L’apéritif, dans un certain nombre de grandes entreprises, commence aux alentours de 15h. C’est l’heure à laquelle tout le monde reçoit un mail, en interne, qui indique qu’il y a de quoi se rincer le gosier dans la cuisine. La communication verbale est aliénée par Microsoft Outlook, c’est un fait indiscutable.

Alors on se prépare à l’apéritif du vendredi, dès le jeudi. Histoire d’être certain de ne pas le louper.

Et le vendredi matin, aux alentours de 9h, il y en a toujours un qui dira : TGIF.

Thanks God, It’s Friday.

Je pars à la campagne ce soir, je vous embrasse, portez vous bien.

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